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Pourquoi la purge anticorruption de Xi Jinping peut bientôt se frayer un chemin jusqu’à Hong Kong

Voici qui donne un autre éclairage aux mouvement « démocratiques » de Hong Kong…(note de DB )

http://www.scmp.com/business/article/1612340/why-xi-jinpings-corruption-purge-may-soon-make-its-way-hong-ko

 

 Je viens de finir de lire Hack Attack, Les révélations choquantes sur le piratage informatique journalistique par téléphone en Grande-Bretagne qui montrent les Nouvelles Internationales de Rupert Murdoch au coeur d’une massive et flagrante entreprise de piratage informatique qui a exercé une influence de corruption au plus haut niveau des institutions britanniques les plus puissantes – y compris des leaders de la police et de la politique.

Le scandale britannique, qui a fini par une commission d’enquête et de nombreuses mises en examen, a apporté une preuve épique de la manière dont la mégalomanie et le pouvoir énorme d’entreprises peuvent se combiner pour effacer la ligne de démarcation entre la concurrence féroce normale et les comportements empreints de corruption criminelle de l’élite au pouvoir dans un pays.

Cela m’a  fait penser  à la campagne anti-corruption menée sur le continent par le Président Xi Jinping et sa direction (de Pékin..

Il y a une conclusion par analogie simple : les structures de pouvoir autocratiques, qui permettent à des élites d’affaires de s’unir sans entrave avec des hauts fonctionnaires peuvent mener la corruption à une échelle spectaculaire - il en est ainsi en Grande-Bretagne, à Hong-Kong ou sur le continent. Et sans une presse libre et forte et indépendante des systèmes juridiques et des institutions démocratiques qui permette aux travailleurs ordinaires de bénéficier d’une certaine influence du monde réel sur la gouvernance, le résultat sera que cette corruption peut s’étendre, invisible et incontrôlée, pendant très longtemps.

Au crédit de Xi, la direction de Pékin semble reconnaître les dégâts malins entretenus par  une confortable, népotique, corruption jusqu’aux niveaux les plus hauts du Parti communiste et dans  les entreprises publiques géantes nationales. Une purge qui est clairement plus que l’abattage de quelques poulets pour effrayer un singe ou deux, a maintenant procédé à l’examen d’environ  75.000 membres du parti, dont  presque  20.000 déjà de sanctionnés. Pas étonnant que les dépenses de luxe se soient effondrées.

Des réseaux corrompus énormes dans SOES géant comme PetroChina, s’étendant à travers le secteur d’énergie, sont maintenant examinés, aboutissant à la paralysie du secteur.  Environ 45 officiels de PetroChina  ont été examinés, dont 13 dans l’Administration de l’Energie Nationale et 33 ou plus dans la province du Shanxi  riche en énergie. Avec Pékin reconnaissant que beaucoup des 113

SOES sous son contrôle (avec des 145.000 supplémentaires sous le contrôle des gouvernements locaux et provinciaux) a hébergé des réseaux corrompus et des réseaux de clientèle politiquement significatifs, il y a clairement toujours beaucoup de ménage à faire.

Donc la purge anti-corruption de Xi semble à peine avoir commencé, avec des ramifications énormes et troublantes pour Hong-Kong et notre élite au pouvoir. L’Académie chinoise des Sciences Sociales a estimé que plus de 20.000 officiels se sont enfuis du continent depuis 1995, prenant avec eux plus d’un milliard  US$150 en spoliation. Légitimement en relation avec l’investissement étranger, ces  flux sont le fait sur le continent des plus grands investisseurs étrangers dans les marchés immobiliers américains et australiens et ils ont fait de Macao, le top du centre du jeu. Quand la purge est devenue sérieuse, il n’est pas étonnant que les cours des actions des casinos de Macao se soient effondrés entre 27 et 40 pour cent.

Avec le prix minimal d’un ensemble de circuits intégrés de casino de VIP à HK$10,000 et 10,000 yuans (HK$12,630) étant le maximum
qu’un continental peut légalement sortir du continent, il semble que Wang Qishan et la Commission Centrale pour l’Inspection de Discipline doit faire un peu plus que placer une caméra vidéo pour surveiller les sorties de VIP.
 
Mais si Macao semble être entré dans une zone de turbulence pour une période déterminée, cela doit être pareil pour Hong-Kong. Le volume simple d’argent continental canalisé par Hong-Kong pendant les trois dernière décennies signifie qu’un nombre significatif de milliards ont des origines corrompues. Comme Pékin tisse maintenant des liens à l’étranger pour poursuivre les fonds corrompus transférés à l’étranger, cela n’a rien de négligeable de constater que notre  Commission Indépendante chérie Contre la Corruption a désormais des liens avec plus de 40 autres agences d’anti-corruption dans le monde entier. Si l’ICAC a la force de faire face au défi, il y aura beaucoup d’enquêtes à venir.

 

David Dodwell est le directeur exécutif de Hong-Kong-Apec Groupe de Police commerciale

 
 
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Publié par le octobre 23, 2014 dans Uncategorized

 

Sergueï Lavrov : « L’Europe ne pourra jamais se débarrasser de la Russie – ni nous d’elle »

Le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov s’est confié sur la chaîne NTV suite à son voyage à Paris où il a rencontré le 14 octobre son homologue américain John Kerry.

Lavrov Kerry Paris

NTV : Comment estimeriez-vous les résultats de vos négociations avec le secrétaire d’État américain John Kerry à Paris ? Y a-t-il eu des moments difficiles ?

Sergueï Lavrov : Nos relations sont assez difficiles en général, autant à cause de nos divergences sur le fond, que de l’atmosphère qui s’est installée entre nous pour les raisons que l’on connaît. Pourtant, John Kerry s’efforce d’aborder des thèmes positifs, afin que nous puissions aller de l’avant. Le problème, c’est que les propositions que nos partenaires américains avancent sont majoritairement orientées, en premier lieu, sur leurs intérêts unilatéraux, alors que nous, en proposant des choses à nos collègues, nous nous efforçons en règle générale d’anticiper leurs positions et de trouver un équilibre des intérêts.

Les relations entre la Russie et les Etats-Unis se trouvent dans une impasse, qui s’est installée bien avant la crise ukrainienne.

Prenez la question de l’adoption des enfants venus de Russie, qui disparaissent régulièrement des familles qui les ont légalement adoptés et se retrouvent chez des parents d’adoption illégaux, notamment chez des couples homosexuels, ce qui est directement interdit par notre législation. Et on continue aussi de voir des citoyens russes enlevés pour être soumis aux questions de la justice américaine.

Nous connaissons des difficultés également en matière d’échange de pièces de musée. La collection de Yossef Schneersohn se trouve en Russie, et elle nous appartient. Les États-Unis insistent pour que soit satisfaite la requête en justice de la communauté des hassidim américains, qui exigent qu’elle leur soit « rendue » et rapatriée. On ne peut pas rendre quelque chose qui n’a jamais quitté le territoire russe. Dans les années 1990, la bibliothèque du Congrès, selon un système d’abonnement, nous a emprunté pour un temps une série d’ouvrages. À ce jour, nous ne sommes toujours pas parvenus à les récupérer, alors que tous les délais ont expiré depuis longtemps.

Toute une série de problèmes assombrissent nos relations bilatérales.

Indubitablement, les Américains veulent très fortement – et John Kerry me l’a redit à Paris – reprendre les négociations sur la réduction des armes stratégiques offensives. Mais nous expliquons à nos partenaires qu’il faut en premier lieu exécuter les clauses de l’accord signé en 2010 sur la réduction et la limitation de l’armement stratégique offensif. Il existe des mécanismes de contrôle pour veiller au respect de ces mesures. Nous leur rappelons également qu’avant de revenir à la problématique du désarmement, il faut régler la question de l’organisation même de notre collaboration. Le désarmement occupait une place significative dans l’activité de la Commission présidentielle russo-américaine, qui a été créée il y a quelques années, avant d’être « gelée » par les Américains, et ce – je le souligne à nouveau – bien avant que ne s’enclenche la crise ukrainienne. Les problèmes se sont accumulés depuis longtemps, et ils ne diminuent pas. Ce à quoi s’ajoute, aujourd’hui, la pression exercée dans l’espace public en accusant la Russie de tous les « péchés » possibles et imaginables, en lien avec la crise en Ukraine.

NTV : Peut-on dire que les rapports entre Moscou et Washington sont encore plus mauvais aujourd’hui qu’à l’époque de la « guerre froide » ? Ou bien vous ne qualifieriez pas les choses ainsi ?

S. L. : Les temps ont changé. Il existait, à l’époque de la guerre froide, une « stabilité négative » : il y avait deux superpuissances, sous la direction desquelles fonctionnaient des blocs politico-militaires vers lesquels, à leur tour, s’orientaient les différentes régions du monde en développement. Les conflits armés se déroulaient majoritairement à la périphérie de la politique mondiale. Cette stabilité permettait de conduire des négociations en sachant parfaitement quelles étaient les positions de base de l’un et de l’autre côté, qui avait quels partenaires et adversaires.

Aujourd’hui, la situation est mouvante, le nombre d’acteurs ayant une influence sur la situation dans le monde a considérablement augmenté – on a vu apparaître les nouvelles économies de la Chine, de l’Inde, du Brésil. L’Union européenne – malgré son orientation totale, à l’heure actuelle, sur le cours de Washington – est tout de même devenue une structure pouvant prétendre à l’indépendance. Mais ce potentiel n’est pas utilisé.

C’est malheureux, parce qu’une voix propre de l’UE pourrait apporter un l’équilibre aux discussions internationales et aux efforts déployés pour résoudre les problèmes.

À l’heure actuelle, la situation dans le monde est aussi influencée par les organisations extrémistes et terroristes qui se sont propagées après l’agression de l’Irak en 2003, quand, en l’absence d’une quelconque autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU, ce pays a commencé d’être bombardé et envahi. En mai 2003, on nous a annoncé le triomphe de la démocratie dans cet État, et puis, comme vous le savez, tout est parti en fumée. Aujourd’hui, ce pays se trouve dans une situation telle que beaucoup doutent qu’il parvienne à maintenir son intégrité et son unité territoriales. Ensuite, il y a eu la Libye, puis la Syrie, où l’on a tenté de faire la même chose qu’en Irak et en Libye. Et sur les cendres de toutes ces « victoires », on a vu apparaître les structures « Al-Qaïda », « Djabhat an-Nusra », et maintenant aussi l’« État islamique », qu’il faut combattre, parce qu’elles représentent une menace pour tous.

NTV : Il s’établit une situation paradoxale : Washington, d’un côté, souhaite isoler la Russie de toutes ses forces, et incite les autres pays à faire de même et, de l’autre, les Américains appellent la Russie à interagir avec eux en Irak, en Syrie, et contre l’État islamique…

S.L. : C’est un paradoxe, oui. Mais il s’agit d’un trait caractéristique des Américains : ils ont une approche consumériste des relations internationales. Ils estiment être en droit de punir les pays quand ces derniers agissent différemment de ce que voudrait Washington tout en exigeant d’eux qu’ils collaborent sur des questions vitales pour les États-Unis et leurs alliés. Ce n’est pas correct. Nous en avons parlé avec le secrétaire d’État américain John Kerry. J’ai l’impression qu’il comprend toute l’inconsistance de ces tentatives, au moins dans les relations entre Moscou et Washington

la suite :

http://www.lecourrierderussie.com/2014/10/serguei-lavrov-europe-russie/

 
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Publié par le octobre 23, 2014 dans Uncategorized

 

en Octobre, les yeux grand ouverts en Bolivie…

 

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Publié par le octobre 23, 2014 dans Uncategorized

 

La réflexion du jour: j’en reste pantoise… par danielle Bleitrach

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C’est tout de même incroyable ce type, je parle de Manuel Valls… Je suis distraitement les congrès du PS et même les primaires socialistes… Mais il me semble que sa motion n’avait obtenu dans le PS et autres sympathisants qu’un score dérisoire… Et voici que cet individu prétend imposer sa tendance ultra-minoritaire à l’ensemble du pays, sous prétexte que tout autre choix serait ringard.. Tu n’es pas d’accord, tu n’es qu’un has been démodé et toc !…
Le tout assorti de protestations républicaines du plus heureux effet… Vous remarquerez d’ailleurs que la protestation  républicaine devient  le plus petit commun dénominateur de n’importe qui et n’importe quoi désormais, jusqu’à  l’affirmation de cette motion ultra-minoritaire  à devenir la loi pour tous … En dépit de tous les votes… et de la masse grandissante des abstentions…

C’est déjà le 2 décembre, pas Austerlitz, non le prince président… Pas l’Empire, la prise de Solferino…
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parce que dans le fond la seule spécialité des socialistes c’est les congrès du PS… Alors je veux bien que Manuel Valls se sente en situation, vu que son parrain Hollande le décore d’un grand cordon bleu comme les poulet d’excellence… je veux bien que Valls se sente en situation  de nous refiler encore et toujours sa motion, avec des interviews destinés à effrayer les autres courants;;; … je veux bien que les socialistes de toutes tendances se déchaînent pour exister et être bien placés dans la motion de synthèse… Mais honnêtement croyez-vous que cela soit une méthode pour gouverner la France?

Et pourtant pas le moindre doute ne les effleure, ni eux ni les médias… Quel peuple? Même s’ils ont réussi, toutes tendances confondues, à entraîner le malheureux PCF flanqué d’un Mélenchon, entre  dépression et excitation maniaque, qui a découvert les  « côtes » maritimes comme perspective de salut pour la France;, Ruquier remplaçant la démocratie du Parti, qui ma foi en valait bien une autre …Quelqu’un a-t-il conscience du ridicule de cette vie française suspendue à des crêpages de chignon entre gens appartenant à la même formation?  même le Front National joue les Atrides et le père se vautre dans le négationnisme le plus abject pour le seul plaisir d’enquiquiner fifille, il va finir par adhérer à la ligue des antisémites pas réconciliés lancée par Soral et Dieudonné pour faucher quelques oboles à l’Etat… … L’UMP se balkanyse…  J’en demeure pantoise…

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le octobre 23, 2014 dans Uncategorized

 

Szmil Lehman, le pays disparu…

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Le maître collectionneur du folklore juif, Szmil Lehman est né à Varsovie le 22 octobre 1886. Lehman a consacré sa vie à la conservation des trésors de la langue  yiddish en Pologne. ce n’était pas un universitaire diplômé, il n’était pas intéressé par des débats théoriques sur l’ethnographie, Lehman vouyait la collecte  et l’analyse d’une culture populaire juive en train de disparaître rapidement  comme la plus grande des priorités culturelles.

http://www.yiddishkayt.org/portfolio/lehman-jewish-folklore/

Lehman a été toute sa vie un membre du Bund. Il a commencé à rassembler le folklore alors qu’il était adolescent et a consacré sa vie à sa collecte qui reflétait la diversité immense de vie polonaise Parlant le yiddish. Il a rassemblé des chants de purim, des jeux d’enfant et des chansons du milieu. boursier indépendant, il a reçu une aide  institutionnelle pour la première fois pour son travail dans le Ghetto de Varsovie.
Lehman a rassemblé un matériel ethnographique sur tous les aspects de vie juive en Pologne, particulièrement parmi groupes marginalisés. Ses études incluent le travail se concentrant sur des chansons juives populaires parmi eux, il a collecté les paroles révolutionnaires, anti-tsaristes et « le Milieu et ses Chansons, » la partie des Archives pour la Linguistique Yiddish, la Littérature et l’Ethnologie, publiée par Lehman et Noah Prylucki à Varsovie en 1933.

Vous pouvez écouter ici un enregistrement fantastique d’une chanson de sa collection(ramassage) de chansons de milieu, – « Buenos Aires, » un dialogue entre un trafiquant sexuel et une jeune femme qui préférerait pas être éloigné en Amérique du Sud,  exécuté par Lorin Sklamberg et Susan McKeown ( extrait de leur album des Saints et Tzadiks).

Son travail à la veille de ce jour où je pars à Odessa, me fait bien sur songer aux contes de Babel sur cette ville, ses brigands mais aussi au livre que je viens de terminer sur Brecht et Fritz lang, sur le parler chanter de Brecht d’abord avec Kurt Weil ensuite avec hanns Eisler.

Ce monde celui des contes d’Odessa autant que la cavalerie rouge de Babel est depuis toujours le mien, il est doublement mort avec l’extermination nazie et la fin de l’Union Soviétique… Il ne renaîtra plus, même si comme isaas B. Singer recevant le prix Nobel, je peux toujours croire à la résurrection des morts et à cette histoire de fantômes, ce sera le jugement dernier et ils se leveront en réclamant un bon livre en Yiddish pour 6 millions d’entre eux et 22 millions revendiqueront « Et l’acier fut trempé »…

Szmil Lehman est mort dans le Ghetto de vVarsovie , juste le jour qui a suivi la célébration de ses 55 ans.

 

 
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Publié par le octobre 23, 2014 dans Uncategorized

 

Décès de Christophe de Margerie à Moscou : qui est coupable ?

L’ivrognerie russe a bon dos, hier parmi les ragots de Facebook j’ai même lu les remarques d’une idiote qui expliquait qu’elle venait de voir Leviathan et que les Russes avaient l’air portés sur la bouteille… c’est le genre de stupidité qui me met hors de moi… d’ailleurs j’ai refusé d’aller voir ce film qui me semble promu par les médias pour d’autres raisons que les qualités de sa mise en scène… D’après Marianne dans les médias russes il est dit partout que la CIA a fait le ménage, « ils l’ont évacué »… (note de Danielle Bleitrach

article de Courrier de la Russie

http://www.lecourrierderussie.com/2014/10/deces-christophe-margerie-moscou-coupable/?utm_source=sidebar utm_medium=link utm_campaign=mostread

Le président du groupe pétrolier Total, Christophe de Margerie, accompagné de trois membres d’équipage, est décédé lundi 20 octobre dans le crash de son avion privé à l’aéroport de Vnoukovo, à Moscou. Selon les données de l’enquête préliminaire, l’appareil aurait pris feu après être entré en collision avec une déneigeuse, au moment du décollage. Mais que faisait cet engin en plein milieu de la piste ? Le Courrier de Russie dresse une liste des responsables possibles.

brouillard Vnukovo margerie

Le conducteur

C’est le coupable tout désigné. Vladimir Martinenko, la soixantaine, était là où il ne fallait pas et, qui plus est, « en état d’ivresse », affirmait le premier communiqué du Comité d’enquête (SK) de la Fédération de Russie. Pourtant, le ton a changé au fil de la journée : l’avocat de l’intéressé, Alexandre Karabanov, a notamment semé le doute en assurant que son client était sobre au moment de l’accident.

« Il souffre de problèmes cardiaques et ne boit donc jamais. Ses parents, ses médecins et ses proches peuvent en témoigner », a déclaré Karabanov à Interfax. Ajoutant qu’un important groupe de soutien serait lancé prochainement afin que la toute responsabilité de l’accident ne retombe pas « sur un seul homme ».

Car, comme l’a expliqué au Courrier de Russie Alexandre Krivolapov, ancien technicien de contrôle des appareils avant décollage à Tioumen, l’aéroport a également une grosse part de responsabilité à prendre dans cette catastrophe. « Selon les consignes de sécurité de l’aéroport, un véhicule de service aurait dû être envoyé pour contrôler la piste après le passage de la déneigeuse, afin de s’assurer que rien ni personne ne s’y trouve – et le feu vert pour le décollage n’aurait dû être donné qu’après. »

Le contrôleur

C’est le responsable idéal, puisque c’est lui qui donne l’ordre de décoller. L’attention des médias s’est par conséquent très rapidement tournée vers la tour de contrôle, et on a assisté à une déferlante de rumeurs. Certains ont affirmé que le contrôleur en poste était un « stagiaire », d’autres soutenant l’hypothèse qu’il était ivre, lui aussi, le 20 octobre étant la journée de la fête internationale des contrôleurs aériens. Les plus courageux ont ainsi affirmé que l’ordre de décoller avait été donné par « un stagiaire en état d’ivresse »…

Toutefois, une source proche du personnel de Vnoukovo, citée par Lenta.ru, est venue contredire ces affirmations. À en croire cette personne, un stagiaire n’aurait pas pu avoir accès à la tour de contrôle : « Ils ne sont tout simplement pas autorisés à y pénétrer ».

L’interlocuteur du portail d’information insiste en revanche sur les mauvaises conditions météorologiques du moment, qui ne permettaient par de voir à plus de 350 mètres. « Il y avait du brouillard. On distinguait très mal les pistes. Les déplacements sur la piste de décollage s’effectuent à l’aide d’un localisateur », explique ainsi la source de Lenta, soulignant en outre que les appareils de contrôle ont enregistré d’« étranges » déplacements de l’engin de nettoyage.

Reconstitution 3D du crash réalisée par la chaîne russe LifeNews

L’aéroport dans son ensemble

L’aéroport de Vnoukovo est à la fois coupable, juridiquement responsable et pointé du doigt dans le dernier rapport du Comité d’enquête, publié mardi 21 octobre à la mi-journée : « Il ne s’agit pas d’un tragique concours de circonstances, comme essaient de le faire croire les représentants de l’aéroport, mais d’une négligence criminelle des fonctionnaires [de Vnoukovo], qui n’ont pas réussi à assurer la coordination entre tous les services aéroportuaires. »

Toujours selon la source de Lenta.ru, Vnoukovo, le plus petit des trois aéroports moscovites, serait d’ailleurs un « vrai bazar ». « Des incidents arrivent en permanence. Son organisation est largement critiquée dans le milieu de l’aviation et il est considéré comme le pire aéroport de Moscou », insiste l’interlocuteur.

Pour Valeri Chelkovnikov, président de l’agence d’analyse Aviation Safety, le supposé état d’ivresse du conducteur de la déneigeuse illustrerait d’ailleurs cette désorganisation généralisée, car « il y aurait, dans ce cas, violation de toutes les procédures de contrôle ». Ce à quoi l’expert Alexandre Krivolapov ajoute l’absence de phares antibrouillard sur les déneigeuses : « De fait, ni les contrôleurs, ni l’équipage de l’appareil ne pouvaient voir qu’un engin de nettoyage se déplaçait sur la piste », assure l’ingénieur.

Un constat pour le moins étonnant quand on sait que 90 % des vols VIP décollent du terminal 3 de Vnoukovo, dont ceux des dirigeants russes.

 
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Publié par le octobre 23, 2014 dans Uncategorized

 

ces gens sont invraisemblables…

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La chute de la colonne Vendôme sous la commune de Paris

Quand je lis des interventions de Gérard Filoche, je me fais toujours la même réflexion: qu’est-ce qu’il doit être viscéralement anticommuniste pour rester au PS dans de telles conditions…

Quand au reste de la troupe, les frondeurs comme on dit, ils sont dans une prudente surenchère pour préparer le prochain congrès du PS… la direction d’un courant de gauche amenuisé est visblement trés disputée entre Benoit Hamon et martine Aubry… Vu l’état de la France et celui du PS, oncroirait des chauves se disputant un peigne comme disait Borgès de la farouche bataille entre l’Angleterre de Madame Thatcher et L’Argentine de la dictature à propos des îles pelées des Malouines…

Et pendant ce temps là la France que l’on divise sur des imbécilités obsessionnelles de la manif pour tous, ou dans la préparation du congrès du PS… voir les scandales de corruption ne se résigne jamais à ne pas donner de leçon au reste de la planète sur l’art de gouverner alors que visiblement en matière de gouvernement il n’y a que des pitres à la remorque d’un patronat qui se refait une santé dans les enterrements…

Mais en ont-ils encore beaucoup en magasin de ces petits hommes au menton durci qui confondent la France avec les joies courtelinesques de la police et des raouts du MEDEF, de Sarkozy à Valls le modèle paraît inépuisable…  Mais si la France a bien des défauts, elle ne se limite pas à ce genre d’individus, en cherchant bien n’est-il pas possible de trouver autre chose?

Il manque moins des personnages qu’une vague apte à porter les êtres humains plus loin qu’eux mêmes,  une force politique capable de reprendre pied dans notre peuple, d’en exprimer les colères, les angoisses et la générosité, la volonté de paix et de justice… C’est ce que je me disais avec l’histoire de la sculpture sur la place Vendome, un ami me faisait souvenir de Courbet, le grand Courbet, celui de la Commune condamné à la ruine et au désespoir par les versaillais pour avoir été accusé de la destruction de la Colonne Vendome, symbole de l’empire… déchu…Là nous en sommes à une gâterie pour partie fine, incapable de tenir l’érection, du gonflable comme le reste et il faut une madame Boutin pour s’en offusquer… Courbet était un vrai scandaleux, il croyait à la populace, s’en faisait le ministre de la culture… La canaille…  Je revois les derniers tableaux de ce génie écrasé par la médiocrité des nains revenus aux affaires et de leurs  bourgeoises crevant les yeux des communards avec leur ombrelles… Ces pommes tavelées qu’il avait peint en prison… Comme si désormais le monde était véreux et lui le regardait de ses yeux noyés dans l’absinthe et la tristesse des vaincus…

Les versaillais règnent en maître et traînent avec eux leur petit personnel, dieu que cela est minable…

danielle Bleitrach

 
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Publié par le octobre 22, 2014 dans Uncategorized

 
 
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