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Ukraine : De la crise à la Catastrophe par PATRICK COCKURN

0 La taupe de l’histoire creuse sa galerie tandis que Superman se croit invincible.

J’ai toute une série d’article passionnant en général de la presse anglaise ou américaine qui dénoncent l’opération ukrainienne. Cet article paru dans Counterepunch se contente de décrire après l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie, la répétition dee "erreurs" des Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN en grois la surestimation de leurs "alliés", des factions égoïstes qu’ils installent au pouvoir en violation de ce que veut la population, ce qui engendre des guerres civiles. (note de danielle Bleitrach)

« Dans le peu de temps qui nous reste entre la crise et la catastrophe, nous pouvons aussi bien boire un verre de champagne, "a déclaré Paul Claudel, poète Français, auteur dramatique et ambassadeur aux États-Unis dans les années 1930. Il minimisait les espoirs d’éviter la catastrophe financière, mais ses paroles étaient parfaitement adaptées, par leur tonalité désespérée, aux conseils que l’on peut donner pour l’Ukraine ces derniers jours qui est en train de s’approcher de "l’instant du champagne ».

Catastrophe sous la forme d’une invasion russe, la guerre civile et la partition ne sont pas encore inévitable, mais ils sont juste probables. L’accord conclu entre la Russie, les États-Unis, l’Union européenne et Ukraine jeudi, selon laquelle les manifestants en Orient Ukraine aurait à libérer des bâtiments publics qu’ils occupaient et renoncer à leurs armes en échange d’une plus grande autonomie pour les districts de pro-russe, a ralenti seulement l’élan vers la guerre civile. Les manifestants insistent sur le fait qu’ils ont autant de légitimité que ceux qu’ils appellent « la junte de Kiev » depuis son arrivée au pouvoir par des manifestations de rue qui ont renversé un corrompu, incompétent, mais gouvernement élu.

Les médias occidentaux ont porté une attention obsessionnelle sur la question de savoir si les miliciens pro-russes en Ukraine obéissaient aux ordres du Kremlin, mais cette attention a aussi obscurci une caractéristique plus importante du paysage politique ukrainien. Toutes les élections en Ukraine, depuis la chute de l’Union soviétique en 1991, a montré que le pays est presque également réparti entre pro-russes et pro-occidentaux, dont chaque côté capable de l’emporter d’une manière étroite, a aussitôt combattu le résultat des élections. Prétendre que la révolte en Ukraine orientale est fausse et le résultat des seules manoeuvres de la Russie est une illusion dangereuse.

Différentes, bien que l’Ukraine l’Irak et d’Afghanistan ait certaines similitudes de mauvais augure dans la participation occidentale dans les trois pays. Le plus important de ces caractéristiques communes est que chaque pays est profondément divisé et prétendre le contraire est inviter à la catastrophes. En 2001, la plupart des Afghans ont été heureux de voir le départ des talibans, mais les Taliban et la communauté pachtoune – environ 42 pour cent de la population afghane – dans laquelle les talibans sont enracinées sont impossible à ignorer ou à marginaliser avec succèsavec succès. La Création d’un gouvernement dominé par les dirigeants de l’Alliance du Nord anti-Talibans a automatiquement déstabilisé le pays.

Cela s’est passé en Irak de la même manière. Sous Saddam Hussein et ses prédécesseurs, la communauté sunnite, environ 20 pour cent des Irakiens, tenait les leviers essentiels du pouvoir aux dépens des arabes chiites et des Kurdes, quatre cinquièmes de la population. La chute de Saddam signifiait qu’une révolution ethnique et religieuse était inévitable, mais la croyance américaine et britanniques que les seules personnes en colère et les plus déshérités en Irak en 2003 avaient été criminalisées par les vestiges de l’ancien régime, a totalement sous-estimé le danger d’une révolte sunnite.

Tony Blair a récemment affirmé que tout aurait été bien dans l’Irak occupé s’il n’y avait pas eu cette facétieuse interférence d’intervenants extérieurs tels que l’Iran et la Syrie. Mais les États souverains n’existent pas isolément. Si vous les occupez – comme c’est arrivé à Kaboul et Bagdad – ou représentez l’influence prédominante, comme l’ont fait les États-Unis et l’Union européenne à Kiev, vous transformez la géographie politique de toute une région. C’est ridiculement naïf de la part des responsables américains d’imaginer que le Pakistan, ou plus précisément, l’armée pakistanaise, accepterait philosophiquement l’effondrement de son effort de plusieurs décennies pour le contrôle de l’Afghanistan après 2001. De même, en Irak,les responsables de l’administration Bush, exaltées par la victoire sur Saddam, ont été claironner euphoriquement leur intention de ce qu’un changement de régime en Irak serait suivi par ceux de Téhéran et Damas. Sans surprise, les Iraniens et les Syriens en furent par conséquent déterminés à s’assurer que les Etats-Unis ne stabiliseraient jamais la situation en Irak.

De même obliger l’ Ukraine dans son ensemble à être de pro-russe à antirusse aurait été une défaite stratégique dévastatrice pour la Russie qu’il n’allait jamais l’accepter sans réaction. Une Ukraine hostile en permanence réduirait le statut de la Russie comme grande puissance et repousser son influence de l’Europe vers l’extrême-orient. Bien sûr, si l’Ukraine comptait tellement pour la Russie c’était imprudent pour ses dirigeants de s’appuyer sur le président Viktor Yanukovych et sa bande de racketteurs dont la puissance allait s’évaporer si rapidement. Mais c’était aussi aller vers une totale deception et se montrer irresponsable de la part les fonctionnaires de l’UE et les États-Unis ne pas voir ou ne pas se soucier des conséquences explosives de soutenir la prise de contrôle d’un gouvernement non élu de pro-occidentale à Kiev, propulsé partir de groupes, y compris des nationalistes extrêmes, puis de le traiter comme si celui-ci avait une légitimité absolue.

Mais ce n’est pas seulement les diplomates occidentaux et leurs politiciens qui font des erreurs. Les médias étrangers ont présenté une image aussi simpliste de ce qui se passe en Ukraine, qu’ils l’ont fait en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie. L’ancien régime dans tous les cas a été diabolisé et ses opposants glorifiés, donc le tableau des événements présentés au public était souvent proches de la fantaisie.

Tout ce qui passe en Ukraine. Focus Media, porte sur la crédibilité ou l’absence de crédibilité des séparatistes en Ukraine orientale et très peu de choses sur le nouveau gouvernement à Kiev. En fait, ce qui est plus frappant des deux côtés est leur inefficacité presque comique : il y a trois mois, m. Ianoukovitch a agi comme s’il avait la force politique et militaire de courcircuiter l’opposition pour se retrouver lui-même obligé de fuir presque seul à travers la frontière russe. La semaine dernière Kiev en était au sommet de l’auto-confiance à envoyer des troupes pour écraser les « terroristes » et rétablir son autorité dans l’est a du voir troupes docilement abandonner leurs véhicules et faire défection. Lorsque les forces de sécurité gouvernementales ont fait tuer des manifestants à Mariupol il s’avérait qu’ils appartenaient à des unités de la garde nationale récemment constituées recrutées parmi des manifestants ultranationalistes.

Le résultat de ce manque de soutien populaire, malgré de profonde et réelle divisions du peuple, est que ceux qui revendiquent le pouvoir sont débordés par des miliciens ténébreux. Sur le modèle des récentes guerres au Moyen-Orient. Par exemple, en Afghanistan ce qui est frappant n’est pas la force des talibans, mais la faiblesse et l’impopularité du gouvernement. En Irak, le gouvernement a des forces de sécurité forte de 900 000 et les recettes pétrolières de 100 milliards de dollars (60 milliards£) par an, mais pour les trois derniers mois l’Etat islamique d’Irak et du Levant, une organisation critiquée par al-Qaïda pour sa violence excessive, a pris le pouvoir à Falloujah à 40 km à l’ouest de Bagdad.

La Catastrophe en Ukraine peut encore être évitée s’il y a compromis et retenue, ce qui n’a pas été le cas de l’Afghanistan, l’Irak et la Syrie. Une raison pour laquelle ces pays ont été déchirés par des guerres était la croyance erronée dela part des puissances étrangères qu’elles pourraient l’emporter à peu de frais, et l’ échec de ne pas voir que leurs partenaires locaux n’était qu’une faction avide avec beaucoup d’ennemis. En Syrie, par exemple, les États-Unis et ses alliés ont réussi à ce qu’en trois ans que les vrais représentants du peuple syrien sont discrédités, mais exilés et bien financées ils n’osent pas contacter le gouvernement ou les zones rebelles.

Ce qui rend l’Ukraine si dangereuse, c’est que tous les côtés exagèrent leur poids, sous-estiment celui de leurs adversaires et ensuite exagérent leurs actions. En acceptant qu’un gouvernement à Kiev, installé par l’action directe soit légitime, les États-Unis et l’Union européenne ont déstabilisé d’une manière irresponsable l’Europe, quelque chose qui aurait dû être évident à l’époque. Pour citer Paul Claudel à nouveau: « Il est heureux que les diplomates aient un long nez puisqu’ils ne voient généralement pas au-delà du leur ».

PATRICK COCKBURN est l’auteur de Muqtada : Muqtada Al-Sadr, la Renaissance de Shia et la lutte pour l’Irak

 
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Publié par le avril 23, 2014 dans Uncategorized

 

C’est lui… un spectre hante l’Ukraine…

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Depuis décembre, chaque visite en Ukraine d’un dirigeant américain a été suivie par des effusions de sang. Certains y verront simple coïncidences, d’autres qui ont suivi depuis pas mal d’années les mœurs et coutumes de l’empire américain en seront alertés.
Aujourd’hui, c’est Joe Biden, il apporte un pactole et le soutien sans faille des Etats-UNis. En vertu de quoi, Turchinov a déclenché les opérations dites de"lutte contre le terrorisme" dans le sud-est du pays.
Le gouvernement autoproclamé de de Kiev, dans lequel il y a des fractures profondeset des réglements de compte qui peuvent aller jusqu’à l’assassinat, est de plus en plus incapable d’agir sans l’intervention des marionnettistes à la bannière étoilée.
Turchinov a également répété le script de « violation du cessez-le-feu » convenu à Genève-alors que les bandes armées sont non seulement entretenues mais qu’un système de chasseur de primes a été mis au point…
Mais que l’on se rassure, l’occident a trouvé non seulement ses "armes de destruction massive avec les armées russes, mais même le coupable… Malgré la fin de l’UNion soviétique, le pépé criminel est toujours là… le barbu révolutionnaire dont le spectre hante l’Europe et l’Eurasie…

 
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Publié par le avril 23, 2014 dans Uncategorized

 

Malheur aux barbus… ou la preuve…

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Voir ici ‘la PREUVE’ FAUSSE présentée par le gouvernement américain et le "gouvernement de Kiev" sur la présence de soldats russes dans l’est… entre ça et les photos des troupes russes massées à la frontière, photos datant de l’été dernier, nous sommes en plein dans les preuves de Colin Powell sur les "armes de destruction massive" présentées pour envahir l’Irak. Quand à la photo de ces hommes on se demande si l’on doit en rire ou en pleurer, ce lot de barbus sexagénaires qui n’ont que l’abondance du système pileux comme point commun est censé prouver que le même a été vu en 2008 en géorgie et en 2014 en Ukraine…

comme le souligne un correspondant : Il est nécessaire de lire les légendes (en anglais) des photos pour bien comprendre en quoi il s’agit d’une fausse preuve, sinon l’on peut constater que les deux barbus du point 2 sont le même (il se nomme Khamzat Gairbekov), et les deux barbus du point 3 sont également le même…ce qui est le cas. En fait, la prétention de Colin Powell est de vouloir faire gober que le barbu 2 et le barbu 3 sont le même. Fraternellement, Roquet

Il me semblait effectivement que c’était assez parlant même sans être très angliciste…

clickez sur les clichés pour les agrandir…

 
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Publié par le avril 22, 2014 dans Uncategorized

 

La réflexion du jour: à quoi bon?

Ma volonté de rétablir les faits historiques s’émousse, quand je vois la manière dont une gourde réac, comme il n’est pas permis de l’être, est devenue une icone du féminisme, je veux parler d’Olympe de Gouges… Quand je vois un individu remarquable comme Marat en revanche avoir acquis une mauvaise réputation, je me dis que non seulement on a les gouvernants que l’on mérite mais la mémoire historique qui va avec…

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Pourtant David a fait ce qu’il a pu pour dire tout lebien qu’il pensait de celui dont la pensée sociale pourrait se résumer par sa phrase: « rien de superflu ne saurait appartenir légitimement, tandis que d’autres manquent du nécessaire » -

 
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Publié par le avril 22, 2014 dans Uncategorized

 

La culpabilité historique des Juifs selon Goebbels et les agents non allemands de l’extermination

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La crise Ukrainienne avec la Russie et l’Europe nous a confronté à une telle propagande, à une telle manipulation des faits visant à faire attribuer aux Russes et aux communistes ce qu’on a appélé la Shoah par balle qu’il m’a semble nécessaire de réprendre des sources comme ici le journal de Goebbels pour combattre de telles infamies. Non seulement si on en croit ce journal, l’enthousiasme fut beaucoup plus grand dans ce domaine chez les populations elles-mêmes fascistes comme la Pologne, la Roumanie en particulier dont les armées sévissaient dans le sud de l’Ukraine et les pays balte avec le cas exemplaire dans le domaine de l’extermination de la Lituanie que dans les pays "bolchevisés".Comme le dit Goebbels à propos de l’Ukraine: "le bolchevisme a petit à petit émoussé l’instinct antisémite des peuplades de l’Union soviétique; nous devons d’une certaine manière tout reprendre à zéro"

Voici donc un extrait de Florent Brayard, Auschwitz, enquête sur un complot nazi, l’ujivers historique, Seuil, 2012, un chercheur au CNRS, spécialiste de la question. de la page 57 à 60

De quoi parlait Goebbels quand il évoquaitdans son article du 16 novembre 1941, "Les Juifs sont coupables", l’acclomplissement de la "prophétie" hitlérienne?(1) Cette affirmation n’était pas purement rhétorique, puisqu’on la retrouve dans son Journal, où Goebels condensait l’ensemble des informations qui lui étaient parvenues de toutes parts au cours des six mois précédents concernant le sort présent et à venir des Juifs. Qu’il crût sincèrement à l’accomplissement de la "prophétie"supposait d’accorder une place prépondérante aux agents non allemands de la persécution des Juifs. ET l’article en garde la trace. Il répondait certes à une nécessité objective, celle de justifier la politique antijuive aux yeux d’une population plutôt hostile. Il n’en demeure pas moins que l’auteur l’avait écrit alors qu’il était encore sous la vive impression que lui avait faite, deux jours plus tôt, la visite de la capitale lituanienne.

Là, le 1er novembre, Goebbels s’était vu confirmer l’importance des violences locales contre les Juifs: "La ville de Vilnius a un quart de millions d’habitants, dont presque un quart de Juifs. Toutefois, les rangs des Juifs ont été très fortement éclaircis par les Lituaniens après l’entrée des troupes allemandes. Les Juifs avaient travaillé principalement comme indicateurs et frimeurs du GPU, Guépéou (2)[...]Le jugement de vengeance que les Lituaniens et aussi les Polonais [...] leur ont infligés a été effroyable. Par milliers, ils ont été battus à mort et sont encore fusillés par centaines"(3) S’en était suivie une visite du ghetto où Goebbels s’émerveillait de voir les Juifs enfermés, sous l’autorité d’une police juive: dix ans plutôt, il ne l’aurait même pas rêvé. Mais l’expérience était éprouvante: "Ici, les Juifs sont accroupis les uns sur les autres, épouvantables créatures qu’il ne faut pas regarder et encore moins toucher[...]. Dans les rues traînent des créatures effroyables que je n’aimerais pas croiser la nuit (4)". Ces deux remarques faisaient écho à deux situations auxquelles il s’était déjà trouvé indirectement confronté durant l’été: la cruauté des progomistes baltes racontée par d’Alquen, et la délinquescence du judaïsme polonais décrite par Franck. Le réflexe de Goebbels avait été de voir dans ces récits une confirmation de la "prophétie" hitlérienne. Confronté à la réalité même, il n’avait pas, pour l’entrée en matière de son article, à chercher loin: là aussi il parlerait de la "prophétie".

Et là "prophétie" semblait se réaliser sur tout le continent, comme lemontrait le cas de la Roumanie, auquel Goebbels fit référene dans son Journal le 18 août puis le 5 septembre. Dans les deux cas, ses remarques sur la radicalité des agissements de ce régime fasciste renvoyaient plus ou moins implicitement aux meurtres perpétrés à grande échelle par les forces de sécurité sur les territoires soviétiques occupés par l’armée roumaine. Il en avait peut-être parlé avec Hitler, lequel aurait pu compléter les informations données par les rapports de synthèse des Einsatzgruppen. Le premier, couvrant le mois de juillet précisait déjà: "Les Roumains laissent la plupart du temps les exécutés sur place sans les enterrer"(5) Le deuxième, portant seulement sur la première quinzaine d’août, détaillait les bilans locaux d’exécutions commises par les Roumains dans les territoires qu’ils occupaient- 682 victimes juives à Czernowitz, 551 à Kischinew, 155 à Tighina, etc – avant de constater: "La police roumaine procède , par endroits, contre les Juifs de manière acharnée. Il n’est pas possible d’évaluer le nombre des liquidations commises par elle (6).

Mais bientôt, c’est une autre violence, spéciiquement allemande celle-là, dont les sources d’informateurs de Goebbels commencèrent à faire état. Les quatre premières synthèses sur l’activité des Einsatzgruppen sur les territoires soviétiques occupés par la wehrmacht avaient rapporté, sans beaucoup d’ordre, des "représailles" ayant fait des centaines de victimes ici, ou quelques milliers là. A chaque fois, ces opérations visaient les résistants mais les Juifs étaient présentés comme les plus redoutables. Et puis soudain, avec le cinquième rapport couvrant la seconde quinzaine de septembre, on passa àune autre échelle: "Dans les endroits où a été constaté un renforcement de l’activité de propagande, les habitants juifs ont été fusillés. Du fait de ces mesures, le nombre des personnes liquidées par un commando spécial s’élève à 75.000 personnes. L’einsatzkommandos actif dans les cantons de Rokiskis, Zarasai, Birzai et prienai a pour les mêmes raisons atteint un bilan d’exécutions de 85.000 personnes. Il n’y a plus de juifs dans les cantons cités."(7) Chaque Einsatzgruppe avait plusieurs Einsatzkommandos et les deux chiffres évoqués ci-dessus ne concernaient que la région de l’Ostland. Résumant ces rapports, un membre du ministère des Affaires étrangères constatait avec raison: "On ne peut acquérir une vue d’ensemble pécise sur le nombre de juifs liquidés dans les 3 commissariats de Reich à partir des rapports" (8)

Le rapport suivant, au début de novembre, relatait un autre fait qui faisait plus que confirmer l’ampleur des exécutions: "L’acharnement de la population ukrainienne contre les Juifs est extraordinairement grand, car on leur attribue la responsabilité des dynamitages de Kiev [...] En mesure des représailles pour les incendies de Kiev, tous les Juifs ont été arêtés et les 29 et 30 septembre, 337771 Juifs ont été exécutés (9)" De manière symptomatique, le massacre de Babi yar était présenté comm le juste châtiment d’un crime dont les Juifs n’étaient évidemment pas responsables; et la manière dont il était raconté laissait penser qu’il s’agissait d’une mesure décidée par la population locale et pourquoi pas, exécutée par elle, puisqu’on s’abstenait de nommer les exécutants. Goebbels n’avait pour sa part pas besoin de ce rapport pour connaître la vérité. Dès le 18 octobre, un de ses collaborateurs l’informait des "gigantesques fusillades de Juifs en Ukraine", demandant du matériel de propagande pour expliquer à la population locale des mesures dont elle ne comprenait pas la dureté. En contradiction avec ce que les nouvelles des pogromes lui avaient jusqu’alors inspiré, Goebbels concluait:
"le bolchevisme a petit à petit émoussé l’instinct antisémite des peuplades de l’Union soviétique; nous devons d’une certaine manière tout reprendre à zéro" (9)

(1)la "prophétie" avait été lancée le 30 janvier 1939 à la Tribune du Reichstag selon laquelle, si la juiverie financière internationale parvenait à nouveau à précipiter les peuples dans une guerre mondiale, alors le résultat ne serait pas la bolchevisation de la terre, et par là, la victoire de la juiverie, mais aussi l’annihilation de la race juive en Europe.

(2) GPU ou Guépéou est le sigle russe du ГПУ, une police politique soviétique entre 1922 et 1934.

(3) journal de Goebbels entrée du 2 novembre 1941.

(4) idem

(5) PEter Klein (dir)Die Einsatzengruppen in der bestzten sowjetunion 1941-42, p.121
(6)ibid p.112
(7)ibid 203
(8)résumé par franz rademacher du ministère des affaires étrangères de cinq premiers rapports des einzatzgruppen en date du 10 décembre 1941
(9) journal de Joseph Goebbels, entrée du 13 décembre 1941.

 
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Publié par le avril 22, 2014 dans Uncategorized

 

The Guardian : Le Vénézuela témoigne du fait que les manifestations peuvent être pour la défense des privilégiés…par Seuma Milne

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Note : C’est pour ses révélations sur le système mondial de la NSA que le Pulitzer a été décerné au journal The Guardian (Londres) parce qu’¨exemple distingué de service public en tant que quotidien d’information¨. The Guardian vient aussi de sauver l’honneur du journalisme occidental au sujet du Venezuela. Alors que ses confrères sont restés enchaînés au fond de la Caverne de Platon, il a dépêché un envoyé spécial sur place, rappelant l’époque glorieuse où informer était synonyme d’enquêter. Journaliste à The Economist avant de devenir chroniqueur et rédacteur associé au Guardian, Seumas Milne a effectué des reportages au Moyen-Orient, en Asie du Sud, en Russie, en Europe de l’Est et en Amérique Latine. Il est l’auteur d’un livre à succès sur la grêve des mineurs anglais de 1984–5 British intitulé L’ennemi intérieur : la guerre secrète contre les mineurs, fruit d’une enquête sur les agissements du MI5 et de la Special Branch dans ce conflit.

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Par Seumas Milne

Si on l’ignorait avant, la recrudescence de protestations globales au cours des deux dernières années nous offre une leçon que des manifestations de masse peuvent avoir des sens sociaux et politiques totalement différents. Porter des foulards et construire des barricades – ou même porter des revendications authentiques – ne veut pas dire automatiquement que ceux qui protestent se battent pour la démocratie ou la justice sociale.

De l’Ukraine à la Thaïlande et de l’Egypte au Venezuela, des protestations à grande échelle visaient – et dans certains cas ont réussi – à renverser des gouvernements. Dans certains pays les protestations de masse étaient conduites par des organisations de travailleurs contestant l’austérité et le pouvoir des entreprises privées. Dans d’autres cas des troubles où prédominent la classe moyenne ont servi de levier pour restaurer des élites évincées.

Parfois, en l’absence d’organisation politique, les deux peuvent se chevaucher. Mais quel que soit le secteur qu’elles représentent, elles se ressemblent toutes… à la télévision. Et les manifestations de rue ont été tellement efficaces pour faire tomber des gouvernements ces 25 dernières années que les pouvoirs globaux se sont ruées en force sur le marché de la protestation.

Depuis le renversement du gouvernement élu Mossadegh en Iran dans les années 1950, pour lequel la CIA et le MI6 ont payé des manifestants anti-gouvernementaux, les États-Unis et leurs alliés ont dominé le champ : en finançant des "révolutions de couleur", en fondant des ONGs affiliées, en formant des activistes étudiants, en alimentant les réseaux sociaux de la protestation pour dénoncer – ou ignorer – les répressions policières selon leur convenance.

Après une période où ils se vantaient de promouvoir la démocratie, voici qu’ils reviennent à leur méthodes anti-démocratiques. Prenez le Venezuela qui, ces deux derniers mois a été en proie à des manifestations anti-gouvernementales visant à renverser le gouvernement socialiste de Nicolas Maduro, élu l’année dernière pour succéder à Hugo Chávez .

L’opposition de droite vénézuélienne a depuis longtemps un problème avec le système démocratique. Après avoir perdu 18 des 19 élections ou référendums depuis que Chávez a été élu la première fois en 1998 – dans un processus électoral décrit par l’ancien président américain Jimmy Carter comme "le meilleur du monde" – ses espoirs s’étaient ravivés en avril 2013 à la suite de la mort de Chavez, lorsque le candidat de l’opposition de droite n’avait perdu que de 1,5 % face à Maduro. Mais en décembre 2013, les élections municipales dans tout le pays rendirent à la coalition chaviste une avance de 10 points.

Le mois suivant, des dirigeants d’opposition liés aux États-Unis– parmi lesquels certains sont impliqués dans le coup d’État contre Chávez en 2002 – ont relancé une campagne pour chasser Maduro, appelant leurs militants à “allumer les rues au feu du combat". Avec le haut niveau de l’inflation, la criminalité violente et les pénuries de certains produits de base, il y en avait plus qu’assez pour alimenter la campagne – et les manifestants ont répondu à l’appel, de manière littérale.

Pendant huit semaines, ils ont incendié des universités, des édifices publics, des arrêts de bus, et prés de 39 personnes ont été tuées. Malgré les déclarations du secrétaire d’État John Kerry pour qui le gouvernement vénézuélien mène une "campagne de terreur" contre ses citoyens, les preuves indiquent que la majorité a été assassinée par des militants de l’opposition, et parmi ces victimes on compte huit membres des forces de sécurité et trois motards égorgés par des filins d’acier tendus aux barrages de rue. Quatre militants d’opposition ont été tués par la police, faits qui ont entraîné l’arrestation de plusieurs membres des forces de l’ordre (1).

Ce qu’on dépeint comme ¨protestations pacifiques¨ a toutes les marques d’une rébellion anti-démocratique, ancrée dans des privilèges de classe et dans le racisme. Confinée à l’extrême aux zones riches et blanches de classe moyenne, ces manifestations ont rapidement tourné aux incendies et aux combats rituels avec la police, tandis que d’autres secteurs de l’opposition ont accepté de participer aux dialogues de paix.
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Des militants de droite installent une “guillotine” dans un quartier riche, à Caracas. La présence de certains civils armés dans des manifestations de l’opposition a déclenché une diabolisation de tout motard de secteur populaire ou de collectif sympathisant du chavisme. C’est sur cette base qu’ont été justifiés des dispositifs comme des câbles d’acier tendus en travers d’avenues ou de rues à une hauteur de 1,20m environ, et qui ont coûté la vie à deux personnes. Cette guillotine recommandée aux opposants par Angel Vivas, général d’extrême-droite à la retraite, est un instrument socialement sélectif, les motos étant un moyen de transport généralement utilisé par les travailleurs de milieu populaire.

Le soutien au gouvernement, pendant ce temps, reste solide dans le monde du travail. Anacauna Marin, une activiste locale du quartier populaire 23 de Enero à Caracas, explique : "Historiquement les manifestations étaient un moyen que les pauvres utilisaient pour exiger une amélioration de leurs conditions. Mais ici ce sont les riches qui protestent et les pauvres qui travaillent".

Dans ces circonstances il ne faut pas être surpris si Maduro analyse les événements comme une déstabilisation soutenue par les USA dans le style ¨ukrainien¨, ainsi qu’il me l’a dit. La réponse des États-Unis qui rejettent comme ¨infondée¨ cette analyse, est absurde. Les preuves de la subversion états-unienne au Venezuela – depuis le coup d’État de 2002 jusqu’aux câbles de WikiLeaks éclairant les plans états-uniens pour ¨pénétrer¨, ¨isoler¨ et ¨diviser¨ le gouvernement bolivarien, sans oublier le financement à grande échelle de groupes d’ opposition, sont volumineuses.

Ce n’est pas seulement parce que le Venezuela est assis sur les plus grandes réserves pétrolières du monde (2) mais aussi mais parce qu’il a dirigé la marée progressiste qui a déferlé sur l’Amérique latine au cours de la dernière décennie : contestant la domination des États-Unis , reprenant le contrôle de ressources aux mains des entreprises privées pour redistribuer les richesses et le pouvoir. En dépit de ses problèmes économiques actuels, les réalisations du Venezuela révolutionnaire sont incontestables.

Depuis qu’il a renationalisé le secteur pétrolier, le Venezuela l’a utilisé pour réduire de moitié la pauvreté, et l’extrême pauvreté de 70%, massifier la santé publique, le logement, l’éducation et les droits des femmes, augmenter les pensions et le salaire minimum, établir des dizaines de milliers de coopératives et d’entreprises publiques, transférer des ressources aux organisations de base de la démocratie participative, et financer des programmes de santé et de développement à travers l’Amérique latine et les Caraïbes.

Rien de surprenant donc si les chavistes pro-Maduro gardent le soutien de la majorité.

Pour le maintenir, le gouvernement devra réduire les pénuries et l’inflation – et il a les moyens de le faire. L’envolée des prix s’est produite après l’interruption de l’approvisionnement en dollars du secteur privé qui domine les importations et l’offre de produits alimentaires, et une grande proportion des marchandises soumise au contrôle des prix sort en contrebande du pays pour être revendues en Colombie à des prix beaucoup plus élevés.

De nouvelles mesures de contrôle des changes ont déjà produit leurs effets. Malgré tous ses problèmes, l’économie vénézuélienne a continué à croître et le chômage et la pauvreté à baisser (3). Le Venezuela est très éloigné d’être le cas désespéré dont rêvent ses ennemis. Mais le risque existe que, les manifestations s’essoufflant, des secteurs de l’opposition augmentent le niveau des violences pour compenser leurs défaites électorales.

Le Venezuela et ses alliés progressistes en Amérique Latine son importants pour le reste du monde – non parce qu’ils offrent un modèle politique et social ¨à imiter¨ mais parce qu’ils ont démontré qu’il y a de multiples alternatives économiques et sociales à la faillite néo-libérale dans laquelle sont plongés l’Occident et ses alliés.

Leurs opposants espéraient qu’avec la mort de Chavez se tarirait l’impulsion du changement régional. La récente élection de Michele Bachelet (centre-gauche) au Chili et de l’ex-dirigeant de la guérilla de gauche Sánchez Cerén au Salvador indique que le courant continue. Mais de puissants intérêts sur place et à l’extérieur sont determinés à le faire échouer – ce qui signifie qu’on verra surgir d’ autres manifestations ¨dans le style du Venezuela.¨

Twitter: @SeumasMilne

Notes :

(1) parmi lesquels il faut compter également des effectifs policiers obéissant à des maires de droite comme ceux de Polichacao (maire : Ramon Muchacho) (NdT).

(2) La compagnie pétrolière PDVSA vient de découvrir dans l’axe Zulia-Falcón un nouveau gisement de l’ordre de 185 millones de barils de pétrole et de 1,1 milliards de pieds cube de gaz (1,1 TCF) (NdT).

(3) Voir http://venezuelainfos.wordpress.com/2014/01/22/venezuela-laugmentation-du-salaire-et-la-baisse-du-chomage-continuent/ (NdT)

Original de cet article : http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/apr/09/venezuela-protest-defence-privilege-maduro-elites

Traduction de l’anglais : Thierry Deronne

URL de la version française : http://venezuelainfos.wordpress.com/2014/04/16/le-venezuela-montre-que-les-manifestations-peuvent-aussi-etre-une-defense-des-privileges-par-seumas-milne-the-guardian/

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Publié par le avril 22, 2014 dans Uncategorized

 

Sur le nouvel ambassadeur des Etats-Unis John Tefft en Russie: une déclaration de guerre des USA

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Il s’avère que dans notre livre "Cuba est une île", j’avais fait une enquête auprès des ambassades européennes et j’avais découvert que les Etats-Unis avaient envoyé un représentant à la section des intérêts qui non content d’avoir pour principale tâche de favoriser une dissidence, de la financer, mais aussi de prétendre à être le dirigeant des ambassades européennes. Deux ambassadeurs pour avoir refusé de se plier au diktat américain (le portuguais et le français Jean levy) avaient été mis au placard. Il s’agissait à l’époque d’obtenir des sanctions de l’Europe sous la houlette du franquiste Aznar, du tchèque, du polonais (déjà). Il s’avère que les Etats-Unis ont nommé un nouvel ambassadeur qui est exemplaire de cette politique d’ingérence et de séstabilisation. Il va aussi, n’en doutons pas orchestrer les ambassades européennes vassalisées et de là diriger des campagnes de presse très liées aux ambassades, pour un journaliste qui va sur le terrain la plupart des autres se contente de produits livrés par les ambassades ou des "correspondants " locaux.Malgré le barnum autour des "otages", il faut bien considérer la réalité de la presse et ses liens avec des circuits "officiels". (note de Danielle Bleitrach)

La Russie a reçu le nouvel ambassadeur des États-Unis d’Amérique. John Tefft est un amoureux des antiquités , il soutien activement les défilés de la fierté gay et l’opposition à Moscou, c’est un ami de longue date et fidèle, de Mikheil Saakashvili et de Boris Berezovsky. Et aussi, le chef d’orchestre chevronné de divers révolutions colorées, y compris la géorgien et l’ukrainienne .

De l’officiel biographie de Tefft :

John Tefft est né à Madison, Wisconsin (États-Unis) en 1949. Il est diplômé de l’Université du Milwaukee, Wisconsin (est titulaire d’un baccalauréat) et Džordžstaunskij de l’Université de Washington (MA, spécialité « histoire »).
1986-1989-conseiller pour les affaires politiques et militaires, de l’ ambassade des États-Unis en Italie.
1989-1992 : directeur adjoint de la Division du Soviet (CEI plus tard).
1992-1994-Directeur, Division du département d’état des États-Unis en Europe du Nord.
1996-1999-adjoint, l’Ambassadeur des Etats-Unis à Moscou, de 1996 à 1997 il a été Chargé d’affaires ad intérim des États-Unis d’Amérique en Russie.
2000-2003-American Ambassadeur de Lituanie.
2004-2005-Unis États adjoint Secrétaire d’État adjoint pour les affaires européennes et eurasiennes (chargé des relations avec la Russie, l’Ukraine, Biélorussie et Moldavie).
2004-visité l’Ukraine, pour le compte du département d’Etat américain a exprimé à maintes reprises de préoccupation sur l’état d’avancement de la campagne.
2005-2009-l’Ambassadeur des Etats-Unis en Géorgie.
2009-2013-ambassadeur des États-Unis ambassadeur en Ukraine.

Alors,voilà le grand spécialiste sur la Russie qui a pour mission de "pousser la démocratie dans l’ex-URSS :

Tefft exprimé ouvertement sa volonté de financer "le développement de la société civile" . Ainsi en Ukraine en 2012, John Tefft avait déclaré:

" Ce matin, j’ai parlé par email avec mes collègues dans le département d’Etat, j’examine actuellement la possibilité d’obtenir des subventions pour le développement de la société civile en Ukraine. J’espère que le Congrès votera en faveur de la fourniture d’une assistance, et le budget pour le prochain exercice n’a pas encore été approuvé, nous serons en mesure de poursuivre cette aide, parce que c’est l’un des principaux facteurs du développement de la démocratie en Ukraine".

L’Épouse de l’Ambassadeur Tefft, Mariela , par ailleurs, pendant le mandat de son mari comme ambassadeur en Géorgie,a dirigé personnellement l’Agence de développement International (USAID) recherche des Etats-Unis en Géorgie. Et en 1997, Mariela Taft a également travaillé à Moscou pour un organisme indépendant financé par l’USAID. Il s’agit de l’USAID, qui a été abandonnée en 2012, en raison du fait que "la nature de l’activité de l’organisation ne respectait pas les objectifs fixés et l’Agence par le biais de la distribution des aides en provenance des tentatives d’influencer les processus politiques et les institutions de la société civile".

Les lois du pays sont secondaires. Ce qui importe sont les seuls intérêts des États-Unis d’Amérique

Quand John Tefft était ambassadeur en Ukraine, les observateurs ont noté à quel point celui-ci se moquait des lois en vigueur sur le territoire de ce pays. A ce titre, il a constamment soutenu "la nécessité de la libération immédiate de Mme Tymoshenko et les autres membres de l’ex-gouvernement, et de rétablir pleinement leurs droits civils et politiques. "La libération immédiate d’un homme dont la culpabilité a été prouvée dans la Cour et qui purge une peine de prison ? Ces questions n’ont jamais inquiéré Tefft.

En outre, Tefft à plusieurs reprises précisé aux Ukrainiens stupides son but comme Ambassadeur des États-Unis. Il a ouvertement déclaré que l’objectif principal de l’ambassade du États-Unis en Ukraine ne sont pas les responsabilités diplomatiques directes (représentation de son état et le transmetteur/récepteur officiel entre les Etats-Unis et l’Ukraine), mais de "libérer les élections et les réformes en Ukraine et que, même si il est l’Ambassadeur du gouvernement des États-Unis et l’Ambassade travaillera pour le plaisir".

La Tefft « célébrité » et le scandale avec l’annulation du visa du premier adjoint le procureur général d’Ukrain Renata Kuzmina, qui a accusé l’Ambassadeur d’attitude "inamicale". Il s’est avéré que ‘Ambassadeur des USA en Ukraine, n’aimait pas certaines décisions du Procureur général d’Ukraine. L’Ambassadeur des Etats-Unis avait-il à entretenir un rapport quelconque avec de la prokuratura du pays hôte voilà un mystère pour les experts en droit international. Cette attitude ressemble à de l’ingérence dans les affaires intérieures etde la pression sur les structures de la mise en application de loi de l’État souverain.

L’utilisation de la communauté gay

Avec une certaine appréhension particulière John Tefft désigne toute manifestation de l’orientation sexuelle inhabituelle. Ainsi, l’Ambassadeur des États-Unis en Ukraine Tefft a organisé le soutien toutes sortes d’actions et aux parades gay des minorités sexuelles.

"En Tant que l’Ambassadeur des Etats-Unis à Kiev, je tiens à exprimer mon soutien et l’appui de mon pays pour tous ceux qui participeront à la première pride en mars pour les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres personnes (LGBT) en Ukraine le 20 mai 2012. Je dois malheureusement constater que, dans de nombreux pays du monde, les membres de la communauté LGBT continuent à souffrir de la violence, des discriminations et de persécutions en raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre, " a souligné dans la déclaration, l’Ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine.

Selon lui, comme l’a soutenu le Secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, "gay rights are human rights, et droits de l’homme sont les droits des homosexuels.

« Par conséquent, le reconnaître la diversité, la tolérance et lutter contre les préjugés et la discrimination, nous visons à construire un monde dans lequel tout le monde pourra profiter pleinement les droits fondamentaux de l’homme, » a déclaré Tefft. — Je tiens à remercier les organisateurs de la pride de mars et j’espère que beaucoup, comme les gays et gay, se joindrons à nous lors de cet événement. Je vous souhaite à tous une fête réussie et paisible."

Ce qu’il faut comprendre c’est que l’utilisation de la communauté gay comme cheval de Troie de l’étranger est parfaitement nuisible à cette communauté.

Un citoyen de combat pour l’Amérique Tefft

Aux États-Unis, l’équivalent des militaires dans la lutte mondiale contre l’URSS et la Russie, John Tefft a remporté de nombreux prix gouvernement Awards.

La première médaille d’or de Distinguished Honor Award du Department of State, il a obtenu en 1992, après la victoire des États-Unis sur l’Union soviétique pendant la guerre froide.

La seconde DCM award de l’année il en a été le " héros en 1999 après trois années difficiles, l’ambassadeur américain adjoint en Russie. Charge d’affaires Tefft était responsable pur les États-Unis pour gérer la période post-soviétique et les "privatisations" l Tout a été fait correctement. Pour les États-Unis. Poutine a récemment révélé que c’était la CIA qui avait géré les dites privatisations.

Le troisième prix est une médaille du Président des Etats-Unis « Service Awards »-a été attribuée en 2004 après que Tefft, comme sous-secrétaire adjointe aux États-Unis, où il était chargé des relations avec l’Ukraine. En 2004, il s’inquiète de l’état d’avancement de la campagne et l’accès limité aux médias pour l’opposition orange et il organise la publicité.

Il semble que Tefft aille maintenant en Russie dans l’espoir d’une autre médaille.
Parmi les récompenses étrangèreeds Tefft a reçu l’ordre de l’Etat géorgien de Saint-Georges, que lui a accordé le Président Mikhail Saakashvili pour « services spéciaux » en Géorgie. « À mon avis,"a déclaré Saakachvili, Tefft est devenu une partie de la vie culturelle, politique et sociale de la Géorgie. Une contribution importante de lui et de sa femme. ".

Le cercle des amis est très particulier

John Tefft dans les années 90 , celles de la privatisation du nouvel état russe, était très proche de l’oligarque sulfureux Boris Berezovsky.

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Et quand il était ambassadeur en Ukraine, il a constamment invité à diverses manifestations à l’ambassade, le leader du nationaliste Slovoboda Party d’Oleg Tâgniboka, qui n’a cessé d’en appeler à détruire les Juifs et les Moscovites en faisant un amalgame puisqu’il appelle Moscou la juive. ».

 
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Publié par le avril 22, 2014 dans Uncategorized

 

Culture: Les salafistes wahhabites libyens détruisent un site de 12.000 ans d’âge

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Des salafistes wahhabites ont détruit les gravures et peintures rupestres du mont Tadrart Acacus, en plein désert libyen qui remontent à 12.000 ans avant J.-C.

Par Imed Bahri

C’est au fin fond du désert libyen, au sud- ouest de Fezzan, à 100 km de la frontière avec l’Algérie, que trône le mont Tadrart Acacus, orné sur une surface de 250 km carré par des gravures et des peintures rupestres, représentant des animaux comme la girafe, le dromadaire, l’éléphant, l’autruche, le cheval ainsi que des hommes dansant ou jouant de la musique.

Un patrimoine mondial

Les experts de l’Unesco ont daté les plus anciennes de 12.000 ans avant J.-C. et les plus récentes à un siècle après J.-C. Une période qui couvre donc toute la préhistoire durant laquelle les artistes ont exprimé les évolutions de la civilisation humaine dans ces contrées réputées arides. C’est pour cela que l’organisation onusienne l’avait déclaré «Patrimoine mondial».

Tous les occupants, les conquérants et les populations de ces zones, ainsi que les voyageurs et les caravaniers avaient respecté ces fresques qui nous sont parvenues des fonds lointains de l’Histoire! Sauf ces salafistes formés à l’école wahhabite.

Rappelons que cette secte avait, dès sa naissance, rasé les tombes des compagnons du prophète et ont tenté de la détruire avant de se reprendre. Ce sont leurs adeptes, version taliban qui ont détruit à l’explosif les Bouddhas de Bamiya en Afghanistan.

Ils considèrent, selon une vision primaire de la charia et de l’histoire que les représentations, peintures et autres statuts sont des formes d’associationnisme et de polythéisme.

Dans leur ignorance, ils ne savent pas que le Prophète, lors de sa conquête de la Mecque, avait détruit seulement les statuettes des divinités qurayshites, tout en épargnant les peintures murales illustrant la vierge tenant dans ses bras Jésus.

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Les «combattants de Dieu» sont partis à l’assaut de la citadelle du «polythéisme» alors qu’à des centaines de kilomètres à la ronde, il n’y a pas âme qui vive depuis des siècles.

121 siècles d’histoire effacés

C’est un journaliste libyen, Aziz Al-Hachi de la ville du Ghat, qui a alerté l’opinion internationale sur ce crime contre la mémoire de l’humanité, information relayée par Jacques-Marie Bourget, grand reporter et écrivain sur un site français.
Tadrart est le féminin de Adrar, qui signifie mont, une surélévation en plein désert qui s’étend sur 250 km carré. C’est avec des jerricanes de white spirit, un dissolvant puissant et des marteaux que «les combattants de Dieu» sont partis à l’assaut de la citadelle du «polythéisme» alors qu’ à des centaines de kilomètres à la ronde, il n’ y a pas âme qui vive depuis des siècles, sauf des scorpions, des cobras et les quelques habitants de villages convertis à l’islam depuis quatorze siècles.

C’est dire à quel point le fanatisme peut enlever toute notion de réalité. 121 siècles d’histoire patiemment sculptés et peints par des artistes inconnus qui s’envolent en poussière dans le vent du sable libyen. Il est vrai que des puits de pétrole, cette malédiction du désert, ont fait depuis quelque temps leur apparition et attirent maintenant des bandes de pillards faussement qualifiés de «révolutionnaires».

Décidément, Bernard Henri Lévy restera enfin dans l’Histoire car ce sont ses copains qu’il a envoyés faire table rase de l’histoire de Kadhafi qui ont rasé 12.000 ans de l’histoire de l’humanité. On ne savait pas que le principe d’«ingérence humanitaire», cher à son ami Bernard Kouchner, puisse aller aussi loin dans l’histoire de l’humanité.

 
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Publié par le avril 21, 2014 dans Uncategorized

 

Peter Weiss : esthétique de la Résistance

1-crimee-1980-urss-otan-cassiniMarx, Engels, Luxemburg, Lénine n’avaient-il pas émis l’idée que les manifestations culturelles n’avaient pas toujours été produites dans la foulée des conditions matérielles de leur temps mais souvent en opposition à celles-ci, que les artistes mirent toute leur ruse, leur obstination et leur ironie à briser les barrières et les réalités des conditions de production et contribuèrent par leurs approches nouvelles à modifier l’état des consciences. L’art possédait donc, en plus de son incontestable caractère de classe, une vertu particulière qui lui conférait une supériorité sur les processus sociaux économiques et politiques déterminant notre vie, il se trouvait souvent dans la situation limite à partir de laquelle l’être social subissait des transformations et c’est sans doute cette particularité qui déroutait les idéologues. Ils n’étaient pas capables de s’ouvrir aux stimulations de l’art, cette force de rénovation toujours présente partout, ils exigeaient au contraire des médiations artistiques la même discipline à laquelle les politiciens qu’ils étaient devaient se soumettre. Lorsqu’ils intervenaient pour imposer leur tutelle, prendre des mesures, il était difficile de les critiquer car ils faisaient cela avec les meilleures intentions du monde. L’art socialiste devait être protégé des brutalités qu’imposait le marché capitaliste de la culture et il fallait approuver toute mesure visant à exclure la glorification de la guerre, de la violence sadique, du racisme, mais il était difficile de porter un jugement lorsqu’on se trouvait à la frontière entre le combat contre la réaction et la liberté d’opinion. Nous n’approuvions pas le point de vue selon lequel la pacotille était le prix qu’il fallait payer pour la liberté de vote, nous condamnions les immondices que déversaient quotidiennement sur la population les cloaques des mass-médias et ce qui appartenait à la littérature, aux arts plastiques ne devait pas subir d’accommodements. C’est ainsi que notre formation ne s’effectuait pas seulement en s’opposant aux obstacles de la société de classe mais aussi en contradiction avec le principe d’une conception culturelle socialiste selon lequel les maîtres du passé devaient être sanctionnés et les pionniers du vingtième siècle excommuniés. »

L’Esthétique de la résistance (Die Ästhetik des Widerstands) est un roman en trois tomes de l’écrivain allemand Peter Weiss, qu’il a écrit entre 1971 et 1981. Le premier tome est paru en 1975 aux éditions Suhrkamp. Dans ce livre, Peter Weiss raconte l’histoire collective du mouvement ouvrier allemand et de son échec, de la République de Weimar à 1945. Les trois protagonistes principaux du roman découvrent en parallèle quelques grandes œuvres du patrimoine artistique de l’humanité et comprennent qu’elles ne sont ni un bien culturel, ni un espace imaginaire où se réfugier lorsque l’action politique a échoué, mais celui d’une expérience esthétique vécue que doit s’approprier le lecteur ou le spectateur afin de nourrir sa résistance à l’ordre établi par la société de classes.

 
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Publié par le avril 21, 2014 dans Uncategorized

 

Interview du communiste Kilinkarov dans The Kiev Times 20.04.2014

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http://thekievtimes.ua/politics/361503-kommunist-kilinkarov-o-tex-kogo-nuzhno-likvidirovat.html

Qui a conduit le pays à son état actuel?

- Dans ce pays, vous devez éliminer un groupe social, politique et économique – une douzaine d’oligarques qui sont derrière tous les processus qui se déroulent dans notre pays Y compris politiques. Croyez-moi, le pays ne sera pas en mesure de se développer, tant que les ressources incommensurables, et le budget du pays, seront concentrés entre les mains d’une ou de plusieurs personnes, Ces personnes ne font que jouer avec l’Ukraine, comme aux échecs. Je pense que le problème est juste cela.

- Oui, il me semble que quand certaines forces politiques parviennent au pouvoir, elles se mettent à la recherche de dialogue et de compromis avec les oligarques. Comment changer ce système et faire que les grandes entreprises travaillent dans l’intérêt du pays?
- Pour ce faire, nous avons besoin de volonté politique. Ce n’est pas Bill Gates, qui a fait des découvertes marquantes dans la science. Ce sont des bandits qui ont amassé leur fortune uniquement en volant le peuple ukrainien. Principalement le secteur de l’énergie mais aussi bien d’autres monopoles. Ces personnes n’ont jamais travaillé dans le pays et n’en ont pas l’intention. Ces personnes n’ont pas de patrie. Ils ne vont pas vivre ici, mais seulement gagner de l’argent ici. Et ils aiment le pays tant qu’il leur permet de gagner des milliards.

La première chose à faire – est d’excure ces gens-là du pouvoir à. Pour ce faire, il faut au niveau législatif interdire à tous les fonctionnaires de détenir des comptes à l’étranger. Eh bien, c’est juste une formalité, lorsqu’un oligarque accède à quelque poste élevé, il aurait renoncé à tous ses revenus! C’est n’importe quoi! Qui le croirait? Il est clair qu’il va poursuivre ses contrôles de gestion, il est clair que, dans sa position, il va tout faire pour augmenter son entreprise. C’est élémentaire. L’erreur de la société ukrainienne est qu’elle pense que les oligarques mettront les intérêts de l’État au-dessus de leurs intérêts commerciaux. Ces concepts sont diamétralement opposés.

– Que faire?
- Prendre le contrôle de tous les flux financiers et nationaliser. La nécessité de restituer à l’Etat ces morceaux choisis que se sont appropriés les oligarques eux-mêmes. Ils n’ont pas pris les entreprises non rentables, mais celles qui marchent bien. Ils n’ont strictement rien produit, mais seulement trouvé deux personnes – un comptable et directeur – et bloqué les flux financiers. C’est tout ce qu’ont fait les oligarques.

 
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Publié par le avril 21, 2014 dans Uncategorized

 
 
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