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albert einstein et le violon

11 août

Albert-Einstein-et-la-musique[1]Un jour, à ce qu’on raconte, Albert Einstein jouait dans un quatuors d’instruments à cordes avec son ami Fritz Kreisler, le grand violoniste Viennois. Einstein a fait une erreur. « Vous savez, Albert, » lui a dit Kreisler, « Votre problème est que vous ne savez pas compter. » C’est une histoire qui connait de multiples versions. Mais ce qui est indiscutable c’est que l’inventeur de la théorie de relativité générale était aussi, pendant ses moments de liberté, un violoniste acharné.

« Si je n’étais pas un physicien, je serais probablement un musicien, » a-t-il souvent répété. « Je pense souvent en musique. Je vis mes rêveries en musique. Je vois ma vie sous des formes musicales … la plupart de joie de la vie me viennent de la musique. »

Aujourd’hui nous avons une chance de comprendre le lien entre la musique et la physique tel que le décrivait Einstein. Le violoniste Jack Liebeck, le Jeune Interprète Classique britannique au the Classical Brits 2010, s’est associé avec Brian Foster, le Professeur de Physique Expérimentale à l’Université d’Oxford, pour donner un cours et un récital sur la Musique des Sphères.

« Brian m’a d’abord entendu jouer au Festival Cheltenham, » raconte Liebeck. « Nous avons eu un entretien et plus tard il m’a invité en dîner à la table haute de son université d’Oxford, où j’ai fini de l’interroger sur la physique de particule pendant une heure et demie. Et comme il est lui-même un amateur passionné de violon, je lui en ai donné une leçon. « 

Ensemble les deux hommes ont imaginé l’Univers d’Einstein pendant l’Année Mondiale de la Physique en 2005; depuis cette date ils ont donné des conférences dans les écoles et les Universités à travers la Grande-Bretagne, soutenu par the Science and Technology Facilities Council. Mais c’est seulement maintenant qu’ils donnent une séance publique à Londres, à St John’s, Smith Square, le 4 février. Foster parlera à 5.15pm; Liebeck illustrera le cours avec des extraits des pièces de violon de solo de Bach. L’assistance pourra vivre la manière dont la musique agissait sur Einstein.

« Il a utilisé la musique pour dégager son esprit de la forte tension que lui imposaient les concepts tortueux » suggère Liebeck.

Pendant le cours Foster explique les activités de CERN (l’Organisation européenne pour la Recherche Nucléaire) et son Grand Hadron Collider dans un tunnel de 100 mètres. Aucune de ses expériences en cours n’auraient été possibles sans les découvertes d’Einstein. Pourtant, quand le grand homme aurait du recevoir son Prix Nobel en 1922, il n’était pas présent à la cérémonie. Il était au Japon, pour un concert autour de la Sonate Kreutzer de Beethoven.

Liebeck, avec le pianiste Katya Apekisheva, terminera la soirée avec une exécution de trois sonates de violon de Johannes Brahms. Einstein avait une affinité spéciale avec la première de celles-ci, la sonate en G majeur.

Alors qu’il était étudiant en Suisse, il en avait entendu une exécution par le violoniste Joseph Joachim; à la suite de quoi, le scientifique se mit à pratiquer le morceau intensivement, il a décidé d’apprendre tout ce qu’il pourrait de Joachim.

Einstein utilisait souvent sa notoriété pour rencontrer et obtenir une aide amicale musiciens qu’il avait admirés. Il souhaitait jouer de la musique de chambre avec eux et, bien qu’il ne soit pas un virtuose, personne n’osait le lui signaler habituellement. Il faut réserver le cas de Jelly d’Aranyi, le violoniste hongrois pour qui Ravel a écrit son célèbre Tzigane , il a arrêté le quatuor d’instruments à cordes dans lequel il jouait avec Einstein et il a déclaré : « Albert, votre temps est très relatif aujourd’hui… »

L’auteur américain, Jérome Weidman nous a laissé une autre jolie anecdote. Alors qu’il était encore qu’un jeune homme, il se considérait comme quasi-sourd, il attendait avec résignation qu’ait lieu une soirée musicale dans la maison d’un philanthrope de New York. Il s’est trouvé assis à côté d’Einstein, qui lui a demandé s’il aimait Bach. Quand Weidman a avoué n’avoir aucune oreille musicale, Einstein l’a conduit rapidement dans le bureau de leur hôte; et là avec l’aide d’un disque de Bing Crosby et d’autres morceaux, culminant avec Bach, le scientifique a prouvé au jeune homme qu’il avait simplement eu ses oreilles fermées à la musique classique par une première expérience malheureuse avec un professeur et que son « oreille » était parfaitement bonne. La soirée a instillé dans Weidman un amour pour Bach qui ne l’a jamais quitté. Quand leur hôtesse a demandé pourquoi ils avaient manqué le concert, Einstein a souri : « avec mon jeune ami ici, j’ai été engagé dans l’activité la plus grande dont l’homme est capable : ouvrir à autrui un fragment de la frontière de la beauté. »

La beauté était primordiale dans la conception d’Einstein de l’univers – inspirée par « l’architecture » et « l’unité intérieure » il l’a trouvé dans la musique de Bach et Mozart. « Le travail d’Einstein était pour beaucoup une tentative d’unifier la physique, et d’expliquer des éléments apparemment disparates dans un même cadre, » indique Foster.

« Il avait l’habitude de dire que le cadre pourrait être extrêmement beau. le cas d’Einstein à la recherche de solution harmonieuses est toujours à l’œuvre : le travail à LHC est avant tout une recherche de l’unification et de la beauté. Foster suggère que la recherche du LHC pourra accomplir le rêve d’Einstein, comprendre l’univers grâce à une théorie unifiée.

Le cours et le récital sont gratuits pour tous ceux qui ont moins de 25 ans. Et là, peut-être, y a-t-il un choix essentiel alors que le gouvernement et beaucoup d’autorités locales envisagent des réductions potentiellement dévastatrices pour l’enseignement de la musique. Pourtant il est concevable que sans sa pratique de la musique, Einstein n’aurait jamais pu établir les connexions et les découvertes qui ont changé le monde.

« Jouer de la musique ouvre des sentiers neuronaux qui ne pourraient pas s’ouvrir autrement, » dit Liebeck.

« Cela organise des échanges entre divers domaines du cerveau qui ne pourrait pas se connecter aussi aisément sans cela.

« Nous entendons souvent à la radio et la TV des politiciens soulignant l’importance de ‘ les trois » R ‘, mais je pense qu’ils pourraient être plus productif si tous les enfants avaient appris à jouer d’un instrument de musique. Il concentrerait leurs intelligences d’une meilleure manière. »

. »The performance takes place at St John’s, Smith Square, just round the corner from the Houses of Parliament. Government ministers could do worse than pop in and listen.

The Music of the Spheres, featuring Jack Liebeck, Katya Apekisheva and Professor Brian Foster, is at St John’s, Smith Square, London SW1 (020-7222 1061) 4 February at 5.15pm

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4 Commentaires

Publié par le août 11, 2013 dans expositions, misique, sciences

 

4 réponses à “albert einstein et le violon

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