RSS

Archives Mensuelles: février 2012

quelques films à ne pas rater… par danielle Bleitrach

quelques films à ne pas rater… par danielle Bleitrach

légende: Welcome in Vienna III

Disons tout de suite que je n’ai vu ni Intouchable, ni polisse, ni The artist…  Cela dit il y a quelque chose qui m’horripile dans la manière dont a été accueiilie la moisson de prix pour The artist… J’ai même eu droit à la proposition d’une pétition pour dénoncer l’américanisation de la culture française. Nous sommes décidemment loin du temps où le combat contre la loi Blum Byrnes qui livrait la France à la diffusion massive des films made in Hollywood avait permis d’obtenir ce qui non seulement encore aujourd’hui permet l’existence du cinéma français mais également a aidé au financement et à la diffusion d’un cinéma du Tiers monde. Un jour je vous raconterai ça et le rôle joué par le parti communiste. Cela se passait il est vrai à la Libération quand le parti communiste jouissait d’une audience maximale en matière culturelle. Disons simplement qu’une disposition a été obtenue par les luttes, toute entrée d’un spectateur contribue encore aujourd’hui à donner des moyens financiers à la création française et même mondiale. Ca c’est de la politique , pas s’exciter sur the artist. The Artist n’est pas un block buster, une machine à profit tels que les produit Holywood, l’industrie cinématographique. C’est un film d’auteur, bon ou mauvais je n’en sais rien mais il ne mérite pas que l’on rompe des lances en sa défaveur. Si l’on veut lutter contre l’américanisation de la culture, il y a bien d’autres combats en particulier partout et toujours défendre une certaine dignité du fond et de la forme cinématographique et moins parler du divertissement et plus lutter pour ce qui mérite d’être défendu.

RETOUR SUR UN FILM IMPORTANT

C’est ce que certaines personnes font avec honneteté et il faut les soutenir. Tous les mardi à Aix en provence, l’Institut de l’Image et le département de cinéma de l’Université de provence organisent la projection d’un film, suivi d’un cours de cinéma et d’un débat. L’Institut de l’Image en général a une programmation excellente. Hier soir, j’ai vu Welcome in Vienna et j’invite tous les gens de la région marseillaise et aixoise à ne pas rater cette admirable triologie, le périple de jeunes Autrichiens juifs depuis la nuit de cristal en 1938 jusqu’à la victoire sur les troupes nazies en 1945. Ce film est bouleversant tant il témoigne de ce que je ne cesse d’expliquer ici sur le fait que le nazisme n’a jamais été éradiqué et le retour du jeune héros sous l’uniforme américain dans Vienne où l’on se pose en victime du nazisme en oubliant toutes les volontés de collaboration (il y a eu les mêmes aux Etats-Unis) explique beaucoup de choses. On pense à la colère d’un Thomas bernhardt devant cette politique de « l’Autruche ». C’est une méditation amoureuse sur l’Europe mais aussi sur les Etats-Unis, sur l’impossible liberté, la servitude volontaire. Quand on lit le Journal d’exil de brecht, malgré la pudeur extrême de ce dernier, on ressent cet étouffement de l’exil, l’absence d’air mais aussi la langue qui se pétrifie, le comédien qui est trop heureux d’aboyer, de faire le chien en s’appelant Johnny et le grand professeur de chirurgie qui ne peut plus être employé parce qu’il continue à trembler de peur et d’humiliation… Donc ne ratez pas cette trilogie cet après-midi à 14 heures et à 16 heures et jeudi et vendredi aux mêmes heures… Voici les comentaires d’Allociné sur cette trilogie:

« Il y a vingt-cinq ans sortait en France Welcome in Vienna, film globalement salué par la critique – son réalisateur, Axel Corti, prématurément décédé en 1993, étant lui peu à peu oublié.

Or le film distribué il y a vingt-cinq ans n’était que la dernière partie d’une trilogie, et c’est cet ensemble d’une toute autre ampleur, aux deux tiers inédit en France, donc, qui sort aujourd’hui sous le même titre global de Welcome in Vienna.

Un événement cinématographique, l’une des grandes œuvres de cette année.

Fondés sur un scénario largement autobiographique de Georg Stefan Troller, ces trois films chroniquent la vie de jeunes Autrichiens juifs depuis la Nuit de cristal en 1938 jusqu’à la victoire sur les nazis en 1945.

Dans le premier volet, Dieu ne croit plus en nous, le personnage principal est un adolescent de 16 ans, Ferry, bourgeois juif viennois devenu orphelin au lendemain de la Nuit de cristal. On suit sa fuite de Vienne à Prague, puis d’un camp de réfugiés dans le Nord de la France jusqu’à Marseille, où il va tenter d’embarquer pour l’Amérique.

Troller et Corti placent leur récit au ras du quotidien, leurs personnages sont des gens ordinaires, juifs, non-juifs, engagés ou non, pourchassés, neutres, résistants, collabos actifs ou passifs, tous pris dans la tourmente des événements. Si la grande histoire est un arrière-plan omniprésent, les auteurs s’attachent aux petits faits, à ce qui tissait l’ordinaire de chaque journée dans ce contexte extra-ordinaire : resserrement de l’étau antisémite, rencontres amicales ou amoureuses, quête de visas, nécessité de quitter son pays, discussions politiques, existentielles ou triviales…

Les auteurs décrivent tout avec subtilité, intelligence, retenue, n’appuyant jamais sur la pédale émotionnelle. Voir le long passage dans le camp français où se constitue une minicommunauté de juifs en fuite : différences de caractères, divergences idéologiques, solidarité de destins, angoisse, humour Mitteleuropa…

Dans sa mise en scène, utilisant le noir et blanc et le format “carré”, insérant parfois des extraits d’images d’archives mais toujours dans la trame du récit, Axel Corti trouve une juste tonalité, entre épure moderne et stylisation, collant au récit et aux personnages mais ne se refusant pas la beauté d’une errance dans la neige aux accents de Schubert, ou encore l’ellipse d’une étreinte en enchaînant le plan d’un homme et une femme traversant une rivière torses presque nus entre les lignes ennemies avec un plan des mêmes se réveillant au matin dans le même lit.

On entre dans le deuxième volet, Santa Fe, à bord d’un paquebot qui accoste le port de New York. Ironie cruelle, après avoir échappé à tous les périls de l’Europe, Ferry se noie près de la Statue de la Liberté en voulant sauver une réfugiée, laissant la place de personnage principal à un compagnon de traversée, Freddy, lui aussi jeune, autrichien et juif.

Chassés d’Europe, les juifs germanophones trouvent aux Etats-Unis un paradis illusoire. Ces exilés se heurtent tour à tour à l’antisémitisme ou à la méfiance de ce qui est germanique. L’atmosphère humoristique et désenchantée de ce volet rappelle l’extraordinaire roman d’Edgar Hilsenrath, Fuck America, même si le ton de Troller et Corti est moins iconoclaste.

Freddy rêve du soleil et des cactus de Santa Fe comme d’une page blanche où il pourrait repartir à zéro. Mais on ne se réinvente pas si facilement quand on a passé les seize premières années de sa vie à Vienne.

Le film du retour à Vienne (3e partie, Welcome in Vienna) est celui des retrouvailles avec un pays irrémédiablement transformé par les années de guerre et le noir souffle nazi.

Atmosphère de reconstruction difficile au milieu des gravats, dénazification, anciens tortionnaires ou collabos reconvertis agents anticommunistes ou trafiquants. Même ceux qui voudraient passer à l’Est déchantent : extraordinaire séquence dans un terrain vague avec une apparatchik soviétique.

Le monde d’avant-guerre et la Vienne juive ne sont plus. Autrichien non juif, Axel Corti a voulu filmer cette histoire “non pour faire la morale, mais pour raconter une histoire d’êtres humains” et pour en finir avec le refoulement autrichien.

Troller, de son côté, souhaitait montrer l’ironie et l’absurdité de cette époque : “En France, on nous considérait comme des parasites qui prenaient le travail des autres bien qu’avoir un emploi nous était défendu ! Les autorités du camp préféraient les nazis à nous. On rendait à l’Allemagne des ennemis dangereux tandis qu’on nous gardait en détention, nous qui n’avions qu’un seul désir, nous battre pour la France.”

Cette amère ironie traverse une fresque humaine et historique digne des plus grands romans, marquée du sceau de la vérité et de la complexité, alliant sobriété stylistique et retenue (donc puissance) émotionnelle, déroulant tout du long une grandeur qui ne la ramène jamais.

Welcome in Vienna (1 – Dieu ne croit plus en nous ; 2 – Santa Fe; 3 – Welcome in Vienna).

Un extrait du film avec vodkaster.com

En quoi croyez-vous ? extrait de Welcome in Vienna – Partie 1 : Dieu ne croit plus en nous

LE CINEMA IRANIEN, UNE REVOLUTION CINEMATOGRAPHIQUE

Mais je voudrais surtout vous signaler du 7 au 20 mars, 14 films iraniens dont beaucoup d’entre eux en présence de leur réalisateur et réalisatrice. Des présentations de film, des tables rondes autour de « l’urgence de filmer ». L’iran vit  cette situation contradictoire, et ce n’est pas seulement sur le plan cinématographique qu’il en est ainsi, l’Iran est un des pays où le taux de femmes cinéastes est un des plus élevés du monde et dans le même temps il y a cette réflexion de Mahbaz Mohammadi juste avant son arrestation en juin 2011: « je suis une femme, je suis cinéaste, deux raisons suffisantes pour être coupable dans ce pays. Actuellement, je réalise un nouveau documentaire sur les femmes de mon pays… La liberté est le mot qui manque le plus à leur quotidien« .

j’ai envie de dire quelque chose de trés simple: le cinéma iranien a connu depuis les années 1990, un formidable essor, il a su baigner dans la réalité d’une histoire, d’une culture, d’une nation et si l’on condamne ces cinéastes à l’exil sous quelque forme que ce soit, ils se pétrifieront parce qu’ils ont besoin du corps iranien. le cinéma iranien poursuit son avancée en utilisant les petites caméras  numériques, un peu la rupture avec la poésie métaphorique comme déjà un acte politique a accompagné la lutte contre le shah, la révolution… Rien n’illustre mieux cette  rupture que les femmes et la manière dont elles ont avancé sous le voile pour conquérir leur place à leur manière. Cette simple description témoigne de la nécessité de laisser les iraniens saisir l’exigence de vivre qui monte d’en bas en s’opposant à toutes les manipulations. Là oui nous serions métaphoriquement dans la situation de la marchandisation, l’américanisation d’une culture millénaire et d’une richesse inouïe et dont nous ignorons tout.

Voilà je crois qu’il faut relire le texte du parti communiste Toudeh sur la situation en iran, la priorité des priorités est de refuser l’intervention impérialiste comme de comprendre que le régime en place pour maintenir sa répression organise les provocations et tend à monter une vision du peuple iranien qui ne peut que conforter la volonté d’intervention de l’impérialisme. témoigner de l’exigence de liberté du peuple iranien, de son droit à l’imposer est essentiel. Se battre contre les dictatures, les oppressions, en particulier celles qui touchent les femmes c’est imposer la paix. Donc ne ratez pas ces séances autour du cinéma iranien , les débats multiples et contradictoires.

Danielle Bleitrach

 

Syrie : l’Onu dénonce la répression, les manifestations se poursuivent par Pierre Barbancey

Syrie : l’Onu dénonce la répression, les manifestations se poursuivent par Pierre Barbancey
voici un excellent article paru dans l’Humanité sur la situation en Syrie et qui mérite d’être lu avec attention, ce serait parfait si une telle position s’accompagnait d’un appel à la mobilisation en faveur de la paix et s’il s’agissait là d’un des thèmes de la campagne électorale: défendre la paix et l’autodétermination des peuples contre toutes les formes d’ingérence.

 En ce « Vendredi de la résistance », des milliers de syriens ont défilé pacifiquement dans plusieurs quartiers de Damas et Alep, au cri de « Dégage ! », adressé au président Bachar al-Assad. Au total, les violences ont fait 16 morts vendredi, dont cinq civils morts dans le quartier de Baba Amr à Homs (centre), touché par le bombardement le plus violent depuis deux semaines, selon des militants sur place.

Ces manifestations se sont déroulées alors que la veille l’Assemblée générale de l’ONU avait adopté une résolution dénonçant la répression en Syrie. Sur 193 pays membres de l’Assemblée, 137 ont voté en faveur du texte, 12 contre (dont la Russie, la Chine, Cuba, l’Iran, la Corée du Nord ou le Venezuela), et 17 se sont abstenus. La résolution exige du gouvernement syrien qu’il mette fin à ses attaques contre sa population civile, soutient les efforts de la Ligue arabe pour assurer une transition démocratique à Damas et recommande la nomination d’un envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie. Ce texte a une portée essentiellement symbolique, l’Assemblée générale étant un organe consultatif où le droit de veto n’existe pas.

Le ministre français des affaires étrangères Alain Juppé a salué après la vote un « soutien massif et sans équivoque au peuple syrien (et) à la Ligue arabe (…) Après le blocage par veto du Conseil de Sécurité, chacun doit tirer les conséquences de cette mobilisation exemplaire des Nations unies ». Pour son homologue britannique, « le message est sans ambiguïté. La violence doit cesser immédiatement ». Quant au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, il ai « salué le message tant attendu » envoyé par l’Assemblée générale. Il a invité « les autorités syriennes à entendre l’appel de la communauté internationale et la voix du peuple syrien ».

Pour le représentant russe Vitaly Tchourkine, Moscou « n’avait pas d’autre choix que de voter contre », dès lors que ses amendements avaient été rejetés. La Russie souhaitait notamment que le texte souligne aussi la responsabilité de l’opposition dans les violences. Si l’on en croit un commentaire exprimé par l’agence « Chine nouvelle », Pékin juge compréhensible que des pays souhaitent rapidement mettre un terme aux violences en Syrie, mais ne considère pas approprié de vouloir exercer des pressions sur un seul camp. L’ambassadeur syrien Bachar Jaafari avait quant à lui dénoncé une résolution « tendancieuse et déséquilibrée », faisant valoir la nécessité d’un « dialogue national », rejeté par le Conseil national syrien (CNS), dominé par les Frères musulmans.

En présentant le texte au vote au nom du groupe arabe, le représentant égyptien Ossama Abdelkhalek avait « demandé aux pays membres d’envoyer un message clair au peuple syrien ». La résolution adoptée « condamne fermement la poursuite des violations généralisées et systématiques des droits de l’homme et des libertés fondamentales par les autorités syriennes, comme l’emploi de la force contre des civils ». Elle « exhorte le gouvernement syrien à (y) mettre immédiatement fin » et affirme que les responsables d’éventuels crimes contre l’humanité devront « répondre de leurs actes ». Mais si le texte « condamne toutes les violences, d’où qu’elles viennent », et « demande à toutes les parties (..), y compris les groupes armés, de mettre immédiatement fin à toutes les violences ou représailles », on comprend bien que ce point n’est pas à la hauteur de l’exigence politique permettant un règlement pacifique du conflit. Ce serait ignorer que l’Armée libre syrienne (ALS), dont le commandement est placé en Turquie, sous la protection d’Ankara, bras armé des Frères musulmans, prend de plus en plus le pas sur le CNS. Etrange également de voir certains pays arabes – notamment le Qatar qui préside la Ligue arabe – soutenir une telle résolution, alors que tous les services de renseignements savent que cet Emirat (tout comme l’Arabie saoudite), aide depuis longtemps cette frange de la rébellion, en argent et en armes. Des Royaumes théocratiques qui, sans rire, se prononcent, s’agissant de la Syrie, pour une transition vers un « système politique démocratique et pluraliste ».

A Damas, quelques jours après l’annonce de la tenue d’un référendum, le 26 février, sur un projet de nouvelle Constitution ouvrant la voie au multipartisme, Bachar al-Assad parlait toujours de réformes, qui doivent être concomitantes avec « le retour au calme ». C’est ce qu’il aurait dit au Premier ministre mauritanien Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, venu lui demander de collaborer avec la Ligue arabe.

Pierre Barbancey

 
5 Commentaires

Publié par le février 29, 2012 dans actualités, Asie, guerre et paix

 

InfoSyrie : Pourquoi et comment le Front National veut réécrire l’histoire de la Syrie ?

  InfoSyrie : Pourquoi et comment le Front National veut réécrire l’histoire de la Syrie ?

J’ignore la crédibilité de l’article de reflets sur la nébuleuse fasciste autour de la Syrie  mais il s’avère que je rencontre désormais suffisamment de convergence pour aller jusqu’à publier cet article. Certains liens sont désormais avérés et 60% des faits cités  sont justes selon l’expérience que j’en ai, c’est exactement ce que je ne cesse de dénoncer comme un altermondialisme totalement vérolé.

Mais le premier problème est celui de l’absence d’un mouvement de la paix qui soit sur des bases antifascistes car il est évident qu’il faut plus que jamais s’opposer à ce qui se prépare en Syrie mais aussi en Iran et qui peut mener à la catastrophe à savoir une intervention militaire sous quelque forme que ce soit dans ces deux pays.  Dans mon article sur un « mouvement populaire atrophié, neurasthénique et perverti », je tente d’expliquer pourqui et comment sur le fond cette nébuleuse d’extrême-droite a la vocation non pas de développer une exigence de paix mais collabore activement à une conception paranoïaque des peuples musulmans qui ne peut qu’aider les interventions. Donc il faut dénoncer l’opération pour aider les peuples syriens et iraniens et s’opposer au bellicisme impérialiste.

De surcroît j’ai du mal à être convaincue que certaines personnalités soient liées à l’extrême-droite, je pense à Annie Lacroix-Riz ou à Michel Collon, mais en revanche je n’ai aucun doute sur Sulvia Cattori ou Marie Ange Patrzio, elles sont comme Jean Bricmont depuis lontemps acquises aux théories d’un Meyssan et d’un Israêl Shamir et c’est vrai pour l’immense majorité de cette liste .  Mais le système des listes est dangereux, par exemple le cas de Grand soir. Je n’écris plus sur ce site depuis leur prise de position contre moi en accord avec Bricmont, mais je ne les ai jamais considérés comme fascistes, tout au plus incultes et trop préoccupés de leur audience. En particulier je n’arrive pas à comprendre, pour donner un exemple concret, comment Maxime Vivas, un des deux animateurs de Grand Soir, pourrait être passé à cette nébuleuse d’extrême-droite antisémite. Je l’ai connu en train d’heberger Redeker quand celui-ci s’inventait poirsuivi par des islamistes déchaînés à cause de son sionisme provocateur et toutes les stupidités qu’il écrivait contre les musulmans, comment donc en quelques années le même peut se retrouver aux côtés de Chatillon, Thierry meyssan, Soral ? Si cela était vrai la situation serait encore plus désastreuse qu’il paraît. Je refuse donc de considérer jusqu’à preuve du contraire qu’il y a autre chose que de l’imprudence dans le choix des cohabitations mais je suis de plus en plus convaincue qu’il faut réellement faire le ménage et donner une perspective politique aux luttes pour la paix en particulier faute de quoi les dévoiements seront nombreux et iront s’amplifiant.

  • Reflets

28 février 2012

En ce moment, sur Reflets, on en voit des vertes et des pas mûres dans certains commentaires. Je pense que vous aurez tous noté que nous censurons le moins le possible vos interventions, y compris quand ces dernières se limitent à des torrents d’insultes ou à des positions politiques extrêmes, donc forcément stupides. C’est un choix délibéré de notre part, nous laissons vivre les pixels, car nous pensons qu’il en restera toujours quelque chose, qu’ils vous feront réagir, qu’ils éclaireront vos choix.

C’est aujourd’hui ce qu’il s’est produit. Notre article d’hier concernant un système de surveillance vendu au régime de Bachar El Assad vous a fait réagir. Reflets connaissant une recrudescence de commentaires très marqués extrême droite, nous n’avons pas été surpris de lire celui là, ou encore celui ci. La technique est souvent la même, Reflets est accusé de bosser en sous-main pour les services secrets, de vouloir instaurer la charia dans le monde entier, quand ce n’est pas Reflets la cause des bombardements en Libye. On aimerait vous dire que nous sommes surpris par ces commentaires, principalement sur le dossier syrien… mais ce n’est malheureusement pas du tout le cas. Nous en avons même pris l’habitude, qu’il s’agisse d’accusations délirantes ou de menaces de mort, nous ne nous arrêtons plus vraiment à ça.

Ce qui va suivre, nous le devons aux recherches d’un lecteur. Il nous a préparé une compilation assez fascinante qui peut en partie expliquer pourquoi le Front National (et des extrémistes de droite, comme de gauche un peu étrange) n’arrive pas à s’empêcher de réécrire, sur les sites de presse comme sur les blogs, l’histoire des pays arabos musulmans… les deux pieds dans un néo-révisionnisme sidérant de bêtise, d’une peur de l’autre savamment entretenue, et d’une inculture se masquant derrière des termes choisis. Des disciplines dans lesquelles ces gens sont persuadés d’exceller, forts des informations que eux ont et que les autres n’ont pas… comme la géopolitique. Mais c’est quoi leur géopolitique à eux ? Décryptage…

Le Front National et la Syrie, une histoire d’amour qui accouche du site infosyrie.fr

Quel lien entre Bachar El Assad et le Front National ? C’est probablement une question que vous ne vous poserez jamais si vous n’avez pas à modérer les commentaires de Reflets. Pourtant il existe bien une constellation de personnes qui pourrait expliquer bien des choses. Pour comprendre l’affaire, il faut Jeter un oeil du côté du site http://www.infosyrie.fr/ édité par une agence de communication RIWAL, proche, très proche du régime de Bachar El Assad et de l’extrême droite … dure.

Derrière Infosyrie se cache donc RIWAL, c’est à dire Frédéric Chatillon : en épousant Marie d’Herbais, il est devenu le gendre de la comtesse Katherine d’Herbais, qui, outre le fait d’être riche, est conseillère régionale FN et a longtemps. Elle a été l’une des principales actionnaires avec son mari du journal Minute.

Il faut ajouter à cela que Chatillon est maintenant le papa d’une charmante gamine dont le parrain n’est autre qu’un certain Jean-Marie Le Pen. Enfin, pour parfaire sa reconversion, il a créé une société en communication intitulée Riwal Communication, éditeur de http://www.infosyrie.fr/.

La nébuleuse pro- Bachar du FN

Axel Loustau—>Fernand Loustau (pére) ex 3eme REP fondateur de Normandy Sécurité, Veronica SA : Veronica SA actionnaires outre F. Lousteau:

  • Anne Meaux, actuelle attachée à la communication d’Alain Madelin ex Ordre nouveau et PFN
  • Gérald Penciolelli, actuel directeur de Minute, ancien d’Ordre nouveau et du PFN ; très proche de certains milieux patronaux et d’Alain Madelin
  • Bernard Lehideux, permanent au Parti républicain, et dont la sœur Martine est vice-présidente du FN et responsable du Cercle national des Femmes d’Europe
  • Jean-Pax Méfret le « Barde de l’Occident » http://www.youtube.com/watch?v=6UpZBeZhzVg
  • Gérard Écorcheville, ancien d’Occident, du GUD, d’Ordre nouveau et du PFN, recyclé au RPR par Pasqua avant de finir au FN
  • le « Prince noir » Henri de Bourbon

Fernand Loustau est par ailleurs un vieil ami de Jean-Marie Le Pen, à qui il prêta des locaux en 1985 pour héberger la « radio libre » proche du FN, Radio Courtoisie. Il fut également l’un des actionnaires de National Hebdo. Sa société Normandy Sécurité (reprise par sa femme) assura le service d’ordre de plusieurs manifestations du FN, tandis que plusieurs militants d’extrême droite (dont certains du GUD) y furent embauchés. C’est maintenant son fils Axel qui a repris le flambeau. Membre du FNJ, il fut candidat frontiste aux dernières élections législatives dans la 10e circonscription des Hauts-de-Seine. À noter que la police interpella, en même temps qu’Axel, son frère et sa mère : quelle famille ! Ainsi, la nouvelle génération du GUD est dans le collimateur des flics. Mais l’ancienne n’est pas oubliée pour autant : pour preuve, l’arrestation d’Alban Druet. La police fut moins chanceuse rue Singer (Paris XVIe), où, après avoir pénétré par effraction dans l’appartement de Gauthier Guillet, elle s’aperçut de l’absence de son propriétaire. Ce dernier, chef d’entreprise, se trouvait en effet à Vitrolles, où il était candidat en 7e position sur la liste de Mégret aux municipales. De quoi décevoir son grand frère Jean-Jacques Guillet, ex-député RPR, ancien d’Occident converti au gaullisme par les bons soins de Charles Pasqua dont il est un des proches. D’après Wotan, journal des CHS (démantelés depuis février de cette année avec l’arrestation d’Hervé Guttuso et de ses petits camarades), cet intérêt pour le GUD proviendrait des dénonciations de Bonnefoy, ancien responsable du GUD avant la reprise en main de celui-ci par Chatillon au début des années 1990. Cette collaboration avec la police daterait de longtemps et expliquerait la réapparition de Bonnefoy au sein du Parti national républicain, groupuscule soutenu en sous-main par les réseaux d’un ancien ministre de l’Intérieur.

Riwal Communication: Créée en mars 1995 avec un capital de 100 000 francs, elle a pour principales activités le conseil en communication, le marketing direct, l’édition de livres et de revues et la vente par correspondance. Elle était à l’origine domiciliée 6 rue Saint-Bon (Paris IVe). Un an plus tard, la société a déménagé au 10 rue Laurent Pichat (Paris XVIe), son adresse actuelle. Le gérant de la société est Axel Loustau, avec pour associée Marie d’Herbais. Parmi les actionnaires de Rivoal on retrouve :

  • Chatillon et sa femme Marie d’Herbais (260 parts à eux deux) ;
  • Anne-Christine Delaunay, sœur de Chatillon, à qui il a vendu 260 parts en septembre 1996 (sur les 470 qu’il possédait auparavant) ;
  • Axel Loustau (240 parts)
  • Thomas Lagane (240 parts)

les affiches pro-Hamas et révisionnistes collées par le GUD ont été payées et fabriquées à Damas, avec l’autorisation du Ministre syrien de la Défense, le général Tlass (Manaff?). Les premiers contacts entre Chatillon et Tlass datent d’octobre 1994 : Frédéric Chatillon, lors d’un séjour à Damas, aurait rencontré le général pour discuter de l’aide que celui-ci pouvait apporter à son mouvement. À son retour en France, le leader du GUD fut interrogé par les services spéciaux français sur les raisons de ce voyage et sur ses contacts avec les autorités syriennes. Par ailleurs, en plus des affiches, Damas finance très largement l’édition par Chatillon et ses petits copains de textes révisionnistes qui sont ensuite traduits en arabe et diffusés au Moyen Orient : L’Holocauste au scanner de Jurgen Graf, Les Mythes fondateurs de la politique israëlienne de Garaudy, Critique de la Raison juive occidentale de David Warlet.Tous ces textes ayant pour particularité d’avoir été traduits par la même personne, Jawad Bashara, qui participa également à l’écriture du livre de Warlet.

Adnan Azzam, né en Syrie, connu dans les milieux spécialisés pour être un proche des services secrets syriens, propriétaire en outre du restaurant Zenobie, à Paris, fréquenté par Rifaad El Assad, et où eurent lieu, dit-on, d’intéressantes rencontres entre ce dernier et des membres du FN…

Début juin, le site Égalité et Réconciliation se faisait l’écho du lancement d’un nouveau site, Infosyrie, présenté comme un site de “réinformation” sur les événements syriens dont la réalité serait travestie par les medias occidentaux à la solde des États-Unis et d’Israël.

Les liens entre Frédéric Chatillon et la Syrie ont connu une nouvelle visibilité avec l’implication de l’ancien dirigeant du GUD dans le rapprochement de Dieudonné avec le parti de Jean-Marie Le Pen et l’extrême droite en général. Ce rapprochement serait la conséquence de l’influence grandissante de Chatillon auprès de Dieudonné et s’est manifesté par quelques événements médiatisés:

  • M. M’Bala était présent à une soirée du président du FN datant probablement de 2006 à Montretout avec les époux Chatillon.
  • La venue de Dieudonné à la Convention présidentielle Bleu Blanc Rouge organisée par le Front national en novembre 2006 dans le cadre de la candidature de Jean-Marie Le Pen à la présidentielle de 2007
  • Le baptême d’une fille de Dieudonné en juillet 2008 par l’abbé Laguerie, ancienne figure de proue de la Fraternité Saint-Pie X et à présent en charge de l’église Saint-Eloi à Bordeaux, avec pour parrain Jean-Marie Le Pen. Chatillon semble alors avoir joué les intercesseurs, une de ses filles ayant pour parrain l’ancien président du FN.

Cette présence constante dans l’ombre de Dieudonné va permettre à Chatillon d’élargir son cercle de connaissances à d’autres « parias » médiatiques comme Jacques Vergès ou Roland Dumas . Par ailleurs elle s’inscrit dans une démarche plus large cherchant à faire bouger les lignes puisqu’à la même époque Chatillon s’investit aux côtés d’Alain Soral dans les projets d’Égalité & Réconciliation, en particulier l’ouverture du Local fin 2007 aux côtés de Philippe Peninque: proche conseiller de Marine Le Pen, ancien dirigeant du GUD dans les années 1970, ancien avocat radié du barreau de Paris à la suite de malversations financières et marié à une cadre supérieure de l’Oréal. Philippe Peninque joue par ailleurs un rôle économique important auprès de Chatillon.

Durant l’été 2006, Chatillon avait joué les intercesseurs pour un voyage de Dieudonné, Alain Soral, Ahmed Moualek, Marc George et Thierry Meyssan au Liban. Ils repartent au Liban et en Syrie en mars 2008 sur le prétexte d’une série de spectacles de Dieudonné organisés par Michel Eleftériadéshttp://www.nowheristan.org ) dans son cabaret à Beyrouth, le Music-Hall, suivis d’une virée à Damas.

Selon des sources locales, les cinq jours en Syrie comprenant hôtels, chauffeurs et visites touristiques auraient été largement financés par la famille Tlass. Ces liens se manifesteront d’ailleurs par des rencontres avec des membres de la famille, notamment le fils Manaff, devenu à son tour général, et dont des sénateurs ont récemment demandé à ce que ses avoirs soient gelés en France en raison de son implication dans des massacres récent à Baniyas. C’est en effet un très proche de Bachar El-Assad, et il commande actuellement l’unité que Bachar commandait avant sa nomination à la tête de l’État.

Chatillon, RIWAL, Infosyrie et leurs amis

Chatillon a créé Riwal Communication en mars 1995 avec trois associés : Marie d’Herbais, Axel Loustauet Virginie Barlemont. Mais depuis 1996, la société a connu plusieurs remaniements dans la distribution de son capital. Dès 1996, Thomas Lagane remplace V. Barlemont puis des membres de la famille de Frédéric Chatillon intègrent le capital, celui-ci se limitant à Frédéric Chatillon et Axel Loustau à partir de 2005. Le capital de la société est demeuré longtemps le même jusqu’en décembre 2009. Il est alors porté à hauteur de 180 000 euros. Au dernier bilan comptable déposé par la société remontant à 2006,le chiffre d’affaire approchait 900 000 euros pour seulement plus de 20 000 euros de bénéfices, ce qui signifie que la masse salariale et les frais généraux doivent être plus que conséquents. Par ailleurs les associés ont décidé d’ajouter de nouveaux noms commerciaux en sus des Éditions des Monts d’Arrée : Riwal Communication, Riwal l’Agence, Iona, Ivaos et Taliesin ainsi que d’étendre à l’étranger l’objet de la société : le conseil en communication, le marketing direct, l’édition de livres et revues. Le premier pays à voir naître une antenne de la société a été la Syrie. Riwal Syria est installée à Damas et dirigée par Thiebault El Bakjaji.L’agence affiche déjà quelques références clients, dont le ministère syrien du tourisme. Riwal est à l’origine de certaines campagnes de promotion de ce ministère, du moins jusqu’aux événements récents survenus.

Chatillon n’est pas un idéologue et s’il est souvent présenté comme un NR par des journalistes ou des « spécialistes de l’extrême droite », il n’en conserve apparemment qu’un nombre limité de fondamentaux : aversion affichée envers le monde juif et admiration toute aussi évidente pour certains régimes politiques nationalistes et socialistes européens des années 1930. Il se trouve que le régime baasiste réunit ces deux dimensions. Les liens avec la famille Tlass font le reste. En France, cette farouche hostilité à Israël et à la judéité en général est sans doute la seule ligne politique un tant soit peu constante de l’entourage de Chatillon depuis les années 1990. Cela explique sa présence dans des manifestations comme celle contre l’intervention israélienne à Gaza en janvier 2009 ou un intérêt récurrent pour la question du révisionnisme, d’UDVS créée avec Roger Garaudy au procès de Dieudonné pour contestation de crimes contre l’humanité en présence des frères Faurisson.

Chatillon, Loustau et leur entourage essaye d’être la référence occulte de tout ce qui se monte ou se déroule sur Paris dans le milieu de l’extreme droite « alternative » (hors FN). Depuis 2000 Chatillon et Loustau ont été approchés tout ce que Paris a vu se créer comme nouveaux mouvements droitistes, des Jeunesses Identitaires au néo-GUD en passant par Pro Patria.

Ce qui était recherché auprès des « Anciens » comme ils sont appelés n’était d’ailleurs pas tant la caution politique que les moyens financiers et matériels dont ils disposent. Mais toutes ces tentatives ont en général fait long feu, les « Anciens » rechignant à soutenir ce qu’ils ne contrôlent pas totalement. Chatillon aime avant tout être près de ce qui brille, tout en ayant l’impression de tirer les ficelles.

Roland Dumas entretint une relation avec la fille du Général Tlass, Nahed Ojjed, du temps où il était ministre des Affaires Etrangères, ce qui pour certains “services” créa de réelles inquiétudes. Cette dernière, via la Fondation Tlass (basé au Lichenstein) proposa de financer un scanner d’un montant de huit millions de francs pour l’hôpital de Sarlat en Dordogne, fief électoral de Dumas. Cette affaire s’ébruitant dans la presse il perdit les élections législatives de 1993 et se vit attribuer le surnom de « Lion de la Tlass ».

Malgré tout il eut le temps d’établir via la fille, et surtout via son père Mustapha Tlass, un contact direct avec le Président Hafez el Assad qui déboucha sur deux rendez-vous officieux. Plus récemment, c’est le fils et nouveau maitre de la Syrie Bachar el Assad qui l’a invité lors de son passage à Paris.Dans l’interview qu’il donne ce mois à Info-Syrie, Dumas évoque ces entrevues en ces termes : « J’ai obtenu mon premier rendez-vous avec le président syrien par l’intermédiaire d’un ami commun, ancien camarade de combat d’Hafez el-Assad, un général syrien » sans toutefois évoquer le nom de Mustapha Tlass, il n’a pas cette pudeur virginale dans ses mémoires, parlant d’un homme « très francophile » qui « avait du chic et du charme ». Les esprits pervers tels que le nôtre se demanderont tout de même qu’est-ce qui peut amener un homme, à 1re vue sain d’esprit, résistant, fils de résistant fusillé par les nazis, à considérer un des principaux pourvoyeurs d’écrits antisémites et négationnistes – par le biais de sa maison d’édition Dar Tlass sise à Damas – comme un ami charmant ?

Vous voulez des noms ?

Attention, l’équation est complexe : Frédéric Chatillon+famille/Axel Loustau/Normandy Sécurité/Riwal Communication/Marie d’Herbais/Anne-Christine Delaunay/Thomas Lagane/Famille Tlass /Jawad Bashara/Infosyrie/Jacques Vergès/Alain Soral/Roland Dumas/Égalité & Réconciliation/Philippe Peninque/Ahmed Moualek/Marc George/Thierry Meyssan/Dieudonné/Michel Eleftériadés/http://www.nowheristan.org/ le Music-Hall (Beyrouth)/ Riwal Communication/ Virginie Barlemont/ Thomas Lagane/ Éditions des Monts d’Arrée/Riwal l’Agence/ Iona/Ivaos/Taliesin/Riwal Syria/Thiebault El Bakjaji/ministère syrien du tourisme/Nahed Ojjed/Fondation Tlass (basée au Lichenstein)/Mustapha Tlass/maison d’édition Dar Tlass(Damas)/ Jildaz Mahé O’Chinal/la Semis, une petite boîte de production d’extrême droite “hardcore”./Alliance France-Europe-Russie/Louis Denghien/Diana Jadaan/IndependenzaWebTV/radio francophone Iranienne Irib / El-Ayoubi, vice-président du Réseau Voltaire et cadre du PSNS / Réseau Voltaire/Jacques Cheminade/Christine Bierre/ Jean Bricmont/ Michel Collon/Webster G. Tarpley/Youssef El Aschkar/PSNS/Hezbollah/parti Baath libanais/journal libanais prosyrien Ad-Diyar/ Axis for Peace/Al-Manar/Ali Qanso/Alain Benajam/Leonid Ivashov/Carlos Alberto Gutiérrez/Francisca Cabieses Martinez/Ernesto Carmona Ulloa/Silvia Cattori/David Cogswell/ Margareta Donos-Stroot/ Anne Fairbairn/Omar Faris/Philippe Gazagne/Edgar Gonzalez Ruiz/Juan Ramón Jiménez/Claude Karnoouh/Nina Koulikova/Annie Lacroix-Riz/Marcelo Larrea/ Victor Litovkine/Ray L. McGovern/Gastón Pardo/Robert James Parsons/Chris Sanders/Zeina el Tibi/Gerhard Wisnewski/Andreas von Bülow/Giulietto Chiesa/Général Leonid Ivashov /Helga Zepp-LaRouche/Géraldine Feuillen/Jean-Paul Rybak/Christian Bouchet/Voxnr/bimensuel d’extrême droite Flash/Marc George (ex Marc Robert) / Alexandre Ivachev du parti communiste russe (KPRF-КПРФ)/Marie-Ange Patrizio/Le sénateur de l’Ohio, Dennis Kucinich/Ginette Skandrani/Dennis Kucinich/Julien Teil/ Francesco Condemi/Mahdi Darius Nazemroaya/Lizzie Phelan/Cynthia Mac Kinney/Pierre Dortiguier/Christian (Yahia) Bono/Paul-Eric Blanrue/ Maria Poumier/Franscesco Condemi/ Claude Covassi/Michèle Renouf/projet Birobjan/Thomas Werlet/Peter Rushton/Yahia Gouasmi/Georges Theil/David Duke (Ku Klux Klan)/Frederick Toben/Agnès-Mariam de la Croix/ société de propagande Clap36/Michel Aoun/monastère Saint Jacques l’Intercis de Dâra/Claude Beaulieu le président de Comité Valmy/Marc George/Domenico Losurdo / le Courant Patriotique Libre (liban)/Alain Corvez/ONG Syria is fine/Vyacheslav Matuzov/Dimitri Mikulskiy/Mete Akinci/Bartv Soral/Alain Corvez/Guy Delorme http://legrandsoir.info/ grand mufti de Syrie Ahmad Badr Eddin Hassoun/site pro-dictatures http://medialibre.eu/

La correspondante du Ministère du Tourisme en contact avec Chatillon s’appelle Rania Kardahi, en charge du département Promotion et c’est Riwal qui gère le site http://syrievoyage.fr qui est le site de promotion du Ministère du Tourisme syrien depuis 2008.

Dolmen est une société dont l’activité principale déclarée est le conseil pour les affaires et la gestion, domiciliée au 39 rue Vineuse dans le XVIe arrdt de Paris mais qui a un statut de groupement de droit privé non doté de la personnalité morale et qui n’est pas inscrit au registre du commerce, ce qui empêche toute consultation publique des statuts. Cela n’empêche pas pour des observateurs un peu attentifs de retrouver sa trace dans des activités politiques récentes comme la publication de Au Front ou dans certaines activités de Riwal comme la fabrication du Crazy Pack.

Ginette Hess-Skandrani, coéditrice du Manifeste judéo-nazi d’Ariel Sharon, un faux antisémite, du négationniste tunisien Mondher Sfar, fut exclue des Verts pour avoir publié sur un site négationniste interdit par décision de justice, (site lui-même probablement fondé par Serge Thion et Pierre Guillaume, qui propagent le négationnisme sur internet), et également après avoir collaboré à un journal négationniste (L’Audace) que publie Mondher Sfar un négationniste donc, dont il arrive que l’extrême-gauche pro-palestinienne se méfie.
Ginette Skandrani est publiée sur le site de Dieudonné et fait partie de son équipe de campagne -fit partie devrait-on dire, aussi longtemps que Dieudonné avait le projet d’être candidat à la présidence de la République. Il semblerait qu’elle ait joué le rôle de rassembleuse de ces personnages auprès de Dieudonné, en les faisant venir sur le site d’icelui. En effet, sur le site de Dieudonné elle introduit ses amis négationnistes ci-dessus cités, dont :
Maria Poumier, qui est une admiratrice de Garaudy, lui-même ancien catholique et communiste, converti à l’islam et consacré au négationnisme et à la lutte contre Israël : Garaudy est l’auteur d’un ouvrage intitulé Les mythes fondateurs de la politique israélienne, où il compare le sionisme au nazisme . Il fut condamné en 1998 pour contestation de crimes contre l’humanité, (commis contre la communauté juive) et également condamné pour provocation à la haine raciale.

Maria Poumier traduit Israël Shamir (dont le livre, L’Autre Visage d’Israël , a été interdit en France pour cause d’antisémitisme -forcené ; ceci aux dires même des antisionistes les + résolus, tels les gens d’« Euro-Palestine ») . Shamir travaille à réhabiliter les « Protocoles des Sages de Sion », ce faux antisémite qui servit de base à la propagande nazie. Considéré comme un provocateur, si ce point fait l’unanimité, il existe des zones d’ombre sur son identité. Il veut se faire passer pour un juif russe, qui a transité par Israël, converti au catholicisme ultra, mais on soupçonne qu’il s’agirait d’un ancien agent du KGB .

Le site de Dieudonné publie des textes de Shamir, de même qu’il publie des textes en défense du négationniste Bruno Gollnish, et d’autres encore faisant l’éloge de Le Pen.

Dieudonné fut exclu en 2004 du mouvement d’extrême-gauche « Euro-Palestine », du fait de ses mauvaises fréquentations, en l’occurrence Ginette Skandrani, et Alain Soral.

Un des promoteurs professionnels d’Assad est Phillipe Chatillon, ex membre du GUD,toujours activiste d’extreme droite à l’heure actuelle, et présentement conseiller en com’ de Marine Le Pen (une copine de la fac d’Assas).
Dirigeant la société de communication RIWAL, il met au service de la promotion d’Assad ses réseaux tant professionnels que politiques (M.LePen y compris) et mondains. Son implication auprés du régime Syrien va trés loin, il entretient des relation étroites avec la famille Tlass (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=182281dinertlassfamille.jpg ) et est un entremetteur de la fine fleur de l’antisionisme/negationisme/national-bolchévisme avec le régime, en témoigne l’organisation par son entremise des contacts de Soral, Meyssan, et Dieudonné au cours de « voyages militants » en Syrie. En récompense de cet engagement, RIWAL a ouvert une succursale en Syrie et a pour client principal le Ministére du Tourisme.
La correspondante du Ministère du Tourisme en contact avec Chatillon s’appelle Rania Kardahi, en charge du département Promotion et c’est RIWAL qui gère le site http://syrievoyage.fr qui est le site de promotion du Ministère du Tourisme syrien depuis 2008.

Ses camarades de l’ex GUD (Axel et Philippe LOUSTAU, Christophe COLLET, Philippe PENINQUE, Olivier DUGUET pour les plus connus) encadrent la plupart des manifestations pro Assad en France. La société NORMANDY SECURITE se chargeant de la sécurité physique (garde du corps, vigiles, controle d’accés etc…) au besoin, RIWAL-communication-evenementielle se chargeant de la logistique (location de salle par exemple), RIWAL-communication-conseil assurant la promo et RIWAL-communication-creation assurant la réalisation du matériel militants (tracts, affiches etc…)
et/ou la promo internet (création de site, web activisme etc…).
Le coté activiste (manifs de rue par exemple) de ce soutien à Assad est assuré par les meme personnes mais a titre personnel, sans engager les sociétés de communication.

Riwal Communicationhttp://www.infogreffe.fr/infogreffe/FicheEntreprise/400363198-RIWAL
– http://www.riwal.fr/
– http://www.riwal.fr/wp-includes/ (oops désolé j’ai pas pu me retenir, vous avez vu c’est le même trou que sur Infosyrie)
– http://www.riwal-communication-conseil.com/
– http://www.riwal-communication-creation.com/
– http://www.riwal-communication-evenementielle.com/
– http://riwal.agence-presse.net/
– http://riwal.agence-presse.net/wp-includes/ (oops idid it again !)
– http://riwalsyria.fr/

Riwal Les Editions Des Monts D Arree (à priori la société d’édition semble ne plus exister et Riwal est désormais propriétaire de la marque)
39 RUE VINEUSE, 75116 PARIS (Paris) Tél.: +33 156901090

TALIESIN
http://www.infogreffe.fr/infogreffe/getEntrepDetail.do?docId=750196B161560000
36, rue Scheffer 75116 Paris
Tél. : 01 45 05 19 43
Activité: Edition de revues et périodiques (+ création de site web cf: http://www.maisonjulien.com/Mentions-legales_a23.html )
Gérant Christophe COLLET (Philippe PENINQUE semble n’etre plus le gérant légal)

ADROWEN agence de com
(autres sociétés: DREMMWELL / IONA / ADROWEN / IVAOS / OBERON/ TALIESIN / CIGALE /…)—> le relais de la propriété de certaines marques semble récent c’est pour cette raison  que certaines des marques sont annoncées comme étant encore la propriété de RIWAL. Hypothése: ADROWEN prend en charge les activités vraiment louches

(IVAOS: formation « paramédicales », IONA: maison d’édition pour une secte chrétienne, et OBERON: marque d’un grigri médical) afin de permettre à RIWAL d’offrir un aspect plus sérieux,
ainsi que les activités annexes (TALIESIN, CIGALE). La marque « LES EDITIONS DES MONTS D’ARREE » reste propriété de RIWAL pour des raisons de prestige (marque éditrice du livre  » Les Rats maudits. Histoire des étudiants nationalistes 1965-1995″ par Frédéric Chatillon, Thomas Lagane et Jack Marchal ou les auteurs font la promo du GUD ancienne mouture)
Siège social :
111 ave Victor Hugo 75116 Paris
Publication « les affiches Parisiennes »

Merci à l’internaute qui a compilé toutes ces chouettes informations 

Billets en relation :

Tags: , , , , ,

This entry was posted on 28 février 2012 at 13 h 11 min and is filed under A la Une, Monde, Politique, Tribunes. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed.

 

À crise systémique réponses systémiques, Yves Dimicoli*

Les tentatives de réponses capitalistes aux défis des révolutions informationnelle, écologique, démographique et monétaire préparent le risque d’un nouvel éclatement du surendettement et de la suraccumulation beaucoup plus grave encore qu’en 2008.Depuis le grand tournant de 2008-2009, les États interviennent massivement et leurs dirigeants mettent en avant des projets de transformation qui peuvent apparaître d’ampleur. Cela reste toutefois très limité car on vise, par- dessus tout, à respecter les intérêts établis, à répondre aux exigences de rentabilité financière des capitaux dominants et aux injonctions des marchés financiers, d’où une exacerbation des antagonismes.

Déjà, en zone euro, les essais successifs de règlement de la « crise des dettes souveraines » brisent la demande, font rechuter la croissance et repartir, sans cesse, la spéculation. Elles rationnent les dépenses, redoublent dans l’endettement sur les marchés financiers et le refinancement bon marché des banques sans changement des critères du crédit. Elles alignent l’Europe derrière les exigences allemandes en sanctuarisant le pouvoir de création monétaire de la BCE au service de la finance. Mais, au delà, grandissent les risques d’effondrement des bons du trésor des États-Unis et du dollar et, dans leur sillage, d’une remontée des taux d’intérêt à long terme. Cela précipiterait d’autant plus l’économie planétaire dans la dépression qu’éclateraient aussi les surinvestissements dans l’industrie, dans les pays émergents notamment.

Dépasser les marchés du capitalisme mondialisé

C’est dire le besoin de commencer à rompre pour un nouveau type de croissance et de développement. Pour sortir de la crise systémique, il faut des réponses de portée systémique tendant à maîtriser et commencer à dépasser tous les marchés du capitalisme mondialisé, au lieu de chercher à les « réguler » ou «  moraliser ».Il s’agit, d’abord, du marché du travail avec l’avancée vers un système de sécurité d’emploi ou de formation par des mesures progressives contre la « flexisécurité »: reclassement choisi des salariés licenciés, nouveaux contrats de travail sécurisés, gros progrès de l’indemnisation et du retour à l’emploi des chômeurs, généralisation des mises en formation avec conservation du salaire, affiliation de chacun-e à un service public d’emploi et de formation dès la fin de la scolarité, conférences nationales et régionales pour des objectifs chiffrés annuels d’emploi et de formation avec les moyens nécessaires pour les réaliser…

Ce système, une fois achevé, assurerait à chacun-e soit un emploi de qualité, soit une formation correctement rémunérée afin de pouvoir accéder à un meilleur emploi choisi, avec une continuité ascensionnelle des droits et revenus. Cette rotation entre emploi et formation, tout le long de la vie active de chacun-e, permettrait de métamorphoser le travail, de réduire son temps et son rapport au temps « hors travail », de progresser vers l’éradication du chômage et un dépassement du salariat lui-même. Avec un grand élan novateur des principes de mutualisation de la protection sociale et un essor considérable des services publics, tous les temps de la vie de chacun-e pourraient être sécurisés.

Maîtriser les marchés monétaires et financiers

Cela concerne deux grands enjeux.Le premier consiste à promouvoir un nouveau crédit bancaire pour les investissements matériels et de recherche. Il serait sélectif, avec des taux d’intérêt d’autant plus abaissés, jusqu’à être nuls, voire négatifs, que seront créés de bons emplois et de bonnes formations. Au plan institutionnel, cela va de la création de Fonds publics régionaux de prise en charge de tout ou partie des intérêts du crédit, à la constitution, au niveau national, d’un pôle financier public à partir des organismes publics (CDC, la Banque postale, Oséo…) et avec des banques nationalisées. Cela concerne, aussi, le niveau européen, avec un refinancement des banques ordinaires par la  BCE  modulé pour encourager le développement du nouveau crédit. Au-delà, il y a la visée d’une monnaie commune mondiale, alternative au dollar, à partir des droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international qu’il faut transformer radicalement, de concert avec la Banque mondiale.Le second enjeu concerne la prise systématique de dettes publiques par la création monétaire de la BCE et par le FMI transformé. Il s’agit non seulement de casser les reins à la spéculation sur ces dettes et d’organiser des re-négociations, mais aussi de financer une grande expansion des services publics nationaux et de leurs coopérations via un « Fonds social, solidaire et écologique de développement européen » démocratique, au lieu du pacte de stabilité.

Maîtriser les productions

Troisième marché à maîtriser, celui des productions. Il s’agit d’inventer de nouveaux critères de gestion d’efficacité sociale des entreprises pour que reculent les gâchis de capitaux, progressent toutes les capacités humaines, avancent d’autres modes de production et de consommation.

Cela appelle des droits nouveaux des travailleurs et de leurs organisations pour faire prévaloir des propositions aptes à sécuriser l’emploi, la formation, les salaires, l’environnement, en sollicitant les institutions de crédit, en cherchant, face aux problèmes de compétitivité, à faire baisser les coûts du capital (intérêts et dividendes) et non les « coûts du travail ».Il s’agit aussi d’accroître les participations publiques dans les entreprises et de promouvoir de nouvelles entreprises publiques et socialisées visant, avec une planification stratégique, une cohérence nouvelle des filières industrielles et de services.

Enfin, il faut maîtriser le marché mondial avec le remplacement de l’OMC par une institution organisant les coopérations nécessaires à la maîtrise du commerce mondial, au recul des dissymétries qui encouragent délocalisations et dumping social, pour un co-développement.Cela exige aussi de promouvoir des services et biens communs publics mondiaux comme l’environnement, l’eau, l’alimentation, l’énergie, les transports, la culture, la monnaie… toutes choses qui, en articulation avec l’avancée de nouvelles valeurs et une convergence des luttes contre toutes les dominations, feraient cheminer vers une autre civilisation.

*Yves Dimicoli est responsable du secteur Économie, Finances du PCF.

Cet article s’est nourri de travaux de Paul Boccara. On se reportera particulièrement à La crise systémique : une crise de civilisation, Note de la fondation Gabriel Péri, décembre 2010.La Revue du Projet, n° 14, février 2012

 
Poster un commentaire

Publié par le février 28, 2012 dans Economie

 

un mouvement populaire atrophié, neurasthénique et perverti par danielle Bleitrach

un mouvement populaire atrophié, neurasthénique et perverti par danielle Bleitrach

Dialogue sur mon blog… Sous le prétexte sans grand intérêt de Bricmont, il faut se poser la question de la grande peur du petit bourgeois et en quoi l’inhumanité peut-elle être considérée comme un gage d’efficacité ? Ce qui est tout simplement une Goebbelisation des esprits. 

John V. Doe

  • février 26, 2012 at 3:44

    Pour nous qui y avons vécu, ta description de Brugge décrit parfaitement ce que nous y avons ressenti.

    Pour ce qui est de Bricmont, je pense que son raisonnement est celui de nombre de libertaires: “il est interdit d’interdire”. On commence par ficher génétiquement les pédophiles. A juste titre. On en arrive très vite à ficher tout le monde. On commence par interdire de parole les anti-sémites. A juste titre. Puis ce furent les partisans de la lutte armée. Compréhensible mais où situer la frontière ? On commence maintenant à étendre cela au génocide arménien en Turquie et après, on s’arrête où ? Au USA, le fils de Mumia abu Jamal s’est vu refusé un passeport pour venir en Europe chercher un prix honorifique pour son père. Et après ?

    Sinon, nous sommes bien d’accord qu’outre d’être nauséabonde, la propagande négationniste est une atteinte à la paix sociale en ce sens qu’elle heurte les sentiments profonds de nombre de gens, juifs ou non. Et qu’à ce titre, cela fait sens de l’interdire. Mais tant d’autres choses heurtent le sentiment profond de la caste au pouvoir qu’ils seront vite tentés d’interdire… beaucoup (trop) de choses.

    Amicalement,
    John V.

  • février 27, 2012 at 5:05

    je crois que tu te trompes sur Bricmont. ce n’est pas un libertaire, c’est un antisémite forcené de la trempe de Dieudonné. Il est difficile de comprendre ce genre de haine quand vous en êtes présevé mais elle relève de la pulsion obsessionnelle et de l’esprit de système. Laissons tomber la première et interrogeons-nous sur ce qu’est cet esprit de système aujourd’hui, dans ce moment historique qui est le notre.

  • DE LA CENSURE ?

  • Prenons le cas à son niveau le plus phénomènal: Bricmont organise la confusion en se présentant contre la censure . La première confusion est qu’il y a de la marge entre s’opposer à la censure, à toutes les censures et l’obsession du dit Bricmont à défendre le droit des négationnistes à être publié, leurs thèses commentées, donnant lieu à un débat. Il est  capable  d’organiser des pièges systématiques : d’abord en faisant signer la préface de Faurisson par Chomsky. Autre « exploit », il obtient la signature deJ.G.Allard (la plume des Cubains) contre la loi Gayssot dans une pétition lancée par l’extrême-droite (J.G.Allard s’y retrouve signataire au côté de Robert ménard qui a désormais viré totalement extrême-droite). S’imposer dans des lieux comme le tribunal Russel ou des sites comme Grand soir et Bellacio pour y diffuser ses obsessions majeures toujours sous couvert de dénonciation de la censure, bref aller toujours dans le même sens la reconnaissance du négationnisme, est-ce que cela ne pose pas problème? Il ,ne s’agit pas de la censure il s’agit de la censure contre le négationnisme exclusivement et il rallie à cette obsession les Palestiniens, leur droit, il les instrumentalise.

  •  on peut accorder le droit au débat à des opinions opposées et je suis d’accord avec la position de Voltaire qui est de se battre pour qu’elles aient droit de cité mais c’est tout à fait différent de nier tout principe de réalité, les faits. Il n’y a d’opinion que si elles interprétent des faits existants et ne se contentent pas de diffamation, de négation par pure nocivité. Bricmont ne défend pas le droit au débat, il défend le droit des négationistes à créer le débat sur de l’irréalité pour diviser les populations sur des bases raciales. Il feint même d’être d’accord avec les hitoriens qui réclament qu’on laisse leur corporation juger des faits historiques sans sanction de la loi, mais c’est un leurre parce qu’il sait bien que ses champions Faurisson, Dieudonné et autres n’ont aucune chance d’être à l’origine d’un débat académique, c’est sur le seul terrain de la polémique politique qu’ils veulent qu’il y ait ce débat. Leur positionnement va totalement a contrario de la position des historiens mais bricmon joue avec son ancrage universitaire (de physicien?) pour revendiquer une position d’autorité qui est purement politicienne et de fait antisémite. Il est absolument insupportable de se parer de titres universitaires pour en fait jouer à la lisière du politicien en faveur de ce qui est simplement une légitimation de l’extrême-droite et qui vise en fait à créer un signe d’équivalence entre le communisme et le national socialisme.

  • OUI, LE FOND EST ANTISEMITE

  • Oui Bricmont est antisémite et c’est une forme de racisme en général mais qui a sa specificité, une sorte d’envie de ce que l’on fantasme en l’occurrence le superpouvoir des juifs, y compris sur le plan intellectuel ou social. La seule gloire intellectuelle de Bricmont est sa relation d’intimité autoproclamée avec Chomsky, une tentative d’auto-identification. Et en général, comme ses pareils, il manifeste un intérêt non dissimulé pour les juifs antisionistes: Je le sais d’expérience, il a tenté de me convaincre d’être une idiote utile parce que je dénonce la politique israélienne et que je pense que le sionisme est une erreur historique. Là où j’ai senti qu’il était un antisémite maladif c’est quand il a commencé à se vanter de ses “prises”, il était ravi de me raconter qu’un juif finlandais, un autre américain pensaient que seul l’antisémitisme sauverait le monde. Quand j’ai tenté de lui dire que le sionisme était une erreur mais qu’on ne pouvait l’attribuer aux seuls juifs, il y avait eu les pogromes tsaristes, l’affaire Dreyfus et la shoah. Il est devenu haineux et m’a dit “je n’étais pas né, je ne porte aucune responsabilité”. Là j’ai compris qu’il y avait des racines peut-être familiales à cette haine qui se fout des Palestiniens. Alors j’ai commencé à être alertée: quel intellectuel, quel individu simplement sensé peut nier le poids de l’histoire? le plus étrange est que c’est le même qui défend le négationnisme, les discours d’un Faurisson d’interprétation de l’histoire. Je ne crois pas qu’il y ait là un simple hasard, il ne s’agit pas d’un positionnement intellectuel mais bien de haine obsessionnelle qui nie le droit de comprendre. Je le sais d’autant plus qu’il a fallu que je dépasse ma propre colère contre le peuple allemand et que je n’ai pu le faire qu’en recréant son histoire, en particulier le poids de la défaite, de la crise. En cherchant une issue dans la compréhension de l’apport de ce peuple à une culture universelle. Résultat je peux écrire un livre sur Fritz lang et brecht, retrouver tout mon intérêt pour ce peuple tout en jugeant de la politique européenne et de celle de madame Merkel sur des bases débarrassées de cette vision anti-historique qui releverait d’une malediction. Donc au-delà de l’antisémitisme qui est une sale manie mais qui, comme tous les racismes, relève d’une vision paranoÏaque qui en craignant la persécution finit par l’organiser, il y a l’essentiel à savoir l’impact réél dans un moment social de ces délires.
LE NAZISME N’A JAMAIS ETE ERADIQUE
  • Tu reconnais que je sens le fascisme comme un remugle, tu sais que j’ai raison pour Bruges, qu’il y a là un ordre noir, il s’agit sans doute d’une vulnérabilité liée à ma propre histoire, à la marque indélébile de la deuxième Guerre mondiale mais il y a plus. En premier lieu, il y a une analyse politique, je suis convaincue que le nazisme n’a jamais été éradiqué et la meilleure preuve a été Hiroshima alors qu’il aurait fallu détruire le potentiel d’armes nucléaires on les a utilisé contre des populations civiles considérées comme des nuisibles (comme à Auschwitz) tout cela pour inaugurer un nouveau bellicisme, un nouveau partage du monde avec des conflits qui se sont essentiellement déroulés sur les pays du Tiers Monde en brisant leurs tentatives de sortie du sous développement. L’échec d’Hitler a été confondu avec l’anéantissement du nazisme, il n’y a pas eu critique politique et pratique du national-socialisme, il a été traité comme s’il était « au-dessous » de toute critique. Et c’est sur cette première négation critique que peut se développer aujourd’hui le négationnisme. C’est pourquoi je suis en désaccord avec ceux qui refusent une analyse historique du phénomène en mettant la Shoah « au-dessus » de toute critique, au sens intellectuel du terme. Il faut au contraire analyse le phénomène dans un mode de production à son stade imperialiste, si on abstrait le nazisme du capital il perd tout fondement mais dans le même temps il faut le comprendre dans sa singularité, ne pas le voir se reproduire dans des systèmes qui n’ont rien à voir ou plutôt qui sont marqués au contraire par la domination impérialiste et l’entretien par celui-ci de dictatures. C’est donc  un phénomène qu’il faut situer dans l’histoire.

  • LA NECESSITE D’UNE ANALYSE HISTORICO-POLITIQUE

  • Parce que je défend une vision historique autant que par ma sensibilité personnelle, je suis d’autant plus sensible à des tentatives politiciennes infâmes qui dévoient l’analyse historique et indignée de voir quelqu’un se prétendre intellectuel et justifier une telle démarche. Parce que comme le notait déjà Brecht en 1947: »plus cet échec (de la deuxième guerre mondiale) s’éloigne dans le passé, plus la situation présente, avec toutes ses difficultés, s’en affranchit naturellement et suscite un nombre croissant de mesures, d’initiatives, d’explications nouvelles qui à la fin, rien que par leur quantité, peuvent paraôtre suffisantes pour engendrer les difficultés de la situation« . Plus nous avons l’illusion que comme me le disait Bricmont nous n’étions pas nés et que ce qui s’est passé n’a aucune part dans nos vies.Parce que justement le capitalisme et l’impérialisme se présentent à notre conscience comme des phénomène a-historiques, doués d’un état de nature et dont il est impossible d’envisager ni l’origine, ni l’issue.

  • Donc je crois qu’il faut en tant que communiste, révolutionnaire, tout faire au contraire pour resituer les faits dans le temps et dans l’espace, recréer des totalités socio-historiques dans lesquels les faits prennent sens. A fortiori quand nous sommes dans une crise d’une telle violence. La périodicité de cette crise elle-même est importante, la crise systémique a débuté apparemment en 2007, c’est une erreur que de penser cela. En fait depuis les années 1980 nous avons une situation de crise latente liée à l’aggravation de l’impérialisme, pour faire court on ne comprend rien à la situation si on ne la reprend pas au niveau de ce que dépeignait Lénine dans « Impérialisme stade suprême du capitalisme » à savoir une crise de la mondialisation impérialiste à son stade monopoliste et belliciste dont la première guerre mondiale montre à quel point le partage du monde, son pillage engendre l’autodestruction de l’humanité. C’est là la deuxième raison qui me pousse à insister sur le fait que le nazisme n’a jamais été éradiqué, on a confondu l’échec apocalyptique hitlérien avec sa critique, son éradication, l’échec a créé l’illusion de son anéantissement.

  • Donc je sens qu’il y a fascisme quand je suis confrontée à un système dont chaque élément va dans le même sens. Quand il y a une crise de société et la tentative d’une fermeture sur des valeurs réactionnaires que l’on présente comme un simulacre révolutionnaire. Quand il n’y a plus aucun respect de l’humain mais ce que Freud appelait les micro-identités narcissiques qui ont besoin d’ennemis et de bouc émissaire mais l’important est la totalité sociale en crise et fermée. Il y a alors une sorte de Goebelisation des esprits: l’idée que l’inhumanité serait l’efficacité.  reprends les propos de bricmont et de ceux qui vont dans le même sens, sans se revendiquer fasciste, tu retrouves cette vision quasi technocratique que l’inhumanité est l’efficacité. C’est ce que j’ai perçu chez bricmont, ce mépris face aux faibles et cet appui à la force, pas de contradictions chez les Chinois mais une admiration pour leur aspect « marche ou crève » supposé. Peu à peu j’ai découvert que tous les les lignes forces de ses « démonstrations »  étaient celles des fascistes, positivisme étroit, refus de la dialectique, haine des “sciences molles” comme la sociologie, la psychanalyse, antiféminisme, sympathie pour l’anarchie dictatoriale… Et à partir de là j’ai tenté de comprendre le résultat logique de ses prises de position politiques. Pas au niveau de ses intentions vraies ou supposées, je les ignore, mais aux résultats de ses interventions. C’est le seul principe politique, on peut être alerté par la convergence des thèmes mais la seule chose dont il faille tenir compte est le résultat.

  • L’INTELLECTUEL PETIT BOURGEOIS SE RADICALISE

  • J’ai cru d’abord que Bricmont était un pseudo intellectuel qui tentait d’exister et qui le faisait par le scandale en défendant l’indéfendable, donc le résultat était l’autopromotion. Donc j’ai d’abord vu sa position théorique: j’ai trés vite découvert qu’il était positiviste ce qui expliquait une certaine étroitesse, une absence totale de dialectique, le refus de l’histoire, la société, l’être humain sont soumis à des déterminismes simples, univoques, des lois. Dans le fond pour comprendre ce type d’individu qui prétend flirter avec les communistes, l’intérêt serait peut-être de relire l’anti-Dhuring d’Engels. Durhing a lui aussi fait illusion mais Engels a tout de suite dénoncé non pas son antisémitisme mais son absence d’analyse dialectique et historique. Parce que la position théorique a toute chance de déboucher sur des tentatives politiques et c’est cela qui intéresse marx et Engels quand ils affrontent le professeur Dhuring.  Parce qu’il ne s’agit pas du professeur Dhuring, Faurisson ou Bricmont mais bien un enjeu politique: comment dévoyer le colère qui monte d’en bas et qui est rage impuissante?

  • Il y a un naturalisme positiviste, la société considérée comme un morceau de nature observable ce qui va sur le fond avec l’acceptation des inégalités, voir en faire le fondement de l’analyse, l’importance du « milieu », des « caractères », les événements parlent d’eux’mêmes, le détail privilégié donc un certain fatalisme et cela s’oppose au réalisme marxiste qui considère la société sous un angle historique, le « détail » est sur le front d’un grand combar, le système, les tensions et contradictions sociales mais tout totalité, toute unité est une explosion, un devenir à mettre en évidence pour chacun intervienne. Tant que nous sommes dans une situation de développement, le positivisme peut se confondre avec une évolution vers le progrès mais quand la crise est là et qu’intervient la nécessité du changement le mouvement scientiste peut devenir totalement réactionnaire et rejoindre parfois l’irrationnel.

    Faurisson aussi est positiviste. Faurisson passe sa vie à faire des démonstrations qu’il prétend scientifiques et qu’il oppose à la “propagande juive”. Bricmont a la même étroitesse pseudo démonstrative et comme personne ne viendra lui dire ce qu’il est en physique, il se pare de scientisme. Est-ce un hasard s’il s’est attaqué à la psychanalyse, “la science juive”? Je ne le crois pas… Je l’ai écouté des soirées entières m’expliquer la supériorité masculine liée selon lui à la biologie. Le fait que l’homme répand son sperme alors que la femme veille sur son ovaire expliquerait la suprématie mâle. Puis j’ai découvert qu’il méprisait Bourdieu et toutes les sciences humaines. Son seul aspect progressiste (sic) était la défense de Staline et de tout ce qui lui semblait dictatorial dans le communisme. La recherche de loi c’est la tentative de trouver un déterminant simple et unique, le complot n’est pas loin, face à la complexité infinie des déterminations sociales.

  • LA NEGATION DES PEUPLES ET LE DOUBLE JEU

  • Pourquoi accorder de l’intérêt à des gens comme Bricmont, Soral, thierry Meyssan et d’autres? Parce qu’ils annoncent selon moi un recours possible au fascisme tout autant que la montée dans toute l’Europe d’une extrême-droite qui en appelle au mécontentement populaire.  Parce que comme toute extrême-droite, ils ne cessent d’établir des liens y compris financiers avec les pouvoirs politiques, parce qu’ils sont fascinés par le double, voir le triple jeu, entre flics, barbouzes et rébellions haineuses. Ce genre d’individus comme le montre un récent livre de Nicolas lebourg sur Duprat a une telle fascisnation pour le pouvoir occulte que leur narcissisme s’alimente de liens troubles, de tentatives de pénétrer les coulisses. Je ne serais pas outrement surprise si des gens comme Soral, Meyssan avaient un fil à la patte. Il faut se garder comme la peste d’une telle vision de la politique et malheureusement bien des sites à commencer par Grand Soir  faute d’une culture théorique ont tendance à confondre ces jeux avec la geostratégie sans pour autant être nécessairement pris dans le système dans lequel prospèrent des gens qui vivent de ressources inconnues. Qu’en est-il de bricmont, je l’ignore ?

  • Ce qu’il faudrait comprendre à propos du fascisme ou du national socialisme c’est la manière dont le grand capital monopoliste, belliciste paraît déléguer ses responsabilités politiques à la petite bourgeoisie. Là encore on retrouve Brecht qui décrit le « national-socialisme comme le socialisme des petits-bourgeois, un mouvement populaire, atrophié, neurasthénique et perverti qui a fourni ou promis de fournir un substitut non détestable pour la classe dominante à des exigences venues d’en bas, il faut donc comparer les élans pseudo-socialistes avec l’article authentique (le socialisme), et non avec « la démocratie » par exemple… »  Il est trés important de comprendre ce que dit Brecht et que masque tout en le révélant la notion de totalitarisme, si dans un premier temps il y a eu dans la Guerre froide, une mobilisation des intellectuels autour des démocraties contre les dictatures, la CIA jouant un rôle important dans la fabrication de cette opposition qui fabriquait l’illusion de notre propre liberté nous occidentaux, désormais la crise est politique; Les institutions démocratiques sont de moins en moins en état de correspondre à l’exigence de liberté, de pouvoir intervenir sur sa propre vie « venue d’en bas »… Tant qu’on ne comprend pas que l’exigence vient d’en bas et que l’impérialisme délègue à la petite bourgeoisie le droit de paraître y répondre à travers des solutions de haine, le racisme, la guerre, la préférence nationale, traiter en  nuisible une part de l’humanité on ne comprend rien. Quand il y a eu les autodafés de livres, le renvoi des enseignants juifs ou communistes, les étudiants ont été les meilleurs auxiliaires à l’idée d’avoir des places, les places auxquelles ils aspiraient. Si les printemps arabes débouchent dans un premier temps sur les guerres civiles, une régression des droits de femmes à l’emploi, comment le comprendre sans cette « exigence venue du bas » à laquelle l’impérialisme trouve une réponse qui ne le mette pas en cause.  Ce qui se dégage alors de plus fort dans ce mouvement populaire me paraît justement être cette conception de l’inhumanité comme gage de l’efficacité, on ne supporte le capitalisme qu’à ce prix dont la logique est l’acceptation de toutes les servitudes. Un certain nombre d’intellectuels petits bourgeois fascinés par un anti-capitalisme acceptable par la classe dominante parce qu’elle utilise le prolétaire sans lui donner le pouvoir ont également des parfums de radicalité mais ce qui les caractérise toujours est le refus de l’Histoire, de toute dialectique historique voir le refuge dans le positivisme jusqu’à l’efficacité y compris de l’inhumanité.

  • NE PAS JUGER LES INTENTIONS MAIS LE RESULTAT

  • Il a une stratégie apparemment de défense de l’absence de censure ou contre les interventions dites “humanitaires”. mais le but réel, conscient ou latent peu importe,  de cette stratégie est bel et bien de créer un équivalent entre Castro et Chavez et des dictateurs comme le syrien et l’iranien. Il défend plus ou moins Staline sur les mêmes bases. Bref il renforce l’idée que communisme et fascisme c’est du pareil au même et que lui Bricmont est un grand libertaire puisqu’il défend tout le monde. Que grand soir ait pu publier ce monument d’autosatisfaction anticommuniste qu’est la réponse de Bricmont à une journaliste qui l’accuse (sic) d’apporter sa caution démocratique et respectable à des dictatures est incroyable de naiveté politique, quel est le but: ériger un monument à Bricmont, peut-être aux deux webmasters qui sont sur la même ligne ? Qu’en résulte-t-il pour les causes qu’ils prétendent défendre ? C’est la position du petit bourgeois, celle qui fait préférer le national socialisme parce que l’on reste sur ses propres intérêts. La petite bourgeoisie comme le note Brecht fournit un « susbstitut » au socialisme, un simulacre dit Badiou qui soit acceptable pour l’impérialisme parce qu’elle lui constitue un mouvement populaire atrophié, neurasthénique et perverti qui entraîne ceux qui ont intérêt au changment, prolétaires, jeunes…  En ce moment quelqu’un comme bricmont est en train avec d’autres de recréer la similitude entre nazisme et socialisme, entre mouvements de libération et dictatures…

  • Parce que le vrai problème qui dépasse largement le cas Bricmont ou Soral ou autres est que la nazisme n’a jamais été éradiqué et que le capitalisme est dans un crise trés profonde. Le capitalisme pourra créer des simulacres y compris avec la petite bourgeoisie qui n’est pas une classe sociale sujet mais l’objet de toutes les métamorphoses historiques les plus dangereuses. Pour le moment, le capital est comme un metteur en scène à la recherche d’acteurs marionnettes des fondamentalistes religieux aux nationalistes extrémistes en passant par les intellectuels déjà marchandisés tant ils ont soif de notoriété pour que surgisse une fois encore ce mouvement populaire atrophié, neurasthénique et perverti qui fournira ou promettra de fournir un substitut à la nécessité du changement.

  • bref Bricmont n’est pas seulement un libertaire c’est un sympathisant nazi et tous ceux qu’il défend sont du même tonneau qu’ils le sachent comme je le crois ou qu’ils l’ignorent. Il est en train de décribiliser tout un courant et le PTB qui se montre étrangement complaisant devrait réfléchir. Alors qu’on le prend pour un libertaire et un doux anarchiste, il ne faut pas le juger sur ses intentions qu’il proclame mais sur les résultats auxquels il aboutit… Les résultats ne le mettent pas dans le camp de la gauche mais celui de la CIA. Peu m’importe qu’il soit alors comme un Israêl Shamir ou un Soral ou un Thierry meyssan stipendié ou non…

  • Sans parler de l’essentiel, la contribution de fait à une vision du monde musulman complètement paranoïaque. C’est ce que montre trés bien le Toudeh (parti communiste iranien) en dénonçant la manière dont le pouvoir iranien fait tout pour entretenir l’idée d’une menace iranienne qui légitime les interventions de l’occident, alors qu’il y a un peuple iranien épuisé, spolié qui veut la paix. C’est là que l’amour de la force des pseudos soutiens des pays menacés d’une intervention de l’OTAN entre parfaitement dans la logique du capital et celle du Front national. Que l’on prenne Saddam Hussein, Khadafi ou aujourd’hui les Syriens et les iraniens, tout a été fait par ces étranges fascistes anti-impérialistes pour exagérer leurs forces, des faux bulletins de victoire d’étranges correspondants comme Meyssan au débarquement de Dieudonné. Alors que la seule solution est de partir des peuples, de leurs problèmes, de dénoncer à partir d’eux le rôle de l’OTAN et faire monter l’idée de paix. le contraire du choix de ces matamores barbouzars… Comment ne pas voir à quel point tout cela correspond à la haine d’un islam fantasmé dans notre propre pays, à la volonté de développer les tensions entre religion en jouant à des jeux à géométrie variable.

    Oui il y a une différence entre la pédophilie et tout ce qui se passe entre deux adultes libres et consentants. Oui il y a une différence entre défendre le droit au débat d’opinion et celui d’appuyer systématiquement des contre-verités n’ayant aucun rapport avec la réalité comme le négationnisme pour seulement légitimer le fascisme. C’est ça la grande oeuvre de monsieur Bricmont, celle que par antisémitisme et narcissisme maladif il a choisi de confondre avec le droit des Palestiniens à avoir une patrie. Ce qui est une ignominie d’un cynisme égocentrique incroyable parce qu’il n’est tout de même pas assez idiot pour savoir qu’il les utilise. Je le répète sa seule présence déconsidère le tribunal Russel .

  • Danielle Bleitrach

 

Les communistes iraniens (Tudeh) appellent à lutter contre les menaces d’intervention impérialiste en Iran et dans l’ensemble du Moyen-Orient

Les communistes iraniens (Tudeh) appellent à lutter contre les menaces d’intervention impérialiste en Iran et dans l’ensemble du Moyen-Orient
légende: docteur strangerlove, Stanley Kubrick
*
Lutter de toutes nos forces contre la guerre et les aventures militaires dans la région du Golfe persique et au Moyen-orient !Article du Tudeh, parti communiste iranien, publié dans l’organe central du Tudeh « Nameh Mardom »

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Les événements de ces dernières semaines, telles les nouvelles portant sur les troubles en Syrie et le programme « nucléaire » de la République islamique Iranienne sont des signes de tensions sans précédent dans la région et d’un risque de déclenchement d’une guerre désastreuse et meurtrière qui pourrait facilement s’étendre et prendre des dimensions mondiales.

Les menaces explicites des décideurs américains, britanniques et français sur la nécessité de renforcer les actions contre l’Iran et la Syrie sont à l’origine d’une situation dangereuse dans la région et particulièrement pour ce qui est de notre pays, qui ne peut être ignorée. L’extension des sanctions contre la République islamique iranienne a sans aucun doute causé des troubles économiques sérieux en Iran. Une hausse inédite du prix des monnaies étrangères, en d’autres termes la dévaluation de la monnaie Iranienne, et par conséquent la hausse des prix des biens de consommation, au moment où le chômage atteint des records historiques et où les usines ferment les unes après les autres, a mis en péril les conditions de vie de vastes couches de la société et plonge de plus en plus la grande majorité de la population dans la pauvreté et la misère. Et ce n’est que le début d’une guerre économique totale imposée à notre peuple, identique à celle subie par le peuple Irakien avant l’invasion militaire meurtrière des forces de l’OTAN contre ce pays. Ne pas être en mesure de vendre du pétrole ni d’importer les biens stratégiques indispensables seraient un désastre économique colossal pour un pays où le capitalisme mercantiliste d’une part, et la mise en œuvre des politiques de la Banque mondiale d’autre part, ont considérablement amoindri nos capacités de production nationales et ont transformé notre économie en une simple économie d’exportation de pétrole et d’importation de tous les biens de consommation nécessaires. Ceux qui organisent à l’échelle mondiale ces sanctions, en particulier les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, ont prévu ces sanctions en ayant en tête ces problèmes.

Ces plans inhumains ont des objectifs plutôt clairs :

- Forcer la République islamique à réagir violemment pour s’en sortir, et créer donc un scénario qui poserait une base sur laquelle il serait possible de convaincre les autres puissances mondiales qu’une guerre totale est nécessaire ;

- Essouffler le mouvement pacifiste pour le forcer à capituler devant n’importe quel scénario qui proposerait une issue à cette situation très difficile ;

- Exciter et mobiliser des fractions de droite du mouvement ainsi que certaines forces de gauche qui ont retourné leurs veste, et les pousser à soutenir la soi-disant intervention « humanitaire » comme ultime option pour faire évoluer la situation ;

- Les objectifs à long-terme de cette aventure militaire et probablement d’une guerre régionale sont clairs : contre-carrer la crise économique mondiale ; reconfigurer les politiques économiques à l’échelle mondiale sur la base de la concentration de capitaux astronomiques ; constituer le Grand Moyen-Orient afin d’étendre leur cercle d’influence politique et économique ainsi que leur domination sur une région stratégique du point de vue énergétique ; détourner les capacités de protestation massive des peuples de la Tunisie et l’Égypte, en Afrique du nord, à la Syrie et l’Iran et d’autres pays du Golfe persique et mettre un terme aux mouvements progressistes dans la région et mettre en place des « îlots de stabilité politique » qui puissent garantir les intérêts de l’impérialisme, à court et long-terme, dans la région. Hélas, les derniers événements donnent des signes de l’état d’avancement de ce scénario pré-établi par les complexes militaro-industriels mondiaux.

Les leaders du régime répressif et obscurantiste de la République islamique estiment qu’il n’y a pas de place pour le recul, et au lieu de penser à des façons de faire baisser la tension, ils développent les programmes nucléaires et brandissent des menaces militaires face aux sanctions économiques. Ali Khamenei, leader de la République islamique, a déclaré le 3 février, affirmant que l’Iran ne reculerait pas, que le pays était prêt à la guerre et a mis en avant l’expérience de la « guerre de 33 jours du Liban » face à l’ennemi. En réponse aux menaces Israéliennes, il a évoqué des menaces qui trouveront une « réponse appropriée en temps voulu ». L’ambassadeur Iranien en Russie a également parlé de frapper les intérêts américains et occidentaux dans le monde entier. Et après ces commentaires, ce fut au tour de Mahmoud Ahmadinedjad, lors d’un discours pour le défilé de l’Anniversaire de la révolution, à Téhéran, de promettre que « le monde allait bientôt prendre connaissance de nouvelles prouesses Iraniennes en terme de technologie nucléaire. » Ces commentaires ont été faits au moment où les manœuvres militaires pour fermer le détroit d’Ormuz ainsi que des avertissements officiels et clairs pour le départ des porte-avions Américains et Britanniques du Golfe persique, ont déjà montré leurs conséquences inquiétantes et ont fait grossir les rangs de ceux prêts à rejoindre l’invasion militaire de l’OTAN en République islamique. Les menaces Iraniennes « justifient » clairement la concentration de flottes sous commandement de l’OTAN dans le Golfe persique et en mer d’Oman, et les quantités énormes d’armes vendues aux pays de la région, comme aux émirats, et la création d’une « hystérie » mondiale autour d’un péril nommé « République islamique ».

Les dernières nouvelles indiquent que les bases sont jetées pour une catastrophe qui devient de plus en plus imminente :

- Le Pentagone a commandé auprès de l’industrie militaire américaine une nouvelle génération de bombes anti-bunker de très gros calibre ;

- Le journal Al-Arabia, citant le Washington Post, affirme que la discussion au sein des cercles dirigeants des Etats-unis et des autres pays de l’OTAN n’est pas de savoir si, mais bien quand et comment infliger à l’Iran des frappes préventives ;

- De larges campagnes médiatiques sont menées contre l’Iran et la Syrie, et des comptes-rendus rapportant l’implication du Corps révolutionnaire iranien dans les violences contre les habitants de Homs, en Syrie, y compris le reportage de Russia Today concernant une éventuelle préparation de 15 000 soldats du Corps révolutionnaire prêt à se déployer sur le front de la guerre Syrienne ;

- Radio Israël a indiqué des dizaines de milliers de soldats Américains sont en train de monter à la hâte des systèmes Israéliens anti-missiles ;

Dans cette atmosphère et à l’invitation des organisations de paix, la première vague de manifestations contre la guerre a commencé dans les rues Canadiennes, Américaines et Anglaises. Même si ces manifestations ont été organisées dans la précipitation, elles ont été relayées par les médias, et ont reçu un certain soutien populaire. D’autre part, la République Islamique qui a méthodiquement réprimé toutes les organisations de paix nationales et n’a permis aucune manifestation contre la guerre a tenté de dénaturer les objectifs de ces actions et s’en est servi de façon malhonnête pour les dépeindre comme des mouvements favorables à la politique que mène la République islamique. Les véritables organisations de paix progressistes s’opposent à toute intervention des impérialistes dans les affaires de quelque pays que ce soit même sous le masque de l’intervention « humanitaire », et s’oppose clairement et résolument à de telles interventions, et contrairement à certains conciliabules, qui se tiennent à huis clos, ne se taisent pas devant de telles interventions. La voie proposée par la République islamique, cependant, est claire. Interpréter cette opposition sans la moindre ambiguïté à toute ingérence extérieure comme un soutien des forces éprises de paix du monde entier à la cruauté et au crime, et à l’oppression du peuple que défendent des régimes comme celui théocratique de la République islamique, c’est avoir un toupet qui est le propre des dirigeants de la République islamique. La réalité est que la plupart des organisateurs de ces mouvements de protestation ont inlassablement manifesté leur opposition aux politiques et aux actions du régime théocratique dans notre pays, et leur opposition aux aventures militaires de l’impérialisme dans la région s’inscrit en solidarité avec la lutte des travailleurs dans notre pays.

Dans son communiqué du 7 février, le Conseil mondial de la paix a analysé les plans impérialistes visant à constituer un Grand Moyen-orient et examiné les situations actuelles en Syrie et en Iran, le déploiement massif de forces militaires américaines dans le Golfe persique, l’alignement des Cheikhs du Golfe persique sur l’Occident et les provocations constantes d’Israël contre l’Iran, et a affirmé la position de cette organisation progressiste sur les droits démocratiques du peuple et sur les interventions étrangères :

« Nous exprimons notre soutien à la lutte complexe du peuple Iranien pour la paix, la démocratie et la justice sociale et le rejet de toute ingérence dans les affaires internes Iraniennes sous aucun prétexte. Nous réaffirmons une fois de plus le droit inaliénable de toute nation à développer l’énergie nucléaire à des fins pacifiques (…) Nous soutenons les véritables exigences pacifiques, sociales, politiques et économiques du peuple Syrien et affirmons une nouvelle fois qu’aucune puissance n’a le droit de décider pour un autre peuple ou une autre nation. L’humanité ne peut tolérer d’ingérence étrangère dans les affaires internes d’un peuple. La souveraineté d’un pays est de la seule responsabilité de son peuple. » Le communiqué poursuit : « Les forces démocratiques, anti-impérialistes, éprises de paix du monde entier doivent briser le silence et dénoncer les campagnes perfides de l’impérialisme qui ouvre la voie à cette nouvelle agression (…) Nous nous engageons à poursuivre la lutte et à mobiliser des forces dans le monde entier afin de créer les fondations permettant de passer à une nouvelle étape dans la lutte anti-impérialiste, pour défendre la paix, la solidarité et l’auto-détermination des peuples. Nous sommes convaincus que la lutte des peuples pour la paix l’emportera ! »

L’expérience des manifestations mentionnées démontre que l’articulation de slogans pour la paix et le mouvement contre la guerre avec la lutte progressiste de notre peuple pour la démocratie est une nécessité et devrait être mise en avant par les organisations pacifistes de notre pays. Nous nous trouvons devant des jours et des semaines capitales. La région du Golfe persique et le Moyen-Orient sont au bord d’une guerre destructrice qui pourraient s’étendre et prendre des dimensions mondiales. Nous devons réagir face à de telles aventures dangereuses avant qu’il ne soit trop tard. Aujourd’hui, nous ne devons laisser passer aucune occasion de nous opposer à la guerre et aux fauteurs de guerre, et empêcher la catastrophe avant qu’elle n’éclate.

 
Poster un commentaire

Publié par le février 25, 2012 dans Asie, guerre et paix

 

Des bouffons, l’exemple vient de haut… par danielle Bleitrach

Des bouffons, l’exemple vient de haut… par danielle Bleitrach

Alors même que Melenchon se rend à un débat qui est un déshonneur de plus pour ce cirque électoral, la haine monte dans les banlieues.

http://www.lesinrocks.com/inrockstv/inrockstv-article/t/78763/date/2012-02-24/article/marine-le-pen-face-a-jean-luc-melenchon-a-des-paroles-et-des-actes/

J’ai fait un jour un rêve que j’ai raconté dans un roman : un bouquet d’orties. J’étais à Bruges. Cette ville m’a toujours angoissée, elle est belle, très belle mais il y règne une ambiance étrange de pourrissement,un odeur  de mousse accrochée à des murs de pierre, une ville de notables, un ordre moral étouffant. C’était à cause du musée. Les peintres flamands et surtout l’un des tableaux, de Gérard David je crois, m’effrayait, il s’intitulait le jugement de Cambise. Un juge était condamné à juger assis sur un siège tapissé de la peau de son prédecesseur qui avait été supplicié pour prévarication. la description de la mort était abominable, le coupable était écroché vif avec un air étrangement absent. Outre ce supplicié médusé et l’étage des primitifs flamands, une salle était consacré à des « contemporains », un art monumental nazi. Tout ce qui me révulse… Mais revenons au rêve que je fis en 1989, j’avançais le long d’un canal de cette  » Venise du Nord » dans une barque chargée d’enfants . Nous nous déplacions grace à une longue rame de gondolier dans le silence absolu, rompu seulement par le clapotis de l’eau. Les enfants se taisaient, terrorisés, serrés les uns contre les autres… C’était une mouture parmi d’autres de mon cauchemar favori, la fuite impuissante devant les nazis, mais là j’avais charge d’âme… Tout à coup j’ai entendu un terrible vacarme, des trompettes et des tabours, des cris, des rires obscènes. Et j’ai vu surgir sur un bateau à fond plat un orchestre de clowns terrifiants. Il s’agissait des nouveaux maitres du monde, ils étaient les mêmes que les bourreaux d’Auschwitz mais de surcroît ils étaient ridicules…

Quand on est devant la haine, la cruauté et que celle-ci a le masque de la bouffonnerie, il ne reste plus que le silence médusé du supplicié.

Je n’ai plus confiance en personne, je ne sais pas si j’irai ou non voter tant tout cela me paraît vain… Chacun agite son petit drapeau: Front national, UMP, PS, verts, Front de Gauche, tous plus dérisoires les uns que les autres…

j’ai connu le temps où Champigny était la circonscription de Marchais. Aujourd’hui, une bande de petits salopards vient crier « mort aux juifs » dans un cinéma du coin. C’est ça désormais l’anti-impérialisme,  celui qui va de Castro et Chavez à tous les négationnistes de la planète en commençant par Mahmoud Ahmadinejad et en poursuivant par thierry meyssan et tous le paranos, complotistes, d’extrême-droite qui ont désormais leurs entrées à la havane et à Caracas, ce qui est un drame non pour les Cubains et venézuéliens mais pour l’espérance. La dernière de mes illusions s’est effondrée dans cette ultime bouffonnerie.. Toute décence politique a disparu, il ne reste plus que des pitres… D’un côté, qui peut avoir la moindre sympathie pour le dirigeant syrien, de l’autre qui n’a pas envie d’éclater de rire aux larmes devant la bande d’enfoirrés réunis à Tunis, la mère Clinton avec le porc saoudien? … Et Juppé au milieu… Qui n’a pas envie de vomir devant les dirigeants issus du printemps arabe tunisien ? Qu’est-ce qu’ils sont exactement en train de vendre ?..

Fini le temps des deux camps, il faut se battre pour la paix… Mais avec qui ?

Nos deux paltoquets devant les caméras de télé sur le plateau de Pujadas qui n’en est pas une servilité près ça ne dépare pas… Il faut absolument passer devant les caméras à n’importe quel prix…  Nous avons ce que nous méritons sans doute, encore que je ne crois pas avoir mérité cela…

Melenchon qui joue les grandes gueules à la Marchais mais à qui il manque le parti communiste existant alors à Champigny et dans toute la France. Quand, dans la plupart des cités, des villages et des entreprises, il y avait un communiste respecté pour parler il n’était pas besoin d’aller se commettre avec une fasciste qui fait la gueule… je croirais celui qui mettra son énergie à bâtir cette force politique d’un peuple sans haine mais avec des perspectives, de justice et de paix… pas le zouave avec d’autres zouaves dans les étranges lucarnes…

Le PS avec Hollande jouant Mitterrand. Il fait la démonstration que ce dernier date terriblement, du point de vue théâtral comme un premier prix du conservatoire de Becon Les Bruyères dans les années 1900… Oui Mitterrand, le décomposé de la monarchie absolue, celui qui a créé toute la racaille milliardaire désormais autour de Sarkozy à coup de narionalisations et de privatisation, le sphynx présenté comme l’avenir, ça pue un peu comme la vase du canal de Bruges…

Les Verts atteignant des sommets dans le politicien autophage et cette pauvre norvégienne ivre tant elle est abreuvée d’insultes et de mépris par les siens traînant le calvaire de sa candidature…

Sarkozy, le candidat président, sortant    de sa panoplie d’escamoteur une mesure par jour pour qu’on ne cause que de ça… Les journalistes jouant le jeu ou c’est la porte… .Sarkozy  murmurant : »certes je suis un sale type, dit-il, mais regardez les autres », fait penser à Groucho Marx disant à la riche veuve sanglée dans sa robe en lamé: « s’il vous faut un gigolo, pourquoi pas moi? »…

Et pour courronner le tout se dire qu’il se trouve 20% de français capables de voter pour cette jument vulgaire, qui se la pète minaudière et capricieuse, vous voyez de qui je veux parler? la fiflle à son pépère tortionnaire, Marine Le Pen, qu’il se trouve un seul individu capable de mettre un bulletin dans l’urne par seule haine raciale, c’est dire… Je dévisage les gens dans la rue en me demandant qui ils sont ?

Voici une dernière « nouvelle » pour faire bonne mesure… je suis sûre qu’il se trouvera quelques cons pour y voir une grande avancée de la cause palestinienne et de l’anti-impérialisme, on crie « mort aux juifs » dans les cinémas de Champigny. Voilà qui va faire plaisir à un  Bricmont, soutenu  publié par Grand Soir , qui va s’exciter pour défendre le droit à l’expression publique de ces charmants individus(1)… En se félicitant que l’antisémitisme avance… Ses soutiens anti-impérialistes ne mesurent même pas que quand on crie « mort aux juifs », on n’est pas loin d’être assez décérébré pour voter pour une Marine Le Pen même si on a la peau un peu basané… la charmante est toujours prête à aller fêter le jour de la Shoah avec les néonazis, ça va rassurer Bricmont et les siens.Il y a d’ailleurs les mêmes chez les juifs… des types si débordants de haine qu’ils sont prêts à voter Marine si elle leur garantit de mettre au pas les « arabes »… Et vous croyez que c’est en allant jouer les pitres sur un plateau de télévision que l’on déjoue toute cette ignominie ?

«A mort les Juifs» dans une salle de cinéma

Une association porte plainte pour injures antisémites proférées lors de la projection de «La Vérité si je mens 3». 23 février 2012

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a annoncé jeudi le dépôt d’une plainte après des injures antisémites qui auraient été proférées pendant la projection du film La Vérité si je mens 3, début février à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne).

«Des témoins directs ont rapporté au BNVCA que des individus ont crié et répété “A mort les Juifs”» le 4 février, pendant la séance de 20h30 au cinéma Studio 66 de Champigny, selon la plainte que l’AFP a consultée. «Il y a eu une émeute et la séance a été interrompue. Le responsable de l’établissement a aussitôt contacté la police», est-il indiqué dans ce document.

Une plainte pour provocation à la haine raciale sera envoyée jeudi en fin de journée au parquet de Créteil, a assuré l’avocat de l’association, Me Charles Baccouche.

«Le BNVCA demande au procureur de la République d’ouvrir une enquête et à la police de tout mettre en œuvre pour retrouver les auteurs des faits», a indiqué l’association dans un communiqué, assurant que la «haine antijuive» persistait.

Dans ce communiqué, son président, Sammy Ghozlan, a assuré que les auteurs des injures avaient été contrôlés par la police à l’intérieur de la salle de cinéma avant d’être «relâchés». Contacté par l’AFP, M. Ghozlan a nuancé ces affirmations, expliquant avoir avoir appris auprès des policiers que «les auteurs des injures avaient pris la fuite avant leur arrivée».

La comédie La Vérité si je mens! 3, qui met en scène les aventures de commerçants juifs du Sentier, a déjà réuni 3,7 millions de spectateurs après trois semaines d’exploitation.

(AFP)

(1) Ce négationniste d’extrême-droite qui se pose en « caution progressiste » ne trompe plus grand monde. Il se pare des plumes du tribunal Russel qu’il déshonore par sa seule présence et de Russel lui-même, il oublie simplement un « détail »: pour faire comme Voltaire, c’est à dire se battre pour donner le droit à la parole à des gens qui sont à l’opposé de ses idées, il faut que les dites opinions aient une relation avec la réalité. Mais monsieur Bricmont prétend imposer au nom de ce droit au débat d’opinion, le droit des Faurisson et autres Dieudonné à pire qu’à la diffamation: leurs allégations n’ont aucune relation avec la réalité.  leur mensonge n’a qu’un but, celui de légitimation de la haine nazie pas un débat d’opinion. Le plus triste est de voir que lui et ses pareils jouant la confusion entre extrême-gauche et extrême-droite entraînent dans leur « cause » de défense de l’extrême-droite des sites comme Grand soir et d’autres qui sont en train de virer à réseau Voltaire. Avec eux peu à peu c’est toute une cause anti-impérialiste qui est décribilisée et ils contribuent donc à affaiblir un combat pour la paix et la justice sociale qui a toujours été celle du progrès et du communisme. Nous ne sommes malheureusment qu’au début d’un processus qui risque de mener trés loin ceux qui n’ont pas la lucidité d’arrêter et qui ne cherchent qu’un public, l’audimat est la pente savonneuse des politiciens et de la presse d’internet qui s’était voulu différente… Comme le candidat du front de gauche a tort de céder à n’importe quelle provocation pour paraître à la télé…

 
4 Commentaires

Publié par le février 25, 2012 dans mon journal

 
 
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 372 autres abonnés