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Les séparatistes déterminés à prendre Marioupol

L’armée ukrainienne a subi un revers sur le front sud après la prise de Novoazovsk par les forces prorusses. La cible de ces derniers : la ville portuaire de Marioupol.

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Un combattant prorusse à Troitsko-Khartsyzk, à 30 km à l’est de Donetsk, le 28 août 2014 – AFP / Francisco LEONG

Les forces armées des deux républiques populaires autoproclamées [Louhansk et Donetsk] ont percé un nouveau front au sud. Mercredi 27 août, c’était Novoazovsk, à 44 kilomètres à l’est de Marioupol, qui passait de main en main. Les journalistes avaient d’abord fait état de l’entrée des chars de la république populaire de Donetsk dans Novoazovsk désert, puis le commandement de l’“opération antiterroriste” urkainienne déclarait avoir libéré la ville dans la soirée avant que la presse ukrainienne ne contredise finalement sa propre armée.

Le séparatiste Alexandre Joutchkovski, coordinateur de l’aide “non-humanitaire” pour la république populaire de Donetsk, nous a confirmé que Novoazovsk était effectivement aux mains des séparatistes de Donetsk. La prise de Novoazovsk ouvre aux forces prorusses la voie pour une offensive massive sur Marioupol. Ils n’avaient en effet accès à la ville que par la route de Donetsk, au nord, ce qui leur faisait courir le risque d’être pris en étau par l’est et par l’ouest. Ils peuvent désormais avancer sur Marioupol simultanément par le nord et par l’est. “Nous n’avons cependant pas encore pris le contrôle de toute la ville”, précise Joutchkovski.

Renversement de situation

Sur la chaîne ukrainienne d’information TCN, on affirme que Novoazovsk aurait été prise par 30 chars russes et 500 soldats. Les hommes auraient été transportés dans des [camions] Kamaz blancs, semblables à ceux du convoi humanitaire. La thèse de la participation de la Russie à la contre-offensive séparatiste est partagée par la porte-parole du département d’Etat américain Jennifer Psaki, tandis que Moscou nie toute contribution à cette opération. Plus tôt, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait demandé à Kiev d’avancer des preuves matérielles d’une présence militaire russe en Ukraine. Le 27 août en fin de soirée, le service de presse du Kremlin a qualifié de “douteuses” les allégations concernant de prétendues livraisons d’armes et de matériel militaire russe en Ukraine.

Les séparatistes ont réussi à renverser une situation jugée critique la veille encore. Il y a seulement quelques jours, les républiques de Donetsk et de Louhansk risquaient d’être coupées l’une de l’autre au niveau de Chakhtarsk et de Krasnyï Loutch, et étaient à deux doigts de battre en retraite au pied de la colline de Saour-Moguila. Mais la 25e brigade mobile de l’armée ukrainienne s’est enlisée à Chakhtarsk et les séparatistes ont contré l’attaque. Plus tard, ces derniers ont également réussi à déjouer une offensive sur Mioussinsk et Krasnyï Loutch qui aurait signé l’arrêt de mort des deux républiques. L’armée ukrainienne n’est pas non plus parvenue à prendre Gorlovka avant que la situation ne se corse à Ilovaïsk.

Un nouveau convoi

En définitive, les séparatistes ont progressivement encerclé les forces ukrainiennes dans le district d’Amvrossiivka après avoir attendu que les réserves ukrainiennes soient épuisées. Les troupes d’élite ukrainiennes ont été prises par surprise aux abords de Mospino, Saour-Moguila et Ilovaïsk. Les bataillons Donetsk 1, Chakhtarsk et Azovsk, ainsi que l’armée régulière, ont été piégés. La mission de reconnaissance menée par les groupes de renseignement dans le secteur sud ont débouché sur une offensive des séparatistes sur Novoazovsk. A ce moment, Kiev n’avait déjà plus les réserves nécessaires pour défendre la route de Novoazovsk et Marioupol.

Un communiqué de l’Armée populaire de Novorossia [forces armées des séparatistes] annonçait qu’au bout de plusieurs jours d’offensive vers le sud, les séparatistes avaient pris le contrôle de Marinovka, Ouspenka et Novoazovsk, trois postes sur la frontière russe dans la région de Donetsk. Marioupol, capitale de la région littorale de la mer d’Azov, se prépare au combat et le bruit court que les administrations officielles de Louhansk et de Donetsk qui y étaient cantonnées se prépareraient à évacuer. Le porte-parole du Conseil de sécurité et de défense ukrainien a annoncé que la Garde nationale était arrivée sur place mardi soir équipée de matériel militaire flambant neuf venu tout droit de la parade de la Fête de l’indépendance.

Au moment de la contre-offensive lancée par les séparatistes, le président Vladimir Poutine a confirmé, lors d’un entretien téléphonique avec la chancelière allemande Angela Merkel, son intention d’envoyer un nouveau convoi humanitaire dans les régions de Louhansk et de Donetsk. Des sources proches du Kremlin ont précisé que la fédéralisation de l’Ukraine était toujours considérée en haut lieu comme la meilleure solution et le seul scénario pouvant encore sauver l’intégrité territoriale du pays.

  • 29 août 2014 reproduit par Courrier International
  • Gazeta .ru est un quotidien libéral, donc plus ou moins opposé au Kremlin.
 
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Publié par le août 29, 2014 dans Uncategorized

 

Les séparatistes déterminés à prendre Marioupol

 

L’armée ukrainienne a subi un revers sur le front sud après la prise de Novoazovsk par les forces prorusses. La cible de ces derniers : la ville portuaire de Marioupol.

Un combattant prorusse à Troitsko-Khartsyzk, à 30 km à l’est de Donetsk, le 28 août 2014 – AFP / Francisco LEONG

Les forces armées des deux républiques populaires autoproclamées [Louhansk et Donetsk] ont percé un nouveau front au sud. Mercredi 27 août, c’était Novoazovsk, à 44 kilomètres à l’est de Marioupol, qui passait de main en main. Les journalistes avaient d’abord fait état de l’entrée des chars de la république populaire de Donetsk dans Novoazovsk désert, puis le commandement de l’“opération antiterroriste” urkainienne déclarait avoir libéré la ville dans la soirée avant que la presse ukrainienne ne contredise finalement sa propre armée.

Le séparatiste Alexandre Joutchkovski, coordinateur de l’aide “non-humanitaire” pour la république populaire de Donetsk, nous a confirmé que Novoazovsk était effectivement aux mains des séparatistes de Donetsk. La prise de Novoazovsk ouvre aux forces prorusses la voie pour une offensive massive sur Marioupol. Ils n’avaient en effet accès à la ville que par la route de Donetsk, au nord, ce qui leur faisait courir le risque d’être pris en étau par l’est et par l’ouest. Ils peuvent désormais avancer sur Marioupol simultanément par le nord et par l’est. “Nous n’avons cependant pas encore pris le contrôle de toute la ville”, précise Joutchkovski.

Renversement de situation

Sur la chaîne ukrainienne d’information TCN, on affirme que Novoazovsk aurait été prise par 30 chars russes et 500 soldats. Les hommes auraient été transportés dans des [camions] Kamaz blancs, semblables à ceux du convoi humanitaire. La thèse de la participation de la Russie à la contre-offensive séparatiste est partagée par la porte-parole du département d’Etat américain Jennifer Psaki, tandis que Moscou nie toute contribution à cette opération. Plus tôt, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait demandé à Kiev d’avancer des preuves matérielles d’une présence militaire russe en Ukraine. Le 27 août en fin de soirée, le service de presse du Kremlin a qualifié de “douteuses” les allégations concernant de prétendues livraisons d’armes et de matériel militaire russe en Ukraine.

Les séparatistes ont réussi à renverser une situation jugée critique la veille encore. Il y a seulement quelques jours, les républiques de Donetsk et de Louhansk risquaient d’être coupées l’une de l’autre au niveau de Chakhtarsk et de Krasnyï Loutch, et étaient à deux doigts de battre en retraite au pied de la colline de Saour-Moguila. Mais la 25e brigade mobile de l’armée ukrainienne s’est enlisée à Chakhtarsk et les séparatistes ont contré l’attaque. Plus tard, ces derniers ont également réussi à déjouer une offensive sur Mioussinsk et Krasnyï Loutch qui aurait signé l’arrêt de mort des deux républiques. L’armée ukrainienne n’est pas non plus parvenue à prendre Gorlovka avant que la situation ne se corse à Ilovaïsk.

Un nouveau convoi

En définitive, les séparatistes ont progressivement encerclé les forces ukrainiennes dans le district d’Amvrossiivka après avoir attendu que les réserves ukrainiennes soient épuisées. Les troupes d’élite ukrainiennes ont été prises par surprise aux abords de Mospino, Saour-Moguila et Ilovaïsk. Les bataillons Donetsk 1, Chakhtarsk et Azovsk, ainsi que l’armée régulière, ont été piégés. La mission de reconnaissance menée par les groupes de renseignement dans le secteur sud ont débouché sur une offensive des séparatistes sur Novoazovsk. A ce moment, Kiev n’avait déjà plus les réserves nécessaires pour défendre la route de Novoazovsk et Marioupol.

Un communiqué de l’Armée populaire de Novorossia [forces armées des séparatistes] annonçait qu’au bout de plusieurs jours d’offensive vers le sud, les séparatistes avaient pris le contrôle de Marinovka, Ouspenka et Novoazovsk, trois postes sur la frontière russe dans la région de Donetsk. Marioupol, capitale de la région littorale de la mer d’Azov, se prépare au combat et le bruit court que les administrations officielles de Louhansk et de Donetsk qui y étaient cantonnées se prépareraient à évacuer. Le porte-parole du Conseil de sécurité et de défense ukrainien a annoncé que la Garde nationale était arrivée sur place mardi soir équipée de matériel militaire flambant neuf venu tout droit de la parade de la Fête de l’indépendance.

Au moment de la contre-offensive lancée par les séparatistes, le président Vladimir Poutine a confirmé, lors d’un entretien téléphonique avec la chancelière allemande Angela Merkel, son intention d’envoyer un nouveau convoi humanitaire dans les régions de Louhansk et de Donetsk. Des sources proches du Kremlin ont précisé que la fédéralisation de l’Ukraine était toujours considérée en haut lieu comme la meilleure solution et le seul scénario pouvant encore sauver l’intégrité territoriale du pays.

  • 29 août 2014 reproduit par Courrier International

 

 

 
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Publié par le août 29, 2014 dans Uncategorized

 

Dziga Vertov symphonie du Donbass et deux ou trois choses que j’ai compris sur ce qui s’y passait…

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Comme souvent je voudrais partir d’une image, d’un film celui que Dziga Vertov a consacré au Donbass, la lutte entre les rouges et les blancs, le refus du mysticisme russe… Puis ma rencontre avec Constantin à Nikolaïev, celui que j’ai baptisé l’homosovieticus, un des hommes les plus intelligents et les plus lucides sur la situation. Celui qui m’a initié au franchissement de l’époque soviétique vers d’autres temps et qui m’a incité à regarder autrement cette révolte marquée indélébilement par l’union soviétique mais qui cherche aussi d’autres alliances. Le moment clé ne se situe pas dans le Donbass mais dans ce jour ou Eltsine, le secrétaire du parti communiste de la fédération de Russie après avoir détruit l’union soviétique avec ses deux complices bielorusse et Ukrainien, le noyau russe a vendu le pays à la CIA qui en a organisé les privatisation, l’oligarchie… Donc quand pour achever le crime en 1993, il a fait tirer sur la Douma en révolte. Il est né de ces moments, des années de trouble avec le paroxysme de cet attentat quelque chose d’autre, dont le Donbass est l’illustration. J’ai tout de suite perçu l’étrangeté de cette insurrection, antifasciste mais renouant avec le mysticisme orthodoxe… Peut-être mon amour pour la culture, l’histoire russe et pas seulement celle de l’union soviétique m’a-t-elle aidé, je voyais bien que cela n’avait rien à voir avec les rouges bruns chez nous, les négationnistes racistes que je combat, il y assumée une contradiction entre le spiritualisme russe et le matérialisme… C’est proche d’un Pasolini… et en même temps différent parce que la Russie n’a rien à voir avec l’Italie marquée par la papauté… J’ai eu la chance là encore d’un discussion avec un ami espagnol, communiste athée, qui m’a confirmé ce que je sentais confusément … Voici notre échange sur le nationalisme mystique, républicain, communiste du Donbass.

 

Dziga Vertov, la lutte des rouges contre l’obscurantisme dans le DOnbass

Dziga Vertov (en russe : Дзи́га Ве́ртов), de son vrai nom David Abelevich Kaufman (Białystok, 2 janvier 1896 – Moscou, 12 février 1954), Dziga Vertov est un cinéaste soviétique d’avant-garde, d’abord rédacteur et monteur de films d’actualité, puis réalisateur de films documentaires et théoricien. Son manifeste « Kinoks-Révolution » (Ciné-Œil), publié dans la revue LEF en juin 1923, affirme sa volonté de fonder un cinéma totalement affranchi de la littérature et du théâtre, écartant le recours à un scénario, montrant grâce à la caméra, « œil mécanique », « la vie en elle-même », et formant des « hommes nouveaux » réconciliés avec la machine. Sa « théorie des intervalles » permet d’établir des relations temporelles et spatiales entre les images. Son film le plus connu, L’Homme à la caméra (1929), se veut l’illustration de ces thèses.

Ici il nous décrit la symphonie du Donbass en 1931… S’opposent l’ancien, le monde de l’illusion et de la l’aliénation religieuse… le travailleur brute ivre à la naissance de ce monde nouveau…

Voir ce court documentaire alors même que le Donbass se révolte à nouveau, se mêle le souvenir du passé glorieux de l’Union soviétique et de l’assaut de Lénine, la grande guerre patriotique à d’autres relents plus anciens ici décriés… et qui ressurgissent dans l’espace postsoviétique…

Discussion avec le camarade Josafat Sanchez Comin

Voici ce que nous a envoyé le camarade Josafat Sanchez Comin qui traduit en espagnol les textes des communistes russes, ucrainiens,etc sur le site CCCP. alors que nous lui avions transmis l’interview de l’homosovieticus, à savoir le camarade Constantin qui disait que le Donbass était le peuple en révolte et qu’il y avait de tout, depuis le meilleur jusqu’au bandits et même des individus que lui le "stalinien" estimait "louches". Il approuvait cette remarque et disait qu’

"en commençant par Paul Gúbarev, sur le site de novorrosia http: // novorossia.su/node/2466 il y avait un extrait d’interview qui m’a éclairé d’un coup . On l’interrogeait si il avait eu une relation dans le passé avec le mouvement Russkoe Natsionalnoe Edinstvo (Unité nationale russe de Barkashov), à quoi il répond que oui, il y a 12 ans de cela et il s’excuse en disant qu’il était alors jeune et passionné… Mais il peut aussi les remercier parce qu’il a appris là tout ce que ne lui a pas enseigné l’armée ukrainenne .. Tout de suite après il se définit lui-même comme nationaliste russe, pas d’un point de vue ethnique mais humaniste, spirituel, et appartenant au "centre – gauche" (avec tous les guillemets que l’on peut mettre à ce terme parce que Ziugánov (le secrétaire du Parti communiste de la Fédération de Russie)lui aussi dit que la Russie a besoin maintenant d’un gouvernement de centre- gauche comme celui qui a sauvé la Russie de la crise de 98… )

En résumant ,  alors elles seraient vraies les photos qui circulaient de lui  où il apparaissait avec un groupe de nazis russes et que j’attribuais à la propagande ukrainienne, en pensant qui si cela était tel on ne pourrait pas lui accorder l’audience qui lui était attribuée dans les médias publics russes…

Maintenant son guide spirituel (de lui et de beaucoup d’autres visages visibles dans les  nouvelles républiques) pourrait être  Alexánder Duguin ou  Alexánder Projánov lui-même (que je suis depuis des années  dans ses nombreuses interventions à la radio et maintenant dans la télévision). Chacun d’eux apparait dans tous les programmes de débat des canaux russes sur la situation dans le sud-est ukrainien  en ce qu’ils(représentent ce mélange étranger idéologique qui peut être vu seulement en Russie, de nationalisme russe, euroasismo, prosovietisme stalinien et putinisme ,le tout  recouvert d’un mysticisme orthodoxe.

Comme  le dirait que Projánov dans Novorrosia s’est réincarné l’esprit de ceux qui sont tombés en défendant le Soviet Suprême en octobre 93. Ce sont  des gens avec qui j’ai plaisir à parler et avec qui tu peux être d’accord en grande partie  sur ce qu’ils disent, moi le communiste et l’athée invétéré tel que l’on me voit….

Et puisque je mentionne octobre 93, le meilleur exemple serait Alexánder Boroday, le premier ministre de la RPD, qui reçut  des coups en défendant la "maison blanche" il y a 20 ans, Predniestrovie, la Tchétchénie… Maintenant il est le "intellectuel" du gouvernement, le fils du philosophe fameux Yuri Boroday, et s’identifie à la ligne idéologique de Projánov.

Sur  PCU, mon opinion personnelle est que  les communistes qui vivent maintenant dans la République du Donbass s’ils ne veulent pas rater le train de l’histoire, devraient assumer la nouvelle réalité avant que la phase en soit à son paroxysme . Le discours fédéraliste n’est plus suffisant, ni ne tient compte de ce qui est intervenu depuis le 11 mai. Ils devraient se dissoudre comme PKU et se constituer en parti communiste de Novorossia, q’ils souhaitent peser en tant que force politique dans les événements dans les prochaines années. ,"

EN CONCLUSION

Ce qui est en train de naître dans le Donbass est une entité nationale avec sa personnalité propre, l’accumulation des strates historiques… je ne sais ce qu’il en adviendra, mais elle sera le produit de l’histoire dans ses différents temps, réinterprétée par une lutte de libération nationale. Qui comme chacun sait transforme également la métropole colonialiste, ici elles peuvent être deux Kiev et Moscou… je me demande si Merkel quand elle défend" l’intégrité territoriale de l’Ukraine", se rend bien compte de ce qui actuellement met le plus en péril et ce définitivement la dite intégrité: c’est-à-dire l’opération punitive contre son propre peuple de leur boucher favori, Porochenko… Quand on se conduit contre son peuple comme un colonialiste, qui pour prendre une terre et ses ressources, massacre les populations considérées comme des sous hommes, quand on tire à l’aveuglette sur les civils, quand on les affame par des sièges immondes, que reste-t-il du sentiment national? Mais comme la logique historique et celle des appétits le laisse penser: Merkel n’ en a rien à f. de l’unité de l’Ukraine. Elle défend sa vision des intérêts capitalistes allemands. Il y a une certaine contradiction entre l’intérêt de bonnes relations commerciales avec la Russie et la domination politique et économique de l’Europe centrale et orientale, qui est le vieux rêve impérialiste allemand, et qui suppose d’assurer une forme de protection des pays de l’est, donc la défense de la politique OTAN… Ce à quoi résiste une nouvelle fois le Donbass…  Et c’est cette résistance qui transfigure les nationalisme, les mysticismes en antifascisme… Pour combien de temps et selon quelles lignes de fractures ultérieures ? L’histoire continue…

Danielle Bleitrach

 

 

 
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Publié par le août 29, 2014 dans cinema, civilisation

 

(6 CLICHES D’UN ANIMAL) De la part d’un résistant du Donbass…

 

De la part d’un résistant du Donbass

Voilà contre quoi nous nous battons dans Donbass [S-E de l'Ukraine]

Voici Artyom Bonov – un Néonazi "du Bataillon Azov" qui se bat actuellement dans Donbass, précisemment dans Marinovka (30 km de Donetsk).

Depuis sa création, Azov est devenu largement connu comme un bataillon, dans lequel se rassemble  seulement l’extrême droite – les Nazis.

Qui aurait pensé qu’un jour l’Ukraine serait pourrie par des Nazis et des psychopathes ? A qui l’on attribue  des médailles et qui sont appelés "des héros" .

Pour nous Ukrainiens, ces gens sont vraiment une honte.
https://vk.com/wall-63334102_90722

Le bataillon Azov, ouvertement néo-nazi, comme le suggère du reste son insigne avec la Wolfsangel, est financé par l’oligarque milliardaire  à triple passeport Israélien-Suisse et Ukrainien Igor Kolomoïski, qui est le partenaire privilégié en Ukraine de notre national pitre Bernard henry Levy…  mais ce n’est pas la seule contribution des intellectuels français aux bonnes oeuvres de Kolomoïski dans la réinsertion des brutes nazies,  il recrute des mercenaires étrangers d’extrême droite par l’intermédiaire d’un ancien légionnaire français qui combat en Ukraine : Gaston Besson., c’est peut-être excessif de le décrire comme "intellectuel", mais quand la pensée est nulle il ne reste plus qu’à sortir son revolver quand on entend le mot culture et c’est l’ultime transformation de l’intellectuel en pitre pro-nazi, en mercenaire de l’OTAN… dans le sillage d’un oligarque juif qui a une garde prétorienne de néonazis…

Mais ce n’est pas la seule originalité française que d’avoir un BHL comme "intellectuels" et vrai barbouze, , alors que la plupart des pays fournissent des républicains, des communistes, des antifascistes à la Résistance du Donbass, nous nous leur envoyons également d’autres nazis : il ne faut pas mettre tous les œufs de serpent dans le même panier… Ils ne parlent pas un mot de russe et leurs copains du Donbass ignorent leurs sympathies…  Nous avons décidemment des fascistes et des mercenaires pour tous les djihad fascistes de la planète même quand visiblement ils se trompent de camps, le résultat du colonialisme et des luttes d’une armée de métier autant que de la débâcle de la gauche, des partis aux intellectuels…

 

увиденного, становится стыдно, что я являюсь гражданином такого государства.

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Publié par le août 29, 2014 dans Uncategorized

 

Combien dépensent-il pour apporter « la démocratie » au reste du monde ?

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http://www.librered.net/?p=33900

L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) accordera à l’Ukraine 10 millions de dollars pour lutter contre la corruption. C’est seulement une partie de l’aide envisagée, a souligné le chef de l’Agence, Rajiv Shah.

« Cette somme servira à renforcer la responsabilité des fonctionnaires, un système judiciaire équitable et transparent et la régulation du secteur de l’énergie, », a déclaré Shah au cours de sa visite en Ukraine, selon l’Agence de presse russe RIA Novosti. Shah a pas précisé comment la somme de 10 millions $ influencerait la responsabilité future des fonctionnaires ukrainiens.

Ce n’est pas la première fois que l’USAID  finance des plans de réforme en Ukraine. Cette Agence a été une des organisations occidentales qui ont soutenu l’organisation de l’élection présidentielle du 25 mai dans le pays. Les Investissement de Washington dans la « démocratie » ukrainienne ont une longue histoire : entre 2008 et 2013 – au cours des cinq dernières années de crise économique – les autorités américaines ont toujours trouvé la possibilité d’allouer des ressources financières aux programmes visant à apporter un changement à Kiev. Selon le chiffre officiel, seulement en 2013, les Etats-Unis ont dépensé 21,4 millions de dollars dans le soi-disant "développement de la société civile" en Ukraine, ou 0,74 cents pour chaque citoyen ukrainien.

Cependant, si on les compare avec d’autres pays, le montant s’avère pour être plutôt modeste. Le gouvernement américain a investi beaucoup plus en Afghanistan (498 millions de dollars ou 16,32 dollars par habitant), Irak (145 millions ou 4,03 dollars par habitant) et Mexique (179 milliards ou 1,52 dollars par habitant).

Malgré les sommes dépensées, il semble que les efforts de la Maison Blanche pour imposer sa propre version de la démocratie au reste du monde n’ait pas beaucoup de succès. Les Talibans ne montrent pas la moindre intention de signer un pacte avec le gouvernement de l’Afghanistan, un pays où non seulement Washington a financé une série de programmes civils, mais où il a aussi effectué une campagne militaire durant plus de dix ans il y a des années. Non seulement se poursuivent les attaques extrémistes organisées et les attentats à la bombe à travers le pays, mais s’appliquent également une stricte loi islamique dans les territoires que ceux-ci contrôlent. Le zèle religieux tend à conduire à des atrocités contre des civils qui osent désobéir .

En Irak, des militants djihadistes de l’État islamique d’Irak et du Levant (EIIL) ont récemment lancé une offensive contre le gouvernement dans le but d’établir des États fondamentalistes sunnites face à la majorité chiite du pays. EIIL contrôle déjà une grande partie de l’Irak, qui comprend les villes de Falloujah, Mossoul et Tal Afar. Les Djihadistes terrorisent l’armée et la population civile avec des exécutions de masse et des tortures et ils planifient une offensive contre Bagdad.

Pendant ce temps, en Ukraine, une guerre civile intense est menée. Pour lutter contre les groupes d’autodéfense prorusses dans le sud-est du pays, Kiev n’hésite pas à recruter dans sa Garde Nationale des criminels et des extrémistes, parmi les groupes qui ne cachent pas leur adhésion au fascisme, comme le fameux Secteur droit. Des centaines de civils ont été tués dans ce conflit, dont des journalistes.

RT

 
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Publié par le août 29, 2014 dans Uncategorized

 

De Minsk au pays de galles, l’Allemagne est la clé de la situation par Pepe Escobar

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Pepe Escobar est le correspondant itinérant pour Asia Times / Hong Kong, un analyste pour RT Tom Dispatch et collabore à des sites Web et radio aux Etats-Unis et en Asie.

Temps a publié : 28 août 2014 09:27

 

Ukraine's President Petro Poroshenko (L), Russia's President Vladimir Putin (top centre R) and Belarus' President Alexander Lukashenko (3rd R from Putin) meet with high-ranking officials and presidents from Kazakhstan and the European Union in Minsk, August 26, 2014.(Reuters / Alexei Druzhinin)

Le Président Petro Poroshenko (à gauche), le Président Vladimir Poutine (en haut au centre) et le  Président Alexander Lukashenko du Bélarus (3e à droite de Poutine) rencontrent de hauts fonctionnaires et les présidents du Kazakhstan et de l’Union européenne à Minsk, 26 août 2014 (Reuters / Alexei Droujinine)

 

 

La route vers le sommet de Minsk mardi dernier a commencé à être ouverte lorsque la chancelière allemande Angela Merkel a parlé à la TV ARD publique, après sa brève visite à Kiev le samedi.

Merkel a souligné, « une solution doit être trouvée à la crise de l’Ukraine, qui ne soit pas être nocive pour la Russie. »

Elle a ajouté que "il doit y avoir un dialogue. Il peut seulement y avoir une solution politique. Il n’y aura pas de solution militaire à ce conflit."

Merkel a parlé de « décentralisation » de l’Ukraine, un accord définitif sur le prix de l’essence, le commerce entre l’Ukraine et la Russie, et elle a même suggéré que l’Ukraine  était libre d’adhérer à l’ Union  Russie- eurasie , (l’Union européenne n’en fera jamais le prétexte à un "grand conflit" ). Sortie des sanctions ; entrer dans de  bonnes propositions.

Elle n’aurait pas pu être plus explicite; "Nous [Allemagne] nous vouons  avoir de bonnes relations commerciales avec la Russie . Nous voulons des relations raisonnables avec la Russie. Nous sommes dépendants l’un de l’autre, et il y a tant d’autres conflits dans le monde où nous devrions travailler ensemble, alors j’espère que nous pourrons progresser".

La traduction directe pour tous est qu’il n’y aura pas un Nulandistan (d’après la  neo-con Victoria Nuland ‘L’UE f’ ), contrôlée à distance par Washington et entièrement financée par l’UE. Dans le monde réel, ce que dit Allemagne, signifie l’Union européenne.

Géopolitiquement, cela signifie aussi un énorme revers pour Washington, et sa politique de confinement obsessionnel et l’encerclement de la Russie,  avec la procédure  parallèle du « pivot vers l’Asie » (confinement et l’encerclement de la Chine).

C’est  économiquement stupide

L’ Économie : désormais exemplaire de l’intervention du capitalisme de catastrophe – c’est… l’Ukraine. Eh bien, pour une catastrophe, c’est une catastrophe. C’ est bien au-delà de la récession, maintenant il s’agit d’une dépression profonde. Les fonds du FMI  servent à payer les factures en suspens et à alimenter la machine militaire qui perd ; Kiev ne sent plus battre  son cœur industriel de l’Ukraine. Sans oublier que les conditions du FMI « ajustement structurel » se traduisent par le saignement à blanc des Ukrainiens .

Les impôts- et les coupes budgétaires-sont en hausse. La monnaie, la hryvnya, a plongé de 40 % depuis le début de 2014. Le système bancaire est une plaisanterie. L’idée que l’UE va payer les factures gigantesques de l’Ukraine est un mythe. L’Allemagne (qui recouvre l’Union européenne) veut un accord. Rapide.

La raison est très simple. Allemagne a crû seulement de 1,5 % en 2014. Pourquoi ? Parce que l’hystérie des sanctions propulsées par Washington met à mal l’économie de l’Allemagne. Merkel a finalement délivré le message. Ou du moins semble l’ avoir.

La première étape vers un accord durable est celle de l’énergie. Ce vendredi, il y a une rencontre clé entre les responsables de l’énergie russe et de l’UE à Moscou. Et puis, plus tard la semaine prochaine, une autre aura lieu entre la Russie, l’Union européenne et les autorités ukrainiennes. Le Commissaire à l’énergie de l’UE, Gunther Oettinger, qui était à Minsk, veut un accord intérmédaire sur le transit  des flux de gaz russe bien sûr à travers l’Ukraine vers l’Europe en hiver. Le Général hiver, une fois de plus, gagne toute guerre.

(L-R) Kazakhstan's President Nursultan Nazarbayev, Russia's President Vladimir Putin, Belarus' President Alexander Lukashenko, Ukraine's President Petro Poroshenko, High Representative of the European Union for Foreign Affairs and Security Policy Catherine Ashton, European Commissioner for Energy Guenther Oettinger, European Commissioner for Trade Karel De Gucht pose on the sideline of a summit in Belarus' capital of Minsk on August 26, 2014. (AFP Photo / Kirill Kudryavtsev)

(L-R) Le Président Nursultan Nazarbayev du Kazakhstan, le Président Vladimir Putin de la Russie, le Président Alexander Lukashenko Bélarus, le Président Petro Poroshenko de l’Ukraine, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton, commissaire européen à l’énergie, Günther Oettinger, commissaire européen au commerce Karel De Gucht se posent sur le banc de touche d’un sommet dans la capitale du Belarus de Minsk le 26 août 2014. (AFP Photo / Kirill Kudryavtsev)

Voilà, essentiellement,  que l’UE – pas la Russie – est en train de dire au Président ukrainien Petro Poroshenko de remballer sa  « stratégie » de défaite, de ralentir le nettoyage ethnique de l’Ukraine orientale.

Moscou a toujours insisté sur le fait que la crise est un problème politique qui a besoin d’une solution politique. Moscou accepterait une solution de décentralisation tenant compte des intérêts – et des droits linguistiques – des gens de Donetsk, Lougansk, Odessa, Kharkov. Moscou n’encourage pas la sécession.

Poroshenko, quant à lui, notre oligarque ukrainien typique  est dans la danse  des oligarques. Maintenant qu’il est sur le dessus, s’il ne veut pas être éjecté. il doit s’appuyer sur le « soutien » des néo-nazis du secteur droit et Svoboda, et  alors il n’y aura jamais une solution politique.

L’Empire du Chaos, naturellement, ne veut pas d’une solution politique – avec une Ukraine neutre sur le plan économique liée à l’UE et la Russie ; l’intégration économique/commerciale en Eurasie est pour lui un anathème.

Il s’agit de l’OTAN

En parallèle, chaque diplomate EU en a conscience – à supposer qu’il en ait  une  –  l’hystérie ininterrompue sur la "menace"  russe  pour l’Europe est un mythe colporté depuis Washington visant à renforcer l’OTAN., dont le Secrétaire général Anders Fogh " de la guerre ‘ Rasmussen ressemble à un CD rayé.

C’est presque un secret à Bruxelles que les plus grandes puissances de l’UE tout simplement n’ont pas envie d’avoir des bases permanentes de l’OTAN en Europe de l’Est. La  France, Italie et Espagne sont tout à fait contre. L’Allemagne est toujours le cul entre deux chaises, pesant soigneusement comment ne pas s’opposer à la Russie et aux Etats-Unis. Inutile de préciser que les anglo-américains en « relation spéciale » veulent les bases, soutenu par l’hystérie déclenchée par la Pologne et par les pays baltes  – Estonie, Lettonie et Lituanie.

Fogh of War est donc sur un une voie prévisible, parler de "renforts rapides", "installations de réception", "prépositionnement de fournitures, de matériel, préparation de l’infrastructure, bases et siège" et « une présence de l’OTAN plus visible. » Cela  prouve encore une fois que l’Empire du Chaos ne pouvait pas respecter ce qui a trait à l’Ukraine ; c‘est toute  l’expansion de l’OTAN – le point clé dont on parlera la semaine prochaine lors du sommet au pays de Galles.

Le combat libre néolibéral-dépouillement des actifs, privatisation sauvage et le pillage pur et simple de l’Ukraine, déguisé en prêts et « aides », est maintenant inéluctable. Engloutir encore de l’agriculture et le potentiel énergétique de l’Ukraine n’est pas suffisant pour l’Empire du Chaos. Il veut le retour de la Crimée  (cette future base de l’OTAN à Sébastopol…). Il veut la défense anti-missile déployée en Pologne et les pays baltes. Il aimerait même un changement de régime en Russie.

Et puis, il y a MH17. Si tôt ou tard, il  est prouvé que l’Empire du Chaos dupe l’Europe par des sanctions contre-productives selon des« preuves » fictives, l’opinion publique allemande va forcer Merkel à agir en conséquence.

L’Allemagne était le secret derrière le sommet de Minsk. Voyons voir si l’Allemagne sera également le secret derrière le sommet du pays de Galles. En fin de compte, il revient en Allemagne d’empêcher la guerre froide qui risque de chauffer dans toute l’Europe.

 

Des cadres du PC ukrainien (KPU) arrêtés et torturés par la police politique : des aveux (introuvables) pour interdire le parti

 

kpu-faucille-et-marteau.jpgDes cadres du PC ukrainien (KPU) arrêtés et torturés par la police politique : des aveux fabriqués pour interdire le KPU

 

Article MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Les nouvelles venant d’Ukraine confirment le recours généralisé à des méthodes fascisantes. Dans le processus d’interdiction du Parti communiste d’Ukraine (KPU), les services de renseignement n’hésitent pas devant les enlèvements, la torture pour extorquer l’aveu.

Dans leur récit idéologique légitimant leur pouvoir fascisant, les autorités putschistes ukrainiennes étiquettent les résistants à l’ « ordre nouveau » comme vendus à l’étranger russe, diviseurs de l’unité ukrainienne. Dans leurs desseins politiques, il leur faut aussi éliminer la principale force d’opposition : le Parti communiste.

Or, ces deux objectifs sont difficiles à concilier tant le KPU a su incarner l’unité nationale sur un contenu de résistance à toute ingérence extérieure, de lutte contre le régime des oligarques d’où qu’il vienne, de défense des intérêts des travailleurs de toute l’Ukraine.

Dans le procès intenté contre le KPU pour l’interdire de façon autoritaire, l’absence de preuves tangibles contraint le pouvoir putschiste à employer les vieilles méthodes des régimes fascistes : semer la terreur, enlever les militants, passer à la question et obtenir des aveux tâchés de sang.

La police politique dénonce le KPU dans les médias : qui a dit démocratie ?

Le secrétaire du KPU, Petro Simonenko, nous communique des faits qui devraient susciter l’indignation de tous les démocrates, bien au-delà des rangs communistes.

En effet, ce 24 août, M.Nalivaychenko, président des « services de sécurité » SBU – pendant du FSB russe, autrement dit les services secrets et police politique d’Ukraine – avertit la presse que :

« les interrogatoires des dirigeants d’organisations communistes arrêtés dans le Donbass nous ont donné des informations sur le soutien aux terroristes, y compris le financement et la livraison d’armes ».

Cela a conduit Petro Simonenko le lendemain à dénoncer « la détention de membres du Parti pour des raisons purement politiques, violation flagrante des lois ukrainiennes, avec des enlèvements, une privation illégale de liberté (…) avec usage de la torture, du harcèlement, des menaces sur les membres de leurs familles ».

Simonenko précisait alors qu’il disposait d’informations plus précises concernant ces violations des droits humains les plus fondamentaux. Il l’a précisé ce 28 août par une lettre envoyée à une représentante de l’OSCE en Ukraine Madina Djarbusinovoi, évoquant trois cas éloquents.

Trois cas d’enlèvements, de tortures : comment obtenir un aveu (inexistant)

Le premier, datant du 14 juillet, Vladimir Arkhipov, secrétaire du KPU dans le district de Stanytsia, dans la région de Lougansk, enlevé plusieurs jours par les autorités de la région de Lugansk liées à Kiev, sur demande des services de sécurité de la région de Kharkov.

Ses proches n’ont aucune nouvelle, ne bénéficiant d’aucune présence d’un avocat. Finalement, il est libéré après plusieurs jours de détention sans aucune charge contre lui.

Selon Arkhipov, ce qu’ils voulaient obtenir de lui : c’est l’aveu de l’implication du KPU dans la décision et l’organisation du référendum séparatiste.

Le second cas est celui de Vitali Pryn, premier secrétaire du KPU à Svatove, toujours dans la région de Lugansk. Arrêté le 5 juillet, détenu jusqu’au 15, Pryn est arrêté par la SBU sans aucun motif légal, ni droit à un avocat.

Le SBU le soumet à des pressions mentales, à des violences physiques pour obtenir l’aveu : celui d’un financement par le KPU des activités séparatistes, ainsi que de leur conception, organisation, mobilisation.

Sous les tortures physiques et psychiques, on présente à Pryn un dilemme : soit 10 ans de prison s’il nie les « faits », soit une réduction à 5 ans s’il avoue qu’il a « porté atteinte à l’intégrité territoriale de l’Ukraine ».

Libéré, Pryn a dénoncé les aveux soustraits avec violence. Une fois mis en relation avec son client, l’avocat de Vitali Pryn a porté plainte pour : kidnapping, arrestation et détention illégale, violation du droit à la sécurité.

Enfin dernier exemple cité, parmi d’autres, par Simonenko : l’enlèvement de Viktor Siniaev, avec sa femme N.A.Siniaeva, lui étant secrétaire de section du KPU à Stakhanov, toujours à l’est, dans la région de Lugansk.

Il est arrêté sur la route entre Stakhanov et Kharkov, dans les alentours de Severodonetsk, à un checkpoint par des hommes en armes. Ils vérifient leurs passeports, les font descendre et les arrêtent. Deux hommes en noir viennent d’un autre véhicule, des cagoules noires sur leurs visages.

Le couple est alors menotté, un sac est mis sur leur tête, tandis qu’ils sont transportés vers une destination inconnue. Arrivés à bon port, dans un sous-sol, l’interrogatoire commence avec une question : avouer le rôle prééminent du KPU dans le référendum du 11 mai 2014.

Vikotr Siniaev nie catégoriquement. Il est alors roué de coups de pied, ainsi que d’une barre de fer pour forcer l’aveu. Frappé sur l’ensemble de son corps sauf au visage, il est victime pendant plusieurs heures d’un passage à tabac, toujours menotté.

La séance de torture ne s’arrête pas là. Siniaev est relié à des machines électriques qui lui distribue des décharges, brûlé au niveau des mains et des côtes. Le cadre communiste a perdu plusieurs fois connaissance pendant la séance.

N’ayant rien obtenu, les tortionnaires ont remis cela le lendemain. Le 18 août, après une semaine de détention, Viktor Sinaiev est livré à un enquêteur du gouvernement de Kiev. Il nie encore tout lien entre le KPU de Stakhanov, les conseillers municipaux du Parti et le référendum.

Le calvaire n’est pas terminé pour Sinaiev. Malgré la présence de son avocat, il est alors saisi par des hommes armés, cagoulés, ses mains sont tordues, il est menacé, emmené vers la même cave des interrogatoires précédents, où il est à nouveau torturé.

Vers l’interdiction du KPU : « on glisse vers le fascisme, quand le SBU ressemble déjà à la Gestapo » (Simonenko)

La procédure visant à l’interdiction du KPU a été lancée par le Ministère de la Justice pour « positions anti-ukrainienne et soutien au séparatisme. »

Le Tribunal administratif de Kiev a accepté le délai du secrétaire-général du KPU pour examiner l’ensemble de ses discours, le procès reprendra le 4 septembre.

Dans son communiqué du 25 août, Petro Simonenko est on ne peut plus clair sur la position de son parti : « Le Parti communiste d’Ukraine n’a jamais été impliqué dans le soutien, le financement du terrorisme. Ces aveux illégaux ne sont que mensonges flagrants et délibérés ».

Le secrétaire-général du KPU ajoute avec fermeté : « au vu des méthodes utilisées par la SBU, avec à sa tête M.Nalivaychenko, on peut être sûr que l’Ukraine glisse rapidement dans l’abîme du fascisme, surtout quand le SBU se transforme en police politique digne de la Gestapo nazie ».

Cela n’empêche pas le KPU, menacé, traqué de rester sur sa ligne d’action, la même depuis le début de la crise :

« les communistes d’Ukraine – contrairement aux partisans de la guerre qui ont usurpé le pouvoir et plongé le pays dans une guerre civile sanglante – restent pour l’intégrité territoriale, la paix et l’ordre en Ukraine ».

Dans cette lutte, nos camarades ukrainiens ont plus que jamais besoin de notre soutien, celui des communistes de France et d’ailleurs : solidarité face au fascisme !

 
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Publié par le août 29, 2014 dans Uncategorized

 
 
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