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Marxiste à Bichkek, l’abécédaire

http://francekoul.com/articles/marxiste-a-bichkek

Georgiy Mamedov au travail.Crédit : http://www.en.art-initiatives.org

 

Quand on entend le mot « marxiste », l’association qui nous vient à l’esprit est celle d’un philosophe vieux et grogneur. Cependant, le marxiste en face de nous est différent. Il est jeune et s’habille comme un hipster. Après son séjour à Douchanbé où le climat est bien chaud, Bichkek lui a paru froid et gris, quand il est sorti pour la première fois de l’aéroport "Manas". C’était il y a deux ans. Et maintenant, Bichkek est devenue sa ville. Les sentiments qu’il éprouve envers cette capitale sont aussi forts qu’envers sa ville natale, Moscou, où tous ses proches sont restés.

Notre vis-à-vis s’appelle Georgiy Mamedov. A 30 ans, il est dirigeant artistique de l’Ecole de la Théorie et de l’Activisme à Bichkek (ETAB, ou STAB en anglais). G. Mamedov est également tuteur et critique artistique, l’auteur des textes sur l’art et la culture contemporains de l’Asie centrale. De 2007 à 2009, il était directeur du centre culturel « Baktria » à Douchanbé, la capitale du Tadjikistan. Il a supervisé le Pavillon de l’Asie centrale lors de la 54e Biennale de Venise, ainsi que le projet interdisciplinaire en Asie centrale « Artiste – Société » (2010-2011). Ses centres d’intérêt varient entre l’histoire et la théorie de la culture, la philosophie contemporaine et la politique culturelle.

Vous parlez souvent de conflits internes. Peuvent-ils être résolus ?

L’être humain proprement dit est constitué de conflits constants. L’existence dans les conditions de la réalité, dans laquelle nous nous retrouvons, ne permet pas d’autre existence à part celle dans les conflits. Je ne peux pas dire que j’ai un conflit interne qui s’est résolu. Toute mon existence est un conflit (il réfléchit un instant, nda), je dirais même une contradiction. Et la phase active de cette dernière, c’est le conflit.

Comment est-ce lié avec votre perception du monde ?

Quand la position critique est une perception du monde, dans ce cas précis on entame indubitablement des relations conflictuelles avec la réalité qui nous entoure. Cela vient du fait qu’on voit comment cette réalité est contradictoire et répressive. Pour la perception gauchiste communiste, on existe dans un conflit perpétuel avec la réalité qui nous entoure. Ou bien, comme pour l’existence féministe, on se retrouve dans un conflit avec la réalité patriarcale. Donc, c’est un conflit inévitable, parce qu’on est opprimé par le système actuel. Je veux attirer une attention spécifique à cet espace propice pour tout type de spéculations. Ces gens-là considèrent que « ces féministes ou communistes ne parviennent pas à atteindre l’harmonie ». Mais à vrai dire, étant opprimé, nous nous retrouvons en conflit avec la réalité. Ce qui est important, c’est qu’en adoptant une position critique et en se politisant, on rend ce conflit évident, et on comprend que nous sommes dans un conflit, mais ne sommes pas à son origine. Nous sommes dedans. Voici, simplement dit, la théorie de l’idéologie de Marx (sourire, nda). Ainsi, mon existence est conflictuelle.

Les membres de l’ETAB montrent leur position active avec les T-shirt « Pratique la solidarité ».

Les membres de l’ETAB montrent leur position active avec les T-shirt « Pratique la solidarité ». Crédit : STABCrédit : Stab

Georgiy s’est confronté dès le début avec les artistes Bichkékois. Selon lui, l’art notamment en Asie centrale n’est pas intéressant et dépassé, autrement dit ne répond pas aux attentes contemporaines.

Selon vous, qu’est-ce qui pourrait répondre à ces attentes contemporaines ?

Comme la majorité des artistes contemporains, je ne prends pas l’art pour un métier. Se retrouver dans l’art veut dire avoir une position active, quelle qu’elle soit : civile, politique… Si on se nomme en tant qu’artiste contemporain, on s’oppose à l’art traditionnel et à tout ce qui a un rapport avec cet art : sa liaison avec l’Etat, avec la politique que mène l’Etat. Ainsi l’artiste contemporain est en quelque sorte un opposant. Pourtant, il me semble, que ce conflit s’est déjà épuisé il y bien longtemps. La génération des jeunes n’a pas un esprit critique assez développé afin de pouvoir mesurer sa propre participation dans le processus politico-économique, où ils sont des acteurs actifs. Ainsi, il nous semble tout à fait normal d’être ému par la naïveté d’un enfant. Cependant, il est assez étrange de le faire par rapport à une personne adulte. La naïveté des adultes n’éveille pas d’attendrissement, mais bien au contraire l’irritation et l’aliénation. Pour ma part, cette naïveté des adultes qui croient être des artistes sans même penser, ni réfléchir sur les conditions de leur existence dans le projet, qui est l’art, ne m’attendrit pas.

Quelle sera votre réponse aux artistes dans le sens large du terme, qui justifient leur départ de leur pays d’origine par l’impossibilité de créer et d’avoir une position civile, ou par le fait d’être incompris ?

A quoi cela sert-il de dépenser mon temps et mon énergie aux échanges avec des gens qui affirment qu’il est impossible de créer et de prendre une position active, et qui pour cette raison s’en vont ? Je n’ai pas pour mission de les faire changer d’avis. Je n’ai pas pour mission d’être un agitateur idéologique et changer la conscience des gens. Cependant, essayer de changer la conscience publique, c’est autre chose. Ce n’est pas une tentative de changer la façon de penser des gens. Nous n’avons jamais persuadé des gens de changer leur foi. Moi, je n’ai jamais pratiqué cela. Cela ne m’intéresse pas, et je ne pense pas que ce moyen soit efficace.

Enseigner l’esprit critique est-il le plus important ?

Oui, mais uniquement à ceux qui viennent vers nous, et qui le veulent. Notre objectif, si on parle de l’ETAB (l’Ecole de la Théorie et de l’Activisme à Bichkek) c’est de créer la possibilité d’avoir une interaction critique avec la réalité sur des niveaux différents. Nous créons ces conditions pour nous-mêmes, étant des travailleurs culturels, pour avoir des réflexions critiques verbales ou non-verbales. En ce qui concerne les gens du domaine de l’éducation et de l’enseignement, nous essayons de créer les conditions d’une réalité critique et difficile.

Quel est le produit le plus important de l’ETAB ?

Le produit essentiel qui résume tout ce qu’on veut dire est l’almanach que nous avons publié sous le titre "Nous rendre l’avenir". Cet ouvrage volumineux traduit ce qu’on a fait pendant deux ans. Toutes nos déclarations, nos recherches critiques et nos tentatives de théorisation y sont présentes. Pour moi, c’est la plus grande réalisation de notre activité, mis à part la fondation de l’ETAB, bien évidemment. Quant à lui, il n’existait pas de prémices, c’est une institution créée pratiquement de rien.

Quelle est la mission première de votre organisation ?

La mission principale de l’Ecole de la Théorie et de l’Activisme à Bichkek est de créer des conditions nécessaires pour l’interaction critique avec la réalité.

Quel avis le plus absurde avez-vous jamais entendu sur votre institution ?

Aujourd’hui, les gens ont une réaction adéquate par rapport à l’ETAB, et à ce que nous faisons. Nous ne manquons pas d’auditoire, et nous ne croyons pas qu’il y ait des gens qui ne comprennent pas notre activité. Durant les deux dernières années de notre travail, le public voit dans l’ETAB une institution, qui propose un regard critique de la gauche. Dans ce sens-là, il n’y a plus aucune mécompréhension des missions de l’ETAB.

Certaines des oeuvres de ETAB.

Certaines des œuvres de l’ETAB, réalisées dans le cadre du projet «Battre l’homophobie avec l’art ».Crédit : Stab

Quand le public s’est rendu compte que vous collaboriez avec les organisations LGBT, y a-t-il eu une réaction négative ?

Probablement, il y a ceux qui pensent que « les gens normaux n’auraient jamais eu l’idée de se mêler avec les pédés », pourtant, nous n’avons jamais entendu cette remarque devant nous. Je n’ai jamais entendu qu’une personne avait montré son homophobie, parmi ceux avec qui nous menons l’affaire. Probablement, si on prenait en considération la réalité actuelle en tant qu’une forme, les gens auraient plus aimé l’ETAB, s’il ne traitait pas ce sujet.

Comment l’art contemporain peut-il lutter contre les attaques nationalistes et l’agression envers les LGBT ?

Lutter pour la bonne cause est possible dans n’importe quel domaine, que ce soit la science ou l’éducation. Dans n’importe quel domaine on peut occuper une position civile active. Toute activité peut être consciente et politique, et le journalisme en est un exemple flagrant. L’art n’a aucune différence dans ce sens. Un ou une artiste peut créer avec une pleine conscience, c’est-à-dire en réagissant sur ce qu’il se passe autour de lui. Cependant, l’art évidemment a sa spécificité et ses ressources. Si on prend l’exemple de l’ETAB, c’est une organisation qui est financée. A notre avis, c’est une condition obligatoire pour pouvoir mener cette activité. L’art détient un ensemble de ses propres acquis, ses propres sentiments, ses forces. Une telle suggestion lui donne la capacité d’influencer au-delà des limites du rationnel. Ainsi, l’art est une possibilité qui sort du cadre des formes. L’usage de cette force comme une arme ou un instrument est la meilleure façon de travailler, en essayant de mettre ces particularités de l’art aux services de la lutte politique que soutiennent les artistes.

En quoi consiste votre mission de tuteur dans la lutte contre la platitude ?

La platitude est invincible. A quoi ça sert de lutter contre elle ? (rires, nda). Je n’ai pas actuellement une mission en parallèle de l’institution avec laquelle je m’associe. Probablement, c’est un cas particulier, quand il n’y a pas de travail aliéné, et où ton individuel est le collectif. En ce sens précis, je ne peux me dissocier de l’ETAB en tant qu’une unité professionnelle. Mes objectifs et ma mission sont les mêmes que ceux de l’ETAB. C’est, comme je l’ai déjà mentionné, la création des conditions pour l’interaction critique avec la réalité. Je veux que mon travail donne aux personnes avec qui nous avons affaire une possibilité de vivre avec un esprit critique.

Enfin, selon vous, quels sont les trois ouvrages que l’artiste contemporain doit lire ?

Je driais, "Le Manifeste du Parti Communiste" de Karl Marx et Friedrich Engels, "L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique" de Walter Benjamin, et "Color Field Movement et Hard-Edge" de Clement Greenberg.

Djamilia Dandybaeva

Journaliste pour Novastan.org

Traduit et relu par Artem Ismaïlov

Fondateur de Novastan.org

Relu par Etienne Combier

Coordinateur éditorial

 
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Publié par le septembre 2, 2014 dans Uncategorized

 

Militants du parti communiste de Dnipropetrovsk arrêtées sans mandat

Militants du parti communiste de Dnipropetrovsk arrêtées sans mandat

Sergueï Tkatchenko

Déclaration du parti communiste de Dnipropetrovsk, Organisation régionale, après l’arrestation de plusieurs militants CPU de premier plan dans la région: « non à la répression politique! »

Les autorités intérimaires continuent la répression politique contre les forces politiques dissidentes. Ainsi, le 1 septembre, des inconnus sans identification (qui se sont présentés comme provenant du parquet, mais – comme il est apparu plus tard – étaient vraiment du Service de sécurité interne, SBU) – ont mené des perquisitions dans les maisons et arrêté les dirigeants locaux suivants des organisations de KPU :

-1er Secrétaire de l’organisation de la ville KPU, adjoint de Mairie Sergueï Tkatchenko ;
– Secrétaire de la branche régionale de KPU Bagleysk (région de Dnipropetrovsk), député du Conseil régional et chef de file de l’organisation « antifasciste » Denis Timofeyev ;
– 1er Secrétaire de la branche régionale pour le Zavodovsky de KPU, adjoint du Conseil régional de Zavodovsky Roman Suchkov ;

Jusqu’à présent, nous ignorons  les raisons de leur détention, ni quelles sont les charges qui leurs sont imputées.. L’enquêteur du service de sécurité affirme que leur arrestation a été décidée par la Cour de Dnipropetrovsk, mais dans le même temps, il refuse de donner le numéro de l’affaire pénale et ce qui est suspect est  qu’il n’y a aucune véritable poursuite  pénale intentée contre eux.

L’organisation régionale du KPU de Dnipropetrovsk affirme que ces actions des autorités sont une sorte de vengeance envers les opposants politiques , une tentative de faire taire ceux qui disent aux gens  la vérité. Les communistes de la ville russe ont toujours agi dans le cadre de la Loi de l’Ukraine ; ils ont été pour une Ukraine unie et pour son mode  socialiste de développement. Nous n’abandonnerons pas  nos camarades en difficulté et nous allons faire  tout ce qui est en notre pouvoir pour obtenir leur libération.

Non à la répression politique !

1er septembre 2014

 

 
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Publié par le septembre 2, 2014 dans Uncategorized

 

Oui le fascisme est partout comme réponse en temps de crise et il y a des parades…

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Parfois quand je m’indigne, on me répond faute d’arguments que je vois le fascisme partout… Oui le fascisme c’est la crise, et ceux qui la provoquent créent des groupes armés partout, pour enseigner la peur à ceux qui auraient envie de se révolter… C’est la guerre comme réponse aux problèmes intérieurs, mais comment trouve-t-on des hommes et des femmes pour accepter l’obéissance à une telle monstruosité, comment deviennent-ils les agents de leur propre aliénation, de toutes ces destructions, les hôpitaux, les écoles éventrées et les gens crevant dans les rues sous les bombes? Cela ne vient pas en un jour, l’éducation à de telles horreurs est patiente et persévérante… Il y a des organisations qui prennent en charge la transmutation des individus, le groupe est un puissant instrument de destruction des individus… ET jamais je n’accepterai de collaborer ou de tolérer certains groupes, certains partis, certains courants et désormais certains sites qui acceptent à des degrés divers de faire ce sale boulot. Autre chose est la possible mutation des individus qui passent par là. Ils peuvent se réveiller avec l’expérience et c’est comme ça que je comprends la harangue du premier ministre aux prisonniers. Rien de tel que la défaite comme expérience ouvrant les yeux et c’est même l’unique expérience sur laquelle on puisse compter.

Parce que par temps de crise, toute l’expérience enseigne au contraire la tolérance au fascisme. On accepte certaines choses, de considérer que des êtres sont plus ou moins des sous-hommes pour des raisons diverses, origine sociale et géographique, couleur de la peau, ce qu’on appelle race et qui n’en est pas, sexe ou préférences sexuelles, âge, on transforme la nécessaire diversité en espèce et les individus sont enfermés dans cette catégorie… On refait l’Histoire, on en occulte les leçons universelles pour alimenter les haines entre voisins… L’ignorance doublée de la fausse culture et du faux savoir d’internet et de la rumeur est un enseignement abominable. On vante la guerre, la force brutale… On se réjouit quand une bombe anéantit l’ennemi quel qu’il soit y compris dans cet acte criminel et imbécile du 11 septembre. On habitue les gens à ignorer le corps de l’autre, sa présence, il devient invisible, la seule réalité est celle que l’on peut acheter.

Je déteste les gens qui derrière leurs ordinateurs sont prêts à se battre jusqu’au dernier ukrainien palestinien, russe, israélien, syrien, kurde et confondent l’écran avec un jeu virtuel… une nouvelle phase du gauchisme que celle de la pratique du jeu vidéo… où il s’agit moins d’empêcher la mort des femmes, des enfants, des vieillards que de les utiliser comme une manière de propagande pour faire monter la haine… Pourtant c’est aussi une arme pour faire tomber les murs du mensonge, ceux de l’endoctrinement, mais cette arme là on n’apprend pas à l’utiliser et les blessures qu’elle inflige, qu’elle vous inflige ne sont pas visibles.

Il y a des choses dont le refus est évident… la manière dont depuis la deuxième guerre mondiale, la trouvaille d’Hitler reprise et étendue par les Etats-Unis, le champs de bataille s’est déplacé vers le massacre des civils… les blocus, les sièges… tout un art d’attaquer en priorité ceux qui ne peuvent se défendre… Mais il y a aussi parallèlement la volonté de tuer dans l’œuf une population en s’attaquant à ses enfants, par le génocide mais aussi l’analphabétisme, le priver du savoir, l’enfermer dans des illusions chauvines, obscurantistes… A ce titre ce qu’accomplit une armée ukrainienne dirigée par des oligarques ignobles et nos propres oligarques avec leurs instruments l’OTAN, l’UE  c’est tout cela à la fois… Partout leur action, celle dont ils exigent notre engagement à leurs côtés passe par cette destruction, les bombes et les groupes de fanatiques militarisés que l’on jette sur les peuples… Et nous-mêmes sommes préparés à approuver démocratiquement de telles horreurs comme nous l’avons été aux guerres coloniales… L’anti-impérialisme lui-même est vérolé par ce goût de la mort et de la haine…

Peut-on en sortir? Oui mais ce ne sera pas facile, il faut avoir conscience que nous sommes déjà sur ce champ de bataille là… Et que le premier travail est de nous battre pour la paix, de dénoncer partout l’agression, celle de nos gouvernements.

Pourquoi cette vidéo où le premier ministre de Donetsk harangue les prisonniers fascistes parce que je pense que la réponse au fascisme est dans le confrontation, d’abord lutter contre lui en sachant que ce n’est pas plus facile que mener une guerre, que la conviction ne passe par aucun compromis avec la bête, mais c’est aussi reconnaître l’autre dans sa réalité.  J’aime quand cette femme dans une autre vidéo vient flanquer une baffe à un prisonnier de l’armée ukrainienne qui depuis des mois lui fait vivre l’enfer, c’est cela qu’il mérite… une gifle est la manière de lui dire sa bêtise, lui qui est venu les agresser sans la moindre raison personnelle, pour obéir à des chefs qui sont leurs véritables ennemis ; Je suis contre la mort anonyme de la bombe mais le face à face entre être humains..

Oui quand je sens la lèpre fasciste gagner autour de moi je rue dans les brancards et je n’ai plus d’alliés… Mais quand je sens qu’un combat enrichit humainement celui ou celle qui le mène je suis prête à aller jusqu’au bout… Et depuis le début j’ai la sensation qu’il se passe quelque chose de cet ordre dans le Donbass… Depuis notre voyage avec Marianne et ces pépites d’humanité que nous découvrons, cette intelligence, ce rapport à autrui, cette pudeur et ce véritable courage… Peut-être que cela sera submergé comme ça l’est dans d’autres lieux, mais je pense que ces gens méritent notre confiance sur le plan politique mais d’abord humain…SAUVONS LES ENFANTS DU DONBASS.

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le septembre 2, 2014 dans Uncategorized

 

Dans un centre d’hébergement pour les réfugiés de Donetsk on a célébré la Journée du Savoir

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 http://www.novorosinform.org/news/id/7523

La réponse. Dieu que j’aimais les journées du savoir dans l’ex-Union soviétique, le jour de la rentrée. Les enfants arrivaient propres et brillants comme des sous neufs, les filles avec des gros rubans dans les cheveux et les garçons en petits marins, les parents, grand parents étaient là à soutenir leur progéniture. Les plus petits étaient accueillis par la plus grande classe on leur remettait solennellement "la clé du savoir" et il y avait le représentant syndical d’une entreprise jumelée avec l’école qui venait leur faire un grand discours pour leur dire que le pays avait besoin d’eux, de leurs capacités… Ils étaient les héros de l’avenir… Prétendre priver les enfants du savoir, de cette journée de la rentrée c’est dire vous n’avez pas d’avenir et vos enfants non plus (Daniielle Bleitrach)

Un centre d’hébergement pour les réfugiés à Donetsk a organisé symboliquement une Fête du savoir, annonce l’Agence d’information de DNR. L’idée d’organiser une cérémonie appartient aux pensionnaires eux-mêmes qui, en dépit de la situation militaire et politique difficile, ont décidé de commencer l’année scolaire. Cette initiative a été soutenue par les dirigeants de la République populaire de Donetsk. Dans l’une des chambres a été ouverte une salle de classe improvisée. Les élèves plus âgés ont préparé pour les sept élèves de CP pour qui c’était la première rentrée, la partie solennelle. Pour les enfants ils ont lu des poèmes, chanté des chansons, posé des devinettes. L’ouverture de l’année scolaire s’est déroulée en présence du vice-président du Conseil des ministres de la DNR Alexandre Karaman et du ministre de l’Éducation Igor Kostenok.

"Dans les conditions dans lesquelles nous nous trouvons aujourd’hui, dans un état de siège, le Conseil des Ministres a pris la bonne décision. En raison des échanges de tir incessants, des bombardements des habitants, en particulier dans la ville de Donetsk, nous avons décidé de repousser l’ouverture officielle de l’année académique au 1er Octobre. Mais il s’agit d’un cas particulier. Nous sommes très heureux qu’il y ait des gens qui aient organisé une journée symbolique de la connaissance ", – a déclaré Alexander Karaman.

"Le Jour de la connaissance est habituellement célébré dans les écoles avec de la musique et des fleurs. Qui aurait cru que nous allions célébrer cette fête dans un contexte militaire. Je voudrais souhaiter tout d’abord un ciel pacifique sur nos têtes… La chose la plus importante – c’est la chaleur et la gentillesse avec laquelle nous traitons nos enfants ", – a déclaré Igor Kostenok. Pendant l’événement, les membres du Conseil des Ministres ont offert aux élèves des albums à colorier, des stylos, des crayons, etc ..

 
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Publié par le septembre 2, 2014 dans Uncategorized

 

Kiev a interdit aux enseignants exerçant en DNR* et LNR** de faire la rentrée

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,http://www.novorosinform.org/news/id/7525

Agence Nouvelle Russie, 01/09/14

Kiev a averti ce lundi les employés des établissements d’enseignement situés dans les territoires contrôlés par les milices du Donbass de la responsabilité et des conséquences juridiques possibles en cas de retour au travail le 1er Septembre.

Dans un communiqué, le ministère de l’Education et des Sciences de l’Ukraine a déclaré que l’année scolaire dans les régions de Donetsk et de Lougansk, sur décision des organes exécutifs locaux, ne commencerait le 1er Septembre que dans les établissements d’enseignement situés dans les territoires sous contrôle de Kiev. Dans les zones contrôlées par les milices, les classes dans les écoles, selon le ministère de l’Éducation ne devraient commencer qu’après que ces régions seront passées sous le contrôle des forces de l’ordre ukrainiennes.

"La date indicative de la rentrée scolaire est fixée au 1er Octobre 2014. Toute action visant à donner une apparence de « processus éducatif », est dangereuse et illégale. La participation du personnel de l’enseignement dans ces actes de provocation ("présentation sur le lieu de travail",  "heures de cours", "activités éducatives", etc) est inacceptable et aura des conséquences juridiques, "- a déclaré dans un communiqué le ministère de l’Education.

*(DNR) : République Populaire de Donetsk

**(LNR) : République Populaire de Lougansk

 

 
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Publié par le septembre 2, 2014 dans Uncategorized

 

Ukraine: les républiques autoproclamées prêtes à rester au sein du pays

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© RIA Novosti. Max Vetrov

01/09/2014

Voilà comme j’en avais émis l’hypothèse qui explique l’intervention de Poutine non pas sur un Etat, mais sur un statut d’autonomie comparable à celui qu’avait la Crimée, voir article sur le sujet.

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/09/01/a-propos-de-lintervation-de-poutine-sur-le-statut-de-novarussia/

Les républiques ukrainiennes de Donetsk et de Lougansk (sud-est) sont prêtes à rester au sein de l’Ukraine en échange d’un statut spécial, ont déclaré lundi les représentants des deux républiques autoproclamées lors de négociations à Minsk, en Biélorussie.

"Négocier sur un pied d’égalité est le seul moyen de régler le conflit et de rétablir la paix. Le président, le gouvernement et la Rada suprême (parlement) d’Ukraine doivent adopter des actes législatifs conformes à la lettre et à l’esprit des ententes de Genève et accordant un statut spécial aux territoires contrôlés par les républiques populaires", est-il indiqué dans une déclaration des dirigeants des deux républiques présentée lors d’une réunion du groupe de contact pour le règlement de la crise ukrainienne.

"Si Kiev adopte ces garanties législatives et l’UE et la Russie se portent garantes du respect de ces actes législatifs, les républiques populaires de Donetsk et Lougansk garantissent qu’elles feront tout pour préserver la paix et l’intégrité de l’espace économique, culturel et politique de l’Ukraine et de la civilisation russo-ukrainienne. Les deux républiques adopteront des lois, actes et déclarations nécessaires pour arrêter la guerre fratricide et respecter leurs engagements pris pendant les négociations", lit-on dans le document.

Le groupe de contact, qui réunit les représentants de l’Ukraine, de la Russie, de l’OSCE, ainsi que du sud-est de l’Ukraine, s’est réunie à Minsk pour la première fois depuis un mois.

Les autorités de Kiev mènent depuis le 15 avril une opération "antiterroriste" d’envergure en vue de réprimer la révolte qui a éclaté dans le Donbass suite au renversement du régime du président Viktor Ianoukovitch le 22 février. Les régions de Lougansk et de Donetsk ont proclamé leur indépendance par rapport à Kiev suite aux référendums tenus en mai dernier. Selon l’ONU, plus de 2.000 civils ont été tués et près de 5.000 autres blessés dans cette région depuis mi-avril. La Russie qualifie cette opération de punitive et appelle les dirigeants ukrainiens à y mettre fin.

 
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Publié par le septembre 1, 2014 dans Uncategorized

 

Quelle connerie la guerre…

Même quand les miens sont victorieux, je déteste la guerre… La douleur de ces femmes me paraît plus vraie que toutes les stratégies…

Le désespoir des mères et des épouses de soldats ukrainiens envoyés à l’abattoir contre la résistance du Donbass. Les sous-titres sont en anglais… C’est une vidéo touchante avec cette angoisse à l’état pur de ces petites gens qui ne voulaient pas la guerre et à qui ont l’a imposée sans être capable d’assurer à ses soldats le minimum… Qui veut la guerre?

 
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Publié par le septembre 1, 2014 dans Uncategorized

 
 
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