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Russie : Les années 90 ou le triomphe de la démocratie

http://www.lecourrierderussie.com/2014/11/annees-90-triomphe-democratie/

dans le Courrier de Russie cet article qui met les pendules à l’heure, mais même cette idée du triomphe de la démocratie fait bon marché de la manière dont cette paillasse d’Eltsine a fait tirer sur la Douma, le parlement russe avec l’assentiment de l’occident et de leurs médias à qui un peuple était livré, lui et les immenses richesses de son territoire

Vous dites qu’il n’y avait pas de censure à l’époque ? Eh bien, comment vous dire…


Moscou des années 1990. Archives/ réseaux sociaux

C’était l’année 1993, j’avais 18 ans, je vivais en foyer étudiant, j’allais tous les week-ends chez mes parents en banlieue de Moscou et j’en rapportais deux sacs de pommes de terre, que nous avions pu faire pousser l’été précédent dans le potager. Ces pommes de terre, nous les mangions, mes amis et moi, avec du corned-beef que Sacha, mon voisin de chambre, qui venait de la ville de Riajsk, rapportait de chez sa famille. Ce corned-beef, les membres de la famille de Sacha le recevaient en guise de salaires.

Les rues centrales des grandes villes n’étaient plus que de gigantesques marchés. Les usines tombaient en ruines à vue d’œil. Il n’y avait plus que dans le secteur privé qu’on recevait régulièrement des salaires normaux, de 150 ou 200 dollars. Dans les entreprises publiques, les gens touchaient 15 ou 20 dollars – et ils les attendaient pendant des mois. Les retraites étaient misérables, et il fallait aussi les attendre de plus en plus longtemps.

Puis, c’était l’année 1997, j’avais 22 ans et je suis allé en reportage dans le village de Lavrenti, région de Tchoukotka. Les éleveurs de rennes locaux n’étaient plus payés depuis trois ans. Les prix dans les magasins, du fait de l’éloignement, étaient trois fois plus élevés qu’ailleurs, autour des immeubles s’étendaient des lacs de merde que rejetaient les fosses septiques. Si tu avais la chance de pouvoir vendre tout ce que tu avais, c’était à peine assez pour te payer un billet d’avion pour le « continent » [c’est comme ça que les habitants des territoires du Nord appellent le reste du pays, ndlr] et y devenir SDF. Au bania local, nous avons discuté avec une grand-mère qui s’occupait des bains. En apprenant qu’elle avait devant elle des gens qui étaient à Moscou seulement une semaine plus tôt et qui y retourneraient une semaine plus tard, elle a fondu en larmes.

À propos, les journalistes, même à l’époque, en ces temps très austères, étaient payés pas trop mal et en temps. Il faut dire que le journaliste est une espèce très recherchée aux époques de changements. À ces moments-là, ils deviennent une arme dans la lutte de pouvoir entre groupes concurrents. Les plus scrupuleux des oligarques créent leurs propres médias (NTV et Goussinski), les plus rusés parasitent des canaux qui ne leur appartiennent pas (ORT et Berezovski).

Vous dites qu’il n’y avait pas de censure à l’époque ? Eh bien, comment vous dire… Quand Eltsine a décidé en 1996 de briguer un deuxième mandat, ses sondages étaient à 4 %. La même année, il a gagné les élections avec plus de la moitié des voix. Est-il possible d’obtenir un tel résultat dans un pays possédant des médias réellement indépendants ? Et y a-t-il une si grande différence entre une rédaction que l’on tient sous la bride politique et un journal à qui l’on donne simplement de l’argent ?

Suite en page 2

 
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Publié par le novembre 24, 2014 dans Uncategorized

 

Le KPU, les komsomols : les enfants handicapés de Lougansk ne sont pas coupables.

Photo de Коммунистическая партия Украины.

Contrairement aux autorités ukrainiennes, les Komsomols considèrent que Lougansk est en Ukraine, et que nos concitoyens vivent là, retenus en otages par la guerre civile. Les citoyens de l’Ukraine et les membres du  Komsomol sont extrêmement choqués par la condamnation d’une partie de notre patrie, ce qui est inacceptable et extrêmement dangereux pour l’intégrité du pays.

Les autorités de Kiev sans tenir compte de la population du sud-est de l’Ukraine ont mené à la guerre civile, il y a  des milliers de victimes et des millions de réfugiés.

Ce qui détermina un blocus insensé de leurs propres territoires, la cessation de toutes sortes de prestations sociales, des services ferroviaires, le financement des orphelinats, des centres pour personnes handicapées, qui ne sont pas impliqués dans la guerre, dans le séparatisme.

Lorsque les komsomols, des citoyens de l’Ukraine, après avoir recueilli les produits uns à un, des vêtements pour enfants et de la  médecine pour enfants handicapés, avec des milliers d’autres Ukrainiens, le train est arrivé à Lougansk, certaines forces politiques marginales ont  décidé de pousser  au désespoir des enfants au nom de leur  hystérie médiatique nationaliste, en  accusant faussement l’UKRAINE de séparatisme.

La délégation a voyagé officiellement, au vu et au su de tous les organes concernés, sans contrevenir à la législation ukrainienne transitant par le territoire ukrainien et fournissant  une assistance exclusivement aux enfants handicapés, aux  anciens combattants, aux citoyens du pays.

Le Komsomol a déclaré que toutes les tentatives de certains hommes politiques d’accuser des citoyens ou des organisations ukrainiennes d’actions illégales ne seront pas tolérées, même devant les tribunaux. Examiner le comportement immoral des pseudo politiciens patriotes qui par leurs déclarations remettent en question l’intégrité territoriale de l’Ukraine, vise à abandonner des territoires et des  ressortissants,  en distribuant abusivement des qualificatifs de  « sécessionniste » à  presque tous les habitants résidant sur le territoire de Lougansk et l’oblast de Donetsk, ainsi qu’aux  Ukrainiens qui tentent de les aider à survivre dans des conditions de guerre.

Lorsque le transfert d’aide humanitaire est arrivé à Lougansk, au centre de réadaptation pour enfants handicapés, les yeux des membres de la délégation étaient remplis de larmes à la vue des enfants sans défense demi-affamés dans des locaux non chauffés. La Chef enseignante Helen Fursina  du Centre pour les enfants a demandé que les komsomols achètent trois types de radiateurs « UFO » dans les salles de massage, l’orthophonie et la classe de formation à la langue des signes. La demande sera honorée. Des dizaines d’enfants qui étaient jusqu’ici en bonne santé ont commencé à bégayer ou ont arrêté de parler depuis les campagnes de bombardements.

Nous invitons toutes les personnes de bonne volonté, y compris les Scouts et les procureurs sanctionnant les agissements illégaux, dans le cadre du Komsomol  « à se joindre à la noble mission d’aider les enfants-invalides de Lougansk et de venir voir par vous-même comment cibler une aide vitale.

Service de presse du Parti Communiste de l’UKRAINE 

 
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Publié par le novembre 24, 2014 dans Uncategorized

 

Ukraine : informations faussées et commentaires à sens unique, par Acrimed

Depuis la fin du mois d’août 2014, les événements en Ukraine sont chaque jour de plus en plus imprévisibles : alors que les « séparatistes pro-russes » – ainsi qu’ils sont nommés dans les médias français – perdaient du terrain, des renforts, peut-être en provenance de Russie, ont permis de mettre en défaut l’armée ukrainienne. Pour les médias français, cet interventionnisme supposé de Vladimir Poutine est inacceptable. Le président russe serait même en train de déclarer la guerre à l’Europe et de violer le droit international. Retour sur un traitement médiatique unilatéral et biaisé.

À situation complexe, commentaires simplistes : telle semble être la dure loi à laquelle se soumettent quelques diseurs de bonne aventure. Si Acrimed n’entend pas prescrire ce qu’il faut penser de la situation en Ukraine, du moins pouvons-nous débusquer les parti-pris falsificateurs qui ont tendance à inonder une grande partie de la presse française, bien que quelques médias ne sombrent pas dans la caricature (notamment Le Figaro) [1]. Absence de recul sur les événements (en particulier à Libération et au Monde) et pis, oublis, voire réécriture de l’histoire : tels sont les principaux biais de la couverture médiatique du début du mois de septembre 2014. Rien ne semble avoir évolué depuis novembre 2013… Passage en revue de quelques libertés, parmi d’autres, prises avec les faits.

Gouvernement légitime et référendums illégitimes

Bernard Guetta sur France Inter (25 août 2014) en est certain : « l’Ukraine quant à elle, l’écrasante majorité de sa population en tout cas, refuse de revenir à son asservissement passé, défend son indépendance et voudrait pouvoir vite intégrer non pas l’Otan mais l’Union européenne. » C’est pourtant oublier une partie des faits politiques récents de ce pays. Président en place et démocratiquement élu en 2010, Viktor Ianoukovitch – certes corrompu comme ses prédécesseurs – demeurait en tête des sondages d’opinion jusqu’à son départ forcé en février 2014 [2]. Étonnant d’ailleurs que les médias français – pourtant toujours très friands de ce type d’enquête – n’en aient pas révélé l’existence.

En 2012, le parti de M. Ianoukovitch (le Parti des Régions) avait également remporté les élections législatives. Et une élection présidentielle était prévue en 2015… Impatients, les militants de Kiev, tournés vers l’Europe, et soutenus par les États-Unis et l’Union Européenne, n’ont pas souhaité attendre, mettant ainsi en place un gouvernement provisoire essentiellement composé d’indépendants et de membres de partis de centre-droit, de droite et d’extrême-droite [3], pas forcément représentatif de la diversité des manifestants de la place Maïdan.

Ce gouvernement est-il pour autant légitime ? Oui, expliquèrent en substance les commentateurs avisés, car Maïdan était légitime. Il ne s’agit pas ici pour nous de contester le droit de populations à se soulever contre leurs dirigeants, mais bel et bien de relever le « deux poids deux mesures » particulièrement marqué dans la couverture médiatique des différents événements en Ukraine, qui traduit un point de vue partisan rarement assumé par celles et ceux qui l’ont adopté. Libération souligne ainsi que « l’Ukraine est un pays souverain avec des institutions légitimes et démocratiques » (1er septembre) tout en s’enthousiasmant devant le « renversement du régime prorusse et corrompu de Viktor Ianoukovitch par la révolte de Maïdan. » Le fait que l’est du pays ait massivement voté pour lui trois années plus tôt ne semble pas préoccuper les médias français. En effet, M. Ianoukovitch l’avait emporté en 2010, haut la main, à l’est et au sud de l’Ukraine, avec des pics de popularité dans les régions de Donetsk (90,4%), Lougansk (88,8%), ou encore au sein de la République autonome de Crimée (78,3%). Son adversaire, Ioulia Timochenko avait fait le plein à l’ouest, au centre et à Kiev qui avait voté à 69,7% pour l’égérie des Occidentaux [4].

Il n’empêche : sur Arte, le 1er septembre 2014 [5], on présente, sans le moindre recul, les événements de la place Maïdan comme un grand mouvement exclusivement démocratique. Avant de diffuser un véritable clip de propagande (avec musique rythmée et images saccadée) à la gloire des manifestants de la place Maïdan, Élisabeth Quin annonce : « Retour sur Maïdan à l’époque où c’était l’euphorie, destitution d’un autocrate qui a mis le feu aux poudres et précipitation de milliers d’ukrainiens sur le fameux Maïdan en février dernier. » Dans ce même sujet, on affirme que Ioulia Timoshenko aurait reçu « un accueil triomphal » en février 2014 sur cette place… alors qu’elle ne fera que 9% des votes à Kiev lors de l’élection présidentielle, trois mois plus tard.

Pour Bernard-Henri Lévy, dans Le Point (4 septembre 2014), le renversement de M. Ianoukovitch était évidemment le résultat d’une « grande insurrection démocratique et européenne ». Puis, pour la plupart des commentateurs, l’élection présidentielle qui, organisée en mai 2014 par le gouvernement provisoire, a installé aisément Petro Porochenko au pouvoir a été (c’est certain) tout à la fois légale et légitime. Marc Sémo dans Libération (1er septembre 2014) le souligne : « les autorités de Kiev [ont été] légitimement élues ». Il insiste même : « le nouveau président Petro Porochenko a été élu en mai à l’issue d’un scrutin reconnu comme incontestable par la communauté internationale. Le vote a pu se dérouler dans 90% du pays, y compris dans la plus grande partie de l’Est. » François Sergent, dans le même journal parle d’un « gouvernement souverain et régulièrement élu » (3 septembre). Pourtant, une partie du pays n’a pas pu se déplacer pour aller voter à cause des conflits armés dans l’est. Bien qu’élu dès le premier tour, Petro Porochenko ne l’a donc été qu’avec une participation modérée (60%). Légale et légitime ?

Aux yeux des journalistes français, le mouvement de Maïdan était justifié car tourné vers l’Europe. En revanche, les manifestations et les référendums en Crimée et dans l’est du pays (qui rejetaient les mobilisations de Kiev, le gouvernement provisoire, puis le nouveau président) trouvaient peu de soutiens chez nos commentateurs omniscients. Dans Le Monde (31 août 2014), on tord encore la réalité en accusant « le régime du président Poutine » « d’avoir illégalement occupé puis [de] s’être approprié la Crimée au printemps ». Pour François Sergent, dans Libération (3 septembre), « Vladimir Poutine ne s’est pas contenté de la Crimée annexée après un référendum bidon. »

Heureusement, tous les commentateurs ne partagent pas ce parti-pris. Au moment du référendum, des voix médiatiques connues – et très présentes – s’étaient exprimées pour faire part de leur stupéfaction face à la russophobie ambiante, que l’on ne manquera pas de relever ici tant elles ne sont pas, d’habitude, citées en exemple par Acrimed. Ainsi Jacques Attali s’était interrogé : « Pourquoi refuserait-on aux habitants de la Crimée de choisir leur destin ? » (L’Express, 26 mars 2014). Puis, pour l’ancien ministre de l’éducation nationale, Luc Ferry, « dire que l’armée russe envahit la Crimée est tout simplement grotesque. Il faut n’être jamais allé à Sébastopol pour ignorer la présence massive, mais parfaitement légale, puisque ayant fait l’objet d’un accord préalable depuis des années, de l’armée russe. » (Le Figaro, 20 mars 2014)… La Russie de Poutine avait-elle des vues sur la Crimée ? Peut-être. Il est toutefois navrant de constater que la majorité des journalistes français, aveuglés par leur hostilité à Poutine, aient adopté un point de vue aussi unilatéral et partisan, quitte à tricher avec la réalité, parfois par ignorance, souvent par mauvaise foi.

« Sanctionner Poutine » (encore et toujours)

Cela sonne comme un leitmotiv : « Il faut sanctionner la Russie ». À Libération, on en est certain, « la Russie est entrée en guerre contre l’Ukraine. » La preuve : « des milliers de soldats russes se battent à Donetsk et Lougansk, venus au secours des milices prorusses en difficulté. » D’ailleurs, François Sergent a ses propres sources puisqu’il sait déjà que ce sont « les hommes de Moscou [qui ont] abattu l’avion de Malaysian Airlines. » Rude accusation que même Le Monde ne s’est pas permis de porter…

Loin de nous, à Acrimed, de prendre parti dans un tel conflit, mais étonnons-nous quand même d’un fait : la supposée intervention de la Russie serait illégale, mais tous les événements qui ont mené à celle-ci – avec le soutien réel de l’Union Européenne et des États-Unis – ne le seraient pas ? Le « deux poids, deux mesures » est vraiment une doctrine très présente dans les médias atlantistes. Le Monde, par exemple, a fait sien le propos de Laurent Fabius : « le ministre des affaires étrangères, a eu le mérite de la clarté, vendredi soir : “Lorsqu’un pays envoie des forces militaires dans un autre pays sans l’accord et contre l’accord de cet autre pays, ça s’appelle une intervention, et évidemment c’est inacceptable”, a-t-il déclaré. » Un peu comme la France en Libye ou les États-Unis en Irak ? Le moins que l’on puisse dire est que Le Monden’a pas eu le mérite d’une telle clarté lorsqu’il s’est agi de traiter de l’intervention militaire israélienne contre Gaza.

Pour Bernard Guetta, sur France Inter (25 août 2014), l’intervention de la Russie serait « en train d’enterrer, en Europe qui plus est, deux des plus grands principes sur lesquels les relations internationales étaient fondée depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale – l’absolue prohibition des annexions territoriales et l’intangibilité des frontières. » Comme si aucune frontière n’avait été modifiée (la Yougoslavie, la Serbie…) ou comme si aucune annexion territoriale (le Timor Oriental, les territoires palestiniens…) n’avait eu lieu depuis 1945. Bernard-Henri Lévy dans Le Point (4 septembre 2014) ne dit pas autre chose : c’est « la première vraie guerre, depuis des décennies, en Europe ; la première agression d’un État souverain contre un autre État souverain qu’il entend démembrer et vassaliser. » On est gêné par tant de morgue et d’ignorance. Comme s’il suffisait de mentionner l’Europe (sans préciser ses frontières) pour honorer les « grands principes »…

En quelques jours, dans Le Monde, les tribunes de soutien aux gouvernement ukrainien pullulent : « De Dantzig à Donetsk, 1939-2014 » (1er septembre) ; « L’occident inepte face à la crise ukrainienne » (2 septembre) ; « Accueillons l’Ukraine dans l’OTAN » (3 septembre) ; « ”Dossier Mistral” : de la cohérence, de grâce ! » (3 septembre)… Sans oublier l’article cocasse de Sylvie Kauffmann intitulé « Mistral perdant » (1er septembre), en référence aux navires que la France doit livrer à la Russie.

Plusieurs émissions radiophoniques ou télévisées ont fait une véritable propagande au service d’une opposition simpliste : légitimité du mouvement de Maïdan, illégitimité de l’insurrection à l’est. C’est le cas, par exemple, de l’émission « 28 minutes » présentée par Elisabeth Quin sur Arte, déjà citée. Parmi les intervenants, Raphaël Glucksmann, fondateur de l’ONG Centre Européen pour la Démocratie à Kiev, se présente d’emblée comme un « activiste anti-Poutine ». Alexandre Goujon, politologue, explique que « les Ukrainiens savent que sans soutien des Russes, il n’y a pas de séparatistes. […] Il n’y a pas de guerre civile. » Le commentateur semble ici oublier que la guerre civile avait bien lieu déjà à Kiev avant que les Russes ne s’invitent dans le conflit, et surtout il n’évoque pas le fait que la plupart des morts civils sont le fait de bombardements… de l’armée ukrainienne. À l’instar de nombreux médias, Glucksmann se plaint que l’Europe ne veuille pas donner des armes à l’Ukraine [6], ce qui permet à l’animatrice d’enchérir : « C’est mettre l’Ukraine dans les mains de la Russie ! »

Libération avance même des propos tronqués et non vérifiés qu’aurait lâché Vladimir Poutine à José Manuel Barroso. Le 1er septembre d’abord : « Poutine le sait et il en joue, répondant par la menace aux timides admonestations téléphoniques du président sortant de la commission José Manuel Barroso : “Si je le veux, nous sommes à Kiev en quinze jours.”  » Puis le 3 septembre : « Poutine a menacé Manuel Barroso de “pouvoir prendre Kiev en deux semaines”.  » Premièrement, ces propos sont rapportés par un tiers. Deuxièmement, ils proviennent d’une traduction. Enfin, ils sont sortis de leur contexte. De plus, ils ont été tempérés par le Kremlin (comme le rappelle lefigaro.fr). Il n’y a bien qu’un journal au bout du rouleau, dénué de toute déontologie, qui peut vouloir faire ses choux gras d’une telle phrase…

***
Bien que la situation en Ukraine soit complexe, certains médias n’hésitent pas à simplifier à outrance les faits, opposant systématiquement « gentils » ukrainiens pro-européens et « méchants » ukrainiens pro-russes. D’autres médias tombent moins dans la caricature préférant offrir à leurs lecteurs et auditeurs un point de vue plus distancié (c’est le cas du Figaro, de Paris Matchou de certains reportages dans l’est ukrainien glanés sur des chaînes d’information continue). Mais les plus obtus restent obnubilés par les hoquets de Vladimir Poutine, leur nouveau Père Fouettard, s’indignent encore et toujours et glosent sur son autoritarisme et son désir expansionniste. Autoritarisme ? Sans nul doute. Volonté de préserver sa sphère d’influence ? Certainement. Mais, contrairement aux prédictions de la majorité des commentateurs, la Russie n’a toujours pas envahi l’est de l’Ukraine. Le moins que l’on puisse dire est que les expéditions militaires israéliennes ou américaines, bien réelles celles-ci, ne bénéficient pas du même traitement de (dé-)faveur…

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Source : Mathias Reymond pour Acrimed, 15/09/2014

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Notes

[1] À ce sujet, lire « Médias français en campagne ukrainienne », Le Monde Diplomatique, août 2014.[2] Voir par exemple ce sondage en ukrainien dont les résultats sont traduits dans un tableau de la page Wikipedia des élections ukrainiennes de 2014.[3] Voir sur le portail du gouvernement ukrainien, la liste des ministres qui ont gouverné le pays du 27 février au 25 mai 2014. Aucun membre du Parti des régions n’en faisait partie.[4] « Viktor Ianoukovitch, vainqueur de l’élection présidentielle en Ukraine », Fondation Robert Schuman, 7 février 2010.[5] Emission « 28 minutes » animée par Elisabeth Quin.[6] Libération par exemple titre ainsi l’un de ses articles : « Il faut donner des armes à l’Ukraine », 1er septembre 2014.

 
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Publié par le novembre 24, 2014 dans medias

 

Les occupants de Mong Kok perdent le soutien des habitants

Écrit par Larry Ong, Epoch Times

22.11.2014 <!–
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  • 19 novembre 2014: Des agents de police de Hong Kong surveillent une barricade construite par les manifestants pro-démocratie dans le quartier de Mong Kok. Ce 19 novembre, des affrontements ont eu lieu entre police et manifestants après qu’un petit groupe ait essayé de pénétrer dans le bâtiment du Conseil législatif. (Alex Ogle/AFP/Getty Images)
19 novembre 2014: Des agents de police de Hong Kong surveillent une barricade construite par les manifestants pro-démocratie dans le quartier de Mong Kok. Ce 19 novembre, des affrontements ont eu lieu entre police et manifestants après qu’un petit groupe ait essayé de pénétrer dans le bâtiment du Conseil législatif. (Alex Ogle/AFP/Getty Images)

Alors que la police a annoncé le dégagement d’une partie du quartier de Mong Kok occupé par les manifestants, un sondage de l’opinion publique montre que les Hongkongais souhaitent que le mouvement d’occupation finisse.

 

Steve Hui, surintendant principal du bureau des relations publiques, a dit lors d’une conférence de presse mercredi dernier que les plaignants – deux associations de taxi et une entreprise de mini-bus – les huissiers et la police s’étaient rencontrés pour discuter après que la cour de première instance a autorisé la police à exécuter ses ordonnances.

Steve Hui, qui est apprécié autant par les manifestants que par le grand public pour son style de présentation poli au cours des mises à jour télévisées, a exhorté les manifestants à obéir aux ordres de la justice et à quitter le quartier avec leurs biens personnels, sous peine d’être arrêtés.

Steve Hui n’a pas donné de date d’opération lors de la conférence de presse, disant que les huissiers et la police n’interviendront qu’après que «les parties concernées ont finalisé les préparatifs», mais selon la RTHK (service de radio-télédiffusion de Hong Kong), les ordonnances de la cour prendront acte le 25 novembre.

Selon divers journaux de Hong Kong, les huissiers et la police pourraient agir pendant deux jours pour repousser les manifestants et enlever les barricades des sections occupées de Argyle Street et Nathan Road. L’importance du soutien policier reste pour l’instant indéterminée. Selon Ming Pao, au moins 1.500 policiers seront mobilisés. Selon le South China Morning Post, pas moins de 3.000 agents sur 28.000 représentants des forces de l’ordre de Hong Kong seront appelés.

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Steve Hui, surintendant principal du bureau des relation publiques. (Capture d’écran Youtube)

Mong Kok est le plus instable des trois sites d’occupation, avec déjà plusieurs confrontations violentes entre policiers et manifestants. Les informations selon lesquelles des milliers de policiers pourraient être impliqués ne semblent donc pas surfaites.

Mardi dernier, la police a déjà fait appliquer les ordres de la cour dans le quartier de l’Amirauté. Alors que les médias s’étaient déplacés en masse, les huissiers et les employés de la Tour CITIC ont enlevé les barricades tandis que les manifestants quittaient le périmètre prescrit par la justice, non sans emmener des barrières de métal pour renforcer le blocage d’autres quartiers.

Cette journée ne s’était cependant pas terminée paisiblement. Dans la nuit de mardi à mercredi, des manifestants masqués ont brisé une porte en verre du bâtiment du Conseil législatif, la première action violente des manifestants depuis le début du mouvement de contestation le 28 septembre. De nouveaux affrontements entre police et manifestants ont suivi et six protestataires ont été arrêtés au total.

Le gouvernement de Hong Kong aussi bien que le camp pro-démocratie ont condamné l’incident et les manifestants non-identifiés qui, pour beaucoup, ne sont pas des manifestants du mouvement Occupy. Cependant, on ne sait pas encore comment cette action et ses conséquences vont affecter les manifestants de Mong Kok, les policiers et le public d’ici mardi.

Les manifestants pourraient perdre le soutien public en cas de violences policières, comme l’indiquent de récentes enquêtes menées par les universités de Hong Kong.

Près de 67,4% des personnes interrogées par l’Université chinoise de Hong Kong pensent que les manifestants devraient arrêter le mouvement d’occupation immédiatement.

Le 18 novembre, l’Université de Hong Kong a également publié les résultats de sa propre enquête, montrant que 83% des 513 personnes interrogées pensent que les manifestants devraient arrêter le mouvement d’occupation.

Le magnat des médias de Hong Kong et sympathisant du mouvement pro-démocratie Jimmy Lai assiste à un rassemblement à proximité des quartiers généraux du gouvernement de Hong Kong, le 28 septembre 2014. (Alex Ogle/AFP/Getty Images)

Un point intéressant est que 58% des personnes favorables à l’arrêt de l’occupation ont entre 18 et 29 ans, le groupe d’âge normalement le plus enclin à soutenir le Mouvement des parapluies.

Environ 55% des personnes interrogées lundi et mardi se sont dits opposés au mouvement Occupy, tandis que seuls 28% le soutiennent encore.

Par ailleurs, même le magnat des médias Jimmy Lai, grand sympathisant du mouvement pro-démocratie, pense qu’il est temps que les manifestants rentrent chez eux.

Dans un entretien avec la publication australienne The Age, Jimmy Lai, qui est présent sur le site de l’Amirauté presque chaque jour pour exprimer son soutien envers le mouvement Occupy, a dit: «Les gens commencent à en avoir marre.»

«Nous ne pouvons pas épuiser la bonne volonté des gens, mais cela ne veut pas dire que nous devons céder.»

«Nous devrions nous retirer lorsque le moment est venu, tant que notre détermination et notre volonté sont fortes», a-t-il ajouté.

«Ensuite, nous pourrons revenir.»

Version originale: Ahead of Mong Kok Clearing, Polls Show Hongkongers Have Protest Fatigue

 

 
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Publié par le novembre 24, 2014 dans Asie

 

Ukraine : des jeunes fascistes attaquent une manifestation de retraités communistes

 18 novembre 2014

une petite manifestation de retraités communistes est attaquée (video) par les jeunes voyous de secteur droit qui leur expédient des pierres en les insultant. On entend même des tirs et  la police n’intervient pas, certains rient même… ils sont obligés de partir dans des cars… où les conduit-on? vers des chambres à Gaz puisqu’ils sont improductifs.

 

 
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Publié par le novembre 23, 2014 dans Uncategorized

 

Lettre d’Odessa aux amis de ce blog et au-delà

1 мая_ОДЕССА 09
la veille du massacre du 2 mai il y avait eu un meeting du parti communiste devant la maison des syndicats: prend la parole le camarade Evgeni Tsarkov, l’auteur de la lettre… et qui soit venir prochainement en France…
« Chers camarades!) Veuillez m’excuser pour le temps mis à vous répondre. Comme je vous l’ai dit, j’étais en Moldavie pour suivre les élections (en tant que secrétaire de l’Union des Partis Communistes – PCUS).
J’ai lu vos textes. Ils sont très intéressants! Je vais les diffuser à tous mes contacts de courrier électronique. J’en ai plus de 1.000. Et également par ma page Facebook https://www.facebook.com/profile.php?id=1179674693&ref=tn_tnmn (plus de 5.000 abonnés). En même temps, nous les mettrons sur le site www.vremia.ua et dans la version papier de ce journal (tirage 25.000 exemplaires).
Je vous remercie bien sûr pour l’invitation, que j’accepte avec plaisir.
D’autant plus que je collecte différents documents photo sur les événements du 2 mai que je serai heureux de partager avec vous. J’ai aussi une série de photos des meetings et manifestations sur la place de la révolution d’Octobre (champ de Koulikovo) – le lieu de la tragédie.
Chaque année nous y tenons des meetings à l’occasion du 1er mai et du 7 novembre.
Un jour avant la tragédie, le 1er mai, nous y avions aussi organisé un grand rassemblement. Sur la photo img7606 on voit Vadim Papura. Le bureau de section lui avait confié le rôle de porte-drapeau pour le Comité régional du Parti communiste d’Odessa. Voyez avec quel HONNEUR il remplit sa tâche!
A mon tour, je serai toujours heureux de vous voir en Ukraine, et en particulier à Odessa.
Surtout en été…)
Salutations fraternelles,
Evgenij Tsarkov »
1 мая_ОДЕССА 081 мая_ОДЕССА 17
 1 мая_ОДЕССА 02
derrière les camarades de la direction il y a Vadim Papura qui porte le drapeau et qui le lendemain mourait brulé par des néo-nazis soutenus par la France. 1 мая_ОДЕССА 21 la maison des syndicats
IMG_7606
Vadim Papura assassiné à 17 ans avec la complicité du gouvernement français et de nos médias aux ordres…
Добрый вечер уважаемые товарищи! )
 Прошу прощения за задержку с ответом.
Как я сообщал Вам, был в командировке в связи с выборами в Молдове (за мной закрепили такое кураторство, как за секретарем СКП-КПСС).
 Прочитал Ваши материалы. Очень интересные! Постараюсь разослать всем своим адресатам по электронной почте. У меня их более 1000.
Так же распространю их через свою страничку в Фейсбуке https://www.facebook.com/profile.php?id=1179674693&ref=tn_tnmn  (более 5000 подписок).
Одновременно разместим на сайте www.vremia.ua и в печатной версии газеты (тираж 25 000 экз).
 За приглашение, конечно же, спасибо.
Я отвечаю положительно.
К тому же я собираю разные фотоматериалы по событиям 2 мая и с удовольствием ими поделюсь.
У меня есть также ряд фотографий с митингов и демонстраций на площади Октябрьской революции (Куликовом поле) – место трагедии.
Мы ежегодно там проводим митинги, посвященные 1 мая и 7 ноября.
За один день до трагедии, 1 мая мы также провели там крупный митинг.
На фотографии img7606 Вадим Попура. Мы на Бюро Обкома доверили ему нести знамя Одесского Обкома Компартии. Посмотрите, с какой ЧЕСТЬЮ он его несет!
В свою очередь, я всегда буду рад видеть Вас на Украине и в Одессе, в частности.
Особенно летом…)
 
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Publié par le novembre 23, 2014 dans Uncategorized

 

Washington Post: Le Voyage dans le train le plus long du monde commence maintenant en Chine

Le 21 novembre

(The Washington Post)

(Washington Post)

Le 18 novembre, un  train de marchandises conteneur-82  a quitté la ville industrielle chinoise orientale de Yiwu. Il s’est embarqué dans une aventure historique qui est censée aboutir vingt et un jours plus tard, en décembre, à Madrid. La distance que le train couvre — plus de 6 200 milles — est celle de la plus longue route empruntée par un train de marchandises, plus encore que le légendaire Transsibérien, comme le montre la carte ci-dessus.

Yiwu est le plus grand centre de vente en gros de petits biens de consommation en Chine, ce qui en fait le lieu de rendez-vous d’un curieux mélange d’hommes d’affaires étrangers et de petits commerçants, y compris une importante communauté arabe. Maintenant le voilà impliqué dans un projet beaucoup plus vaste : dans le cadre du zèle de la Chine à approfondir les liens entre son économie en plein essor et les marchés Européens.

La ligne de Yiwu-Madrid est partie prenante d’une série d’itinéraires terrestres dévoilés par Pékin pour revitaliser le commerce de terre intercontinental. Double du projet de la « nouvelle route de la soie », le gouvernement du Président chinois Xi Jinping a alloué une somme de 40 milliards de dollars à investir dans l’amélioration d’infrastructures et de logistique de transport ferroviaire de marchandises.

Alors que le commerce en conteneurs se déplace pratiquement toujours par la mer, l’appétit croissant du marché chinois pour les produits de luxe européens signifie que le fret ferroviaire eurasiatique est en train de le dépasser, dit l’Economiste . La Chine veut aussi se renforcer dans un secteur des transports qui reste dominé par les entreprises européennes, selon Reuters.

La Chine est déjà au cœur du commerce mondial, mais un sentiment de primauté historique est le moteur du projet. L’itinéraire du train Yiwu-Madrid traverse la région extrême-ouest de la Chine du Xinjiang, puis le vaste Etat de l’Asie Centrale du Kazakhstan ou durant des siècles, des caravanes portant des marchandises chinoises ont marché à travers les steppes et la taïga.

Screengrab from Xinhuanet.com

Screengrab de Xinhuanet.com

Une autre voie de transport proposée pénétrerait en Europe via la Turquie. Une carte publiée cette année par l’organe de presse d’Etat chinoise Xinhua dépeint la nouvelle route de la soie sur terre aussi bien qu’en mer.L’ ambition du commerce maritime de la Chine s’est traduite par des milliards versés par ses sociétés d’Étatdans des projets de renforcement des ports sur les côtes de l’océan Indien, du Bangladesh au projet Hambantota au Sri Lanka jusqu’aux installations au Kenya.

La Présence mondiale considérable de la Chine, en particulier en Afrique, l’a conduite à une expansion maritime et à une présence plus permanente  dans les eaux au large de l’Afrique de l’est.

Pendant ce temps, du nouveau projet de route de la soie de Xi, certains experts considèrent qu’il a une dimension avantageuse sur le plan géopolitique avec son intention de mieux tricoter ensemble logistique et marchés en Europe et en Asie. C’est « une contrepoussée du rééquilibrage des Etats-Unis vers l’Asie »,  écrit Min Ye, un assistant professeur de relations internationales à l’Université de Boston.

IshaanTharoor écrit sur les affaires étrangères pour le Washington Post. Il a été rédacteur, d’abord à Hong Kong, puis à New York.
http://www.washingtonpost.com/blogs/worldviews/wp/2014/11/21/map-the-worlds-longest-train-journey-now-begins-in-china/?tid=sm_fb
 
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Publié par le novembre 23, 2014 dans Asie

 
 
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