RSS

Archives d’Auteur: histoireetsociete

La réflexion du jour: j’en reste pantoise… par danielle Bleitrach

4-sebastopol-marine-russe-cassini

C’est tout de même incroyable ce type, je parle de Manuel Valls… Je suis distraitement les congrès du PS et même les primaires socialistes… Mais il me semble que sa motion n’avait obtenu dans le PS et autres sympathisants qu’un score dérisoire… Et voici que cet individu prétend imposer sa tendance ultra-minoritaire à l’ensemble du pays, sous prétexte que tout autre choix serait ringard.. Tu n’es pas d’accord, tu n’es qu’un has been démodé et toc !…
Le tout assorti de protestations républicaines du plus heureux effet… Vous remarquerez d’ailleurs que la protestation  républicaine devient  le plus petit commun dénominateur de n’importe qui et n’importe quoi désormais, jusqu’à  l’affirmation de cette motion ultra-minoritaire  à devenir la loi pour tous … En dépit de tous les votes… et de la masse grandissante des abstentions…

C’est déjà le 2 décembre, pas Austerlitz, non le prince président… Pas l’Empire, la prise de Solferino…
.

parce que dans le fond la seule spécialité des socialistes c’est les congrès du PS… Alors je veux bien que Manuel Valls se sente en situation, vu que son parrain Hollande le décore d’un grand cordon bleu comme les poulet d’excellence… je veux bien que Valls se sente en situation  de nous refiler encore et toujours sa motion, avec des interviews destinés à effrayer les autres courants;;; … je veux bien que les socialistes de toutes tendances se déchaînent pour exister et être bien placés dans la motion de synthèse… Mais honnêtement croyez-vous que cela soit une méthode pour gouverner la France?

Et pourtant pas le moindre doute ne les effleure, ni eux ni les médias… Quel peuple? Même s’ils ont réussi, toutes tendances confondues, à entraîner le malheureux PCF flanque d’un Mélenchon, entre  dépression et excitation maniaque, qui a découvert les  « côtes » maritimes comme perspective de salut pour la France;, Ruquier remplaçant la démocratie du Parti, qui ma foi en valait bien une autre …Quelqu’un a-t-il conscience du ridicule de cette vie française suspendue à des crêpages de chignon entre gens appartenant à la même formation?  même le Front National joue les Atrides et le père se vautre dans le négationnisme le plus abject pour le seul plaisir d’enquiquiner fifille, ill va finir par adhérer à la ligue des antisémites pas réconciliés lancéé par Soral et Dieudonné pour faucher quelques oboles à l’Etat… … L’UMP se balkanyse…  J’en demeure pantoise…

danielle Bleitrach

 
Poster un commentaire

Publié par le octobre 23, 2014 dans Uncategorized

 

Szmil Lehman, le pays disparu…

1

Le maître collectionneur du folklore juif, Szmil Lehman est né à Varsovie le 22 octobre 1886. Lehman a consacré sa vie à la conservation des trésors de la langue  yiddish en Pologne. ce n’était pas un universitaire diplômé, il n’était pas intéressé par des débats théoriques sur l’ethnographie, Lehman vouyait la collecte  et l’analyse d’une culture populaire juive en train de disparaître rapidement  comme la plus grande des priorités culturelles.

http://www.yiddishkayt.org/portfolio/lehman-jewish-folklore/

Lehman a été toute sa vie un membre du Bund. Il a commencé à rassembler le folklore alors qu’il était adolescent et a consacré sa vie à sa collecte qui reflétait la diversité immense de vie polonaise Parlant le yiddish. Il a rassemblé des chants de purim, des jeux d’enfant et des chansons du milieu. boursier indépendant, il a reçu une aide  institutionnelle pour la première fois pour son travail dans le Ghetto de Varsovie.
Lehman a rassemblé un matériel ethnographique sur tous les aspects de vie juive en Pologne, particulièrement parmi groupes marginalisés. Ses études incluent le travail se concentrant sur des chansons juives populaires parmi eux, il a collecté les paroles révolutionnaires, anti-tsaristes et « le Milieu et ses Chansons, » la partie des Archives pour la Linguistique Yiddish, la Littérature et l’Ethnologie, publiée par Lehman et Noah Prylucki à Varsovie en 1933.

Vous pouvez écouter ici un enregistrement fantastique d’une chanson de sa collection(ramassage) de chansons de milieu, – « Buenos Aires, » un dialogue entre un trafiquant sexuel et une jeune femme qui préférerait pas être éloigné en Amérique du Sud,  exécuté par Lorin Sklamberg et Susan McKeown ( extrait de leur album des Saints et Tzadiks).

Son travail à la veille de ce jour où je pars à Odessa, me fait bien sur songer aux contes de Babel sur cette ville, ses brigands mais aussi au livre que je viens de terminer sur Brecht et Fritz lang, sur le parler chanter de Brecht d’abord avec Kurt Weil ensuite avec hanns Eisler.

Ce monde celui des contes d’Odessa autant que la cavalerie rouge de Babel est depuis toujours le mien, il est doublement mort avec l’extermination nazie et la fin de l’Union Soviétique… Il ne renaîtra plus, même si comme isaas B. Singer recevant le prix Nobel, je peux toujours croire à la résurrection des morts et à cette histoire de fantômes, ce sera le jugement dernier et ils se leveront en réclamant un bon livre en Yiddish pour 6 millions d’entre eux et 22 millions revendiqueront « Et l’acier fut trempé »…

Szmil Lehman est mort dans le Ghetto de vVarsovie , juste le jour qui a suivi la célébration de ses 55 ans.

 

 
Poster un commentaire

Publié par le octobre 23, 2014 dans Uncategorized

 

Décès de Christophe de Margerie à Moscou : qui est coupable ?

l’ivrognerie russe a bon dos, hier parmi les ragots de Facebook j’ai même lu les remarques d’une idiote qui expliquait qu’elle venait de voir Leviathan et que les Russes avaient l’air portés sur la bouteille… c’est le genre de stupidité qui me met hors de moi… d’ailleurs j’ai refusé d’aller voir ce film qui me semble promu par les médias pour d’autres raisons que les qualités de sa mise en scène… D’après Marianne dans les mlédias russes il est dit partout que la CIA a fait le ménage, « ils l’ont évacué »… (note de Danielle Bleitrach

article de Courrier de la Russie

http://www.lecourrierderussie.com/2014/10/deces-christophe-margerie-moscou-coupable/?utm_source=sidebar utm_medium=link utm_campaign=mostread

Le président du groupe pétrolier Total, Christophe de Margerie, accompagné de trois membres d’équipage, est décédé lundi 20 octobre dans le crash de son avion privé à l’aéroport de Vnoukovo, à Moscou. Selon les données de l’enquête préliminaire, l’appareil aurait pris feu après être entré en collision avec une déneigeuse, au moment du décollage. Mais que faisait cet engin en plein milieu de la piste ? Le Courrier de Russie dresse une liste des responsables possibles.

brouillard Vnukovo margerie

Le conducteur

C’est le coupable tout désigné. Vladimir Martinenko, la soixantaine, était là où il ne fallait pas et, qui plus est, « en état d’ivresse », affirmait le premier communiqué du Comité d’enquête (SK) de la Fédération de Russie. Pourtant, le ton a changé au fil de la journée : l’avocat de l’intéressé, Alexandre Karabanov, a notamment semé le doute en assurant que son client était sobre au moment de l’accident.

« Il souffre de problèmes cardiaques et ne boit donc jamais. Ses parents, ses médecins et ses proches peuvent en témoigner », a déclaré Karabanov à Interfax. Ajoutant qu’un important groupe de soutien serait lancé prochainement afin que la toute responsabilité de l’accident ne retombe pas « sur un seul homme ».

Car, comme l’a expliqué au Courrier de Russie Alexandre Krivolapov, ancien technicien de contrôle des appareils avant décollage à Tioumen, l’aéroport a également une grosse part de responsabilité à prendre dans cette catastrophe. « Selon les consignes de sécurité de l’aéroport, un véhicule de service aurait dû être envoyé pour contrôler la piste après le passage de la déneigeuse, afin de s’assurer que rien ni personne ne s’y trouve – et le feu vert pour le décollage n’aurait dû être donné qu’après. »

Le contrôleur

C’est le responsable idéal, puisque c’est lui qui donne l’ordre de décoller. L’attention des médias s’est par conséquent très rapidement tournée vers la tour de contrôle, et on a assisté à une déferlante de rumeurs. Certains ont affirmé que le contrôleur en poste était un « stagiaire », d’autres soutenant l’hypothèse qu’il était ivre, lui aussi, le 20 octobre étant la journée de la fête internationale des contrôleurs aériens. Les plus courageux ont ainsi affirmé que l’ordre de décoller avait été donné par « un stagiaire en état d’ivresse »…

Toutefois, une source proche du personnel de Vnoukovo, citée par Lenta.ru, est venue contredire ces affirmations. À en croire cette personne, un stagiaire n’aurait pas pu avoir accès à la tour de contrôle : « Ils ne sont tout simplement pas autorisés à y pénétrer ».

L’interlocuteur du portail d’information insiste en revanche sur les mauvaises conditions météorologiques du moment, qui ne permettaient par de voir à plus de 350 mètres. « Il y avait du brouillard. On distinguait très mal les pistes. Les déplacements sur la piste de décollage s’effectuent à l’aide d’un localisateur », explique ainsi la source de Lenta, soulignant en outre que les appareils de contrôle ont enregistré d’« étranges » déplacements de l’engin de nettoyage.

Reconstitution 3D du crash réalisée par la chaîne russe LifeNews

L’aéroport dans son ensemble

L’aéroport de Vnoukovo est à la fois coupable, juridiquement responsable et pointé du doigt dans le dernier rapport du Comité d’enquête, publié mardi 21 octobre à la mi-journée : « Il ne s’agit pas d’un tragique concours de circonstances, comme essaient de le faire croire les représentants de l’aéroport, mais d’une négligence criminelle des fonctionnaires [de Vnoukovo], qui n’ont pas réussi à assurer la coordination entre tous les services aéroportuaires. »

Toujours selon la source de Lenta.ru, Vnoukovo, le plus petit des trois aéroports moscovites, serait d’ailleurs un « vrai bazar ». « Des incidents arrivent en permanence. Son organisation est largement critiquée dans le milieu de l’aviation et il est considéré comme le pire aéroport de Moscou », insiste l’interlocuteur.

Pour Valeri Chelkovnikov, président de l’agence d’analyse Aviation Safety, le supposé état d’ivresse du conducteur de la déneigeuse illustrerait d’ailleurs cette désorganisation généralisée, car « il y aurait, dans ce cas, violation de toutes les procédures de contrôle ». Ce à quoi l’expert Alexandre Krivolapov ajoute l’absence de phares antibrouillard sur les déneigeuses : « De fait, ni les contrôleurs, ni l’équipage de l’appareil ne pouvaient voir qu’un engin de nettoyage se déplaçait sur la piste », assure l’ingénieur.

Un constat pour le moins étonnant quand on sait que 90 % des vols VIP décollent du terminal 3 de Vnoukovo, dont ceux des dirigeants russes.

 
Poster un commentaire

Publié par le octobre 23, 2014 dans Uncategorized

 

ces gens sont invraisemblables…

1

La chute de la colonne Vendôme sous la commune de Paris

Quand je lis des interventions de Gérard Filoche, je me fais toujours la même réflexion: qu’est-ce qu’il doit être viscéralement anticommuniste pour rester au PS dans de telles conditions…

Quand au reste de la troupe, les frondeurs comme on dit, ils sont dans une prudente surenchère pour préparer le prochain congrès du PS… la direction d’un courant de gauche amenuisé est visblement trés disputée entre Benoit Hamon et martine Aubry… Vu l’état de la France et celui du PS, oncroirait des chauves se disputant un peigne comme disait Borgès de la farouche bataille entre l’Angleterre de Madame Thatcher et L’Argentine de la dictature à propos des îles pelées des Malouines…

Et pendant ce temps là la France que l’on divise sur des imbécilités obsessionnelles de la manif pour tous, ou dans la préparation du congrès du PS… voir les scandales de corruption ne se résigne jamais à ne pas donner de leçon au reste de la planète sur l’art de gouverner alors que visiblement en matière de gouvernement il n’y a que des pitres à la remorque d’un patronat qui se refait une santé dans les enterrements…

Mais en ont-ils encore beaucoup en magasin de ces petits hommes au menton durci qui confondent la France avec les joies courtelinesques de la police et des raouts du MEDEF, de Sarkozy à Valls le modèle paraît inépuisable…  Mais si la France a bien des défauts, elle ne se limite pas à ce genre d’individus, en cherchant bien n’est-il pas possible de trouver autre chose?

Il manque moins des personnages qu’une vague apte à porter les êtres humains plus loin qu’eux mêmes,  une force politique capable de reprendre pied dans notre peuple, d’en exprimer les colères, les angoisses et la générosité, la volonté de paix et de justice… C’est ce que je me disais avec l’histoire de la sculpture sur la place Vendome, un ami me faisait souvenir de Courbet, le grand Courbet, celui de la Commune condamné à la ruine et au désespoir par les versaillais pour avoir été accusé de la destruction de la Colonne Vendome, symbole de l’empire… déchu…Là nous en sommes à une gâterie pour partie fine, incapable de tenir l’érection, du gonflable comme le reste et il faut une madame Boutin pour s’en offusquer… Courbet était un vrai scandaleux, il croyait à la populace, s’en faisait le ministre de la culture… La canaille…  Je revois les derniers tableaux de ce génie écrasé par la médiocrité des nains revenus aux affaires et de leurs  bourgeoises crevant les yeux des communards avec leur ombrelles… Ces pommes tavelées qu’il avait peint en prison… Comme si désormais le monde était véreux et lui le regardait de ses yeux noyés dans l’absinthe et la tristesse des vaincus…

Les versaillais règnent en maître et traînent avec eux leur petit personnel, dieu que cela est minable…

danielle Bleitrach

 
Un commentaire

Publié par le octobre 22, 2014 dans Uncategorized

 

La Russie et la crise ukrainienne : Le projet euro-asiatique en conflit avec la politique impérialiste de la Triade

Samir Aminpar Samir Amin
Moscou, mars 2014

1. L’actuelle scène mondiale est dominée par la tentative des centres historiques de l’impérialisme (les États-Unis, l’Europe occidentale et centrale, le Japon – que nous désignerons par la suite comme « la Triade ») de garder leur contrôle exclusif sur la planète via une combinaison :

  • de prétendues mesures néolibérales de mondialisation économique permettant au capital financier transnational de la Triade de décider seul de toutes les questions et ce, dans leur intérêt exclusif ;
  • et du contrôle militaire de la planète par les États-Unis et ses alliés subordonnés (l’Otan et le Japon) afin d’annihiler toute tentative par tout pays ne faisant pas partie de la Triade de se soustraire à leur joug.

À cet égard, tous les pays ne faisant pas partie de la Triade sont des ennemis ou des ennemis potentiels, hormis ceux qui acceptent la soumission complète à la stratégie économique et politique de la Triade – comme les deux nouvelles « républiques démocratiques » que son l’Arabie saoudite et le Qatar ! La prétendue « communauté internationale » à laquelle les médias occidentaux font allusion se réduit en effet au G7 plus l’Arabie saoudite et le Qatar. Tous les autres pays, même si leur gouvernement s’aligne actuellement sur la Triade, sont des ennemis potentiels puisque leurs peuples peuvent rejeter cette soumission.

2. Dans ce cadre, la Russie est « un ennemi ».

Quelle que soit notre évaluation de ce que fut l’Union soviétique (« socialiste » ou autre chose), la Triade l’a tout simplement combattue parce qu’elle était une tentative de développement indépendant vis-à-vis du capitalisme / impérialisme dominant.

Après l’effondrement du système soviétique, certains (en particulier en Russie) ont pensé que l’« Occident » n’allait pas s’opposer à une « Russie capitaliste » – de même que l’Allemagne et le Japon avaient « perdu la guerre mais gagné la paix ». Ils oubliaient que les puissances occidentales avaient appuyé la reconstruction des anciens pays fascistes précisément pour faire face au défi de la politique indépendante de l’Union soviétique. Aujourd’hui, du fait que ce défi a disparu, l’objectif de la Triade est la soumission complète, la destruction de la capacité de résistance de la Russie.

3. L’actuel développement de la tragédie ukrainienne illustre la réalité de l’objectif stratégique de la Triade.

La Triade a organisé à Kiev ce qu’il conviendrait d’appeler un « putsch euro-nazi ». Pour atteindre son objectif (la séparation de deux nations historiquement jumelles – la russe et l’ukrainienne), elle avait besoin du soutien des nazis locaux.

La rhétorique des médias occidentaux, prétendant que la politique de la Triade est de promouvoir la démocratie, est tout simplement un mensonge. Nulle part, la Triade n’a jamais promu la démocratie. Au contraire, cette politique a systématiquement soutenu les forces locales les plus antidémocratiques (dans certains cas, « fascistes »). Quasi fascistes dans l’ancienne Yougoslavie – en Croatie et au Kosovo – de même que dans les États baltes et en Europe de l’Est (la Hongrie, par exemple). Les pays de l’Europe de l’Est ont été « intégrés » à l’Union européenne non en tant que partenaires égaux, mais en tant que « semi-colonies » des puissances capitalistes / impérialistes majeures de l’Europe occidentale et centrale. La relation entre l’Ouest et l’Est dans le système européen est, jusqu’à un certain point, similaire à ce qui domine les relations entre les États-Unis et l’Amérique latine ! Dans les pays du Sud, la Triade a soutenu les forces antidémocratiques extrémistes comme, par exemple, l’Islam politique, ultra-réactionnaire, et, avec leur complicité, a détruit des sociétés ; les cas de l’Irak, de la Syrie, de l’Égypte, de la Libye illustrent ces objectifs du projet impérialiste de la Triade.

4. Par conséquent, la politique de la Russie (telle qu’elle a été développée par l’administration de Poutine) visant à résister au projet de colonisation de l’Ukraine (et d’autres pays de l’ancienne Union soviétique, en Transcaucasie et en Asie centrale) doit être soutenue. L’expérience des États baltes ne doit pas se répéter. L’objectif qu’est la construction d’une communauté « euro-asiatique », indépendante de la Triade et de ses partenaires européens subordonnés, doit également être soutenu.

Mais cette « politique internationale » positive de la Russie est vouée à l’échec si elle n’est pas appuyée par le peuple russe. Et ce soutien ne peut être gagné sur la base exclusive du « nationalisme », même de nature progressiste positive – et non chauviniste et, a fortiori, non par une rhétorique russe « chauviniste ». Le fascisme en Ukraine ne peut être défié par le fascisme russe. Le soutien ne peut être acquis que si la politique économique et sociale interne poursuivie favorise les intérêts de la majorité des travailleurs.

Qu’entends-je par une politique « orientée vers le peuple » et favorisant les classes laborieuses ?

Entends-je « socialisme », voire une nostalgie du système soviétique ? Ce n’est pas ici qu’il convient de réévaluer l’expérience soviétique en quelques lignes ! Je me contenterai de résumer mes points de vue en quelques phrases. L’authentique révolution socialiste russe a produit un socialisme d’État qui était la seule première étape possible vers le socialisme ; après Staline, ce socialisme d’État s’est transformé pour devenir un capitalisme d’État (expliquer la différence entre les deux concepts est important, mais ce n’est pas le sujet du présent petit article). Et, en 1991, le capitalisme d’État a été démantelé et remplacé par un capitalisme « normal » s’appuyant sur la propriété privée, ce qui, comme dans tous les pays du capitalisme contemporain, représente fondamentalement la propriété des monopoles financiers, détenus par l’oligarchie (similaire aux – et non différente des – oligarchies gérant le capitalisme dans la Triade), dont beaucoup provenaient de l’ancienne nomenklatura, et parmi lesquels on trouvait aussi des nouveaux-venus.

L’explosion de pratiques démocratiques authentiques et créatives, telle qu’elle fut initiée par la Révolution (russe) d’Octobre fut par la suite muselée et remplacée par un modèle autocratique de management de la société, tout en garantissant cependant des droits sociaux aux classes laborieuses. Ce système aboutit à une dépolitisation massive et ne fut pas protégé contre des déviations despotiques et même criminelles. Le nouveau modèle de capitalisme sauvage s’appuie sur la continuation de la dépolitisation et du non-respect des droits démocratiques.

C’est un système de ce genre qui dirige non seulement la Russie, mais aussi toutes les autres républiques soviétiques anciennes. Des différences ont trait à la pratique de ce qu’on appelle la démocratie électorale « occidentale », plus réelle en Ukraine, par exemple, qu’en Russie. Néanmoins, ce modèle n’est pas de la « démocratie », mais une farce, quand on le compare à la démocratie bourgeoise telle qu’elle fonctionnait dans les anciens stades du développement capitaliste, y compris dans les « démocraties traditionnelles » de l’Occident, puisque le pouvoir réel est désormais restreint au pouvoir des monopoles et qu’il opère à leur profit exclusif.

Une politique orientée vers le peuple implique par conséquent qu’on s’éloigne autant que possible de la recette « libérale » et de la mascarade électorale qui lui est associée et qui prétend conférer une légitimité à une politique sociale régressive. Je suggérerais de remplacer cela par un nouveau capitalisme d’État à dimension sociale (je dis bien « sociale », par « socialiste »). Ce système ouvrirait la voie vers d’éventuels progrès vers une socialisation du management de l’économie et, partant, de nouveaux progrès véritables vers l’invention d’une démocratie correspondant aux défis d’une économie moderne.

Ce n’est que si la Russie change de cap dans cette direction que le conflit entre, d’une part, la politique internationale indépendante voulue par Moscou et, d’autre part, la poursuite d’une politique interne sociale réactionnaire pourrait avoir une issue positive. Un tel changement de cap est nécessaire et possible : certains fragments de la classe politique dirigeante pourrait s’aligner sur un tel programme pour autant que la mobilisation et l’action populaires en fassent la promotion. Dans la mesure où des progrès similaires seraient également réalisés en Ukraine, en Transcaucasie et en Asie centrale, une authentique communauté des nations euro-asiatiques pourrait s’établir et se muer en un acteur puissant dans la reconstruction du système mondial.

5. Le pouvoir de l’État russe restant dans les strictes limites de la recette néolibérale annihile les chances de succès d’une politique étrangère indépendante et les chances pour la Russie de devenir un pays réellement émergent agissant en tant qu’acteur international important.

Pour la Russie, le néolibéralisme ne peut produire qu’une tragique régression économique et sociale, un modèle de « lumpen development » et un statut subordonné croissant dans l’ordre impérialiste mondial. La Russie fournirait à la Triade du pétrole, du gaz et certaines autres ressources naturelles ; ses industries seraient réduites au statut de sous-contractantes au profit des monopoles financiers occidentaux.

Dans une telle position, qui n’est pas très loin de celle qu’occupe aujourd’hui la Russie dans le système mondial, les tentatives d’agir en toute indépendance dans le domaine international resteront extrêmement fragiles, menacées par des « sanctions » qui renforceront l’alignement désastreux de l’oligarchie économique au pouvoir sur les demandes des monopoles dominants de la Triade. Le flux actuel vers l’extérieur du « capital russe », associé à la crise ukrainienne, illustre ce danger. Rétablir le contrôle de l’État sur les mouvements du capital est la seule réponse efficace à ce danger.

Lectures complémentaires

Amin, Samir. The Implosion of Contemporary Capitalism (L’implosion du capitalisme contemporain), Londres et NY: Pluto and Monthly Review Press, 2013.

Amin, Samir. « What ‘Radical’ Means in the 21st Century » (Ce que « radical » signifie au 21e siècle), Review of Radical Political Economics 45.3 (septembre 2013).

Amin, Samir. « The Democratic Fraud and the Universalist Alternative » (La fraude démocratique et l’alternative universaliste), Monthly Review 63.5 (octobre 2011).

Amin, Samir. « Unity and Diversity in the Movement to Socialism » (Unité et diversité dans le mouvement vers le socialisme), Monthly Review (paraîtra dans le numéro de juin 2014).

Amin, Samir. « Russia in the Global System » (La Russie dans le système mondial). Traduit de l’arabe en russe par Said Gafourov.

Samir Amin est directeur du Third World Forum i(Forum du tiers monde) à Dakar, au Sénégal. Parmi ses derniers ouvrages : The Implosion of Contemporary Capitalism (L’implosion du capitalisme contemporain) et Three Essays on Marx’s Value Theory (Trois essais sur la théorie de la valeur de Marx). Tous deux ont été publiés par Monthly Review Press en 2013.

 
Poster un commentaire

Publié par le octobre 22, 2014 dans Uncategorized

 

A propos du groupe Bilderberg

4-sebastopol-marine-russe-cassini

Nul ne songe à nier l’existence de ce groupe qui n’a de permanent que son comité directeur, les autres sont invités. Il ne s’afgit pas d’un « gouvernement mondial » mais plutôt d’un lieu où l’on discute de la manière de renforcer les élites occidentales face à la montée du communisme du temps de la guerre froide et des périls d’un monde multipolaire aujourd’hui…

Ce n’est pas un lieu de décision mais un lieu de diffusion idéologique que l’on peut estimer lié à la puissance occidentale en matière de presse et de communication. Il est né en 1954, pendant la guerre froide devant l’inquiétude éprouvée par certains capitalistes devant l’avancée des idées communistes en Europe et dans le monde.et en étroite relation avec l’oTAN. Nul doute qu’il ait joué un rôle dans la contre offensive contre « le stalinisme » comme d’autres institutions qui se développent à partir de ce moment en Europe en particulier…

Ce que je mets en cause n’est donc ni son existence , ni ses caractéristiques de lieu de combat en faveur du capitalisme et de l’impérialisme, ni le fait qu’il prétend  constituer un réseau d’influence,  mais le rôle qu’on lui prête de « gouvernement mondial »

Je crois qu’on fait assumer au groupe Biderberg ce qui est étranger à la compréhension du capitalisme en tant que mode de production… je ne nie pas son existence, je dis que l’on ne comprend rien au capitalisme si on imagine que son mode de fonctionnement est celui d’une société secrète des maîtres du monde… Cela nous ramène au fascisme avec ses figures qui font le mal en secret…  Je trouve extrêmement dangereux de confondre ce qu’est le capitalisme avec cette figure d’une franc maçonnerie des puissants.  pour diverses raisons dont la moindre n’est pas la sensation d’un écrasement, l’incapacité de pouvoir faire face… Et ce n’est pas un hasard si la dénonciation de ses méfaits, l’attribution d’un rôle tout puissant correspond à la contrerévolution à laquelle nous assistons depuis 1991.

, le capitalisme tel que le décrit Marx se moque des Mystères de Paris d’Eugène Sue et y compris la manière dont le dit Eugène Sue voit dans les jésuites l’équivalent de ce que nous attribuons aujourd’hui au groupe Bilderberg, Face à ce genre d’interprétation dont font ses choux gras tous les pseudo-anti-impérialistes et vrais fascistes à la Soral, il y a une vision du combat qui n’est pas celle des communistes.  C’est un retour au feuilleton pour chercher le groupe à qui tout attribuer… et ne pas comprendre le fonctionnement réel du capitalisme aujourd’hui… C’est tout…

danielle Bleitrach

 
6 Commentaires

Publié par le octobre 22, 2014 dans Uncategorized

 

Le Président d’Israël: « cette société est malade de la violence »

El presidente de Israel, Reuven Rivlin. Foto: Gali Tibbon.

Le Président israélien, Reuven Rivlin, a reconnu lors d’une cérémonie publique à l’Académie des Sciences israélienne  que dans son pays, la société est « malade » et que l’épidémie de violence « s’est étendue  à tous les domaines ».

« Il est temps d’admettre honnêtement que la société israélienne  est malade et qu’ il est de notre devoir de traiter la maladie, a déclaré Rivlin, se référant à l’été dernier sanglant et aux tensions entre Juifs et arabes » qui ont  atteint des niveaux sans précédent ».

« L’épidémie de violence ne se limite pas à tel ou tel groupe, elle s’est étendue  à tous les domaines« , selon  la déclaration de son bureau, en soulignant qu’ « il y a violence dans les stades de football, dans les milieux universitaires, dans les hôpitaux et dans les écoles ».

Rivlin cité par le journal ‘The Jerusalem Post » a demandé, » il ne s’agit pas de savoir si nous avons oublié ce que c’est d’être juif, mais si nous avons oublié ce qui est humain« .

« Avons nous oublié ce dont il est question ? », a -t-il exhorté l’Académie à relever le défi et à éliminer la violence  qui « menace de laisser des cicatrices sur l’image d’Israël », a-t-il ajouté.

(Avec l’information du RT)

http://www.cubadebate.cu/noticias/2014/10/20/presidente-de-israel-esta-sociedad-esta-enferma-de-violencia/#.VEcUwsscS70

 
Poster un commentaire

Publié par le octobre 22, 2014 dans Uncategorized

 
 
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 374 autres abonnés