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Les mineurs de Gorlovka et le directeur de la mine…

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http://gorlovka.co.ua/novosti-gorlovki/flag-doneckoi-respubliki-nad-gorlovskoi-.html

(photos et vidéo)
Les mineurs de Gorlovka ont obligé le directeur de la mine à remplacer le drapeau ukrainien par celui de la République Populaire du Donetsk.
Après avoir rencontré les députés de la République du Donetsk, les mineurs ont pris la décision de changer de drapeau. Le directeur de la mine, Viktor Rybak, s’y est d’abord opposé, mais suite à une discussion avec les députés et les travailleurs a déclaré qu’il était sans parti, et que l’essentiel pour lui était que le travail continue normalement.
Ainsi, la mine de Gorlovka est la première à avoir hissé le drapeau de la République du Donetsk.
Source : http://gorlovka.co.ua/ (blog de l’Unité du Donbass) 22/04/2014
A suivre : grève dans cinq mines de Lougansk appartenant à l’oligarque Akhmetov

 
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Publié par le avril 23, 2014 dans Uncategorized

 

L’Ukraine bascule dans un conflit provoqué par l’UE et les USA se lon Vaclav Klaus (ex-président tchèque)

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Ex-président tchèque Vaclav Klaus

L’Occident et les Etats-Unis ont provoqué en Ukraine un conflit insoluble, l’Ukraine doit elle-même déterminer la voie de son développement, a déclaré l’ex-président tchèque Vaclav Klaus dans une interview à la télévision tchèque.

"Ce n’est pas la Russie ou le président Poutine qui sont à l’origine des événements sur le Maïdan de Kiev. La situation a été renversée par l’Europe et les Etats-Unis", a déclaré Vaclav Klaus.

D’après l’ex-président tchèque, l’Ukraine est un organisme trop complexe pour que le pays puisse lui-même définir sa direction – l’est ou l’ouest. "Je disais, ne faites pas pression sur l’Ukraine, vous l’anéantirez, la détruirez. Et c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui", estime Klaus.

L’ex-président tchèque pense que la crise ukrainienne peut être réglée uniquement sans aucune ingérence extérieure dans les affaires ukrainiennes. Désormais, ce sont seulement les Ukrainiens qui doivent décider quelle sera leur vie par la suite.

L’ex-président tchèque a critiqué la position de l’UE et des USA concernant l’aide financière pour l’Ukraine. Lors de sa visite à Kiev, le vice-président américain Joe Biden avait promis au pays une aide à hauteur de 50 millions de dollars.

Klaus souligne que cette somme dérisoire représente seulement 0,06% du PIB ukrainien.

"C’est une aide dérisoire. Je me demande combien a coûté le vol du vice-président Biden en Ukraine. Il doit s’agir approximativement de la même somme. Je ne crois pas qu’on aidera l’Ukraine", a déclaré Klaus. Il a fait remarquer qu’il n’était pas partisan de la"distribution internationale d’argent".

Qui est Valav Klaus ?

le président Vaklev Klaus s’il est très populaire dans son pays l’est moins dans les institutions européenne qu’il critique vertement .Václav Klaus est généralement connu pour son euroscepticisme, même s’il refuse cette étiquette commode pour le mot de « réaliste ». Il a également multiplié les déclarations contre la Constitution européenne. Il faut préciser néanmoins que Václav Klaus a été et demeure favorable au maintien de la République tchèque au sein de l’Union européenne. Dans son discours au Parlement européen du 19 février 2009, il apparaît qu’il considère l’Union européenne comme nécessaire et utile, mais il désapprouve la manière dont ses dirigeants, non élus, les « technocrates » de Bruxelles, la gouvernent sans aucune participation populaire ni alternative possible, organisation qu’il rapproche de celle de l’ancienne URSS.Son ennemi personnel est le député Vert Daniel Cohn-Bendit, il dénonce l’attitude des eurodéputés qui lui rappelle « la façon dont parlaient les Soviétiques ». Il condamne sévèrement le « déficit démocratique » de l’Union européenne.

En 2009, il refuse de signer la ratification du traité de Lisbonne en expliquant notamment que la Charte des Droits fondamentaux pourrait remettre en cause les décrets Beneš qui avaient exproprié et expulsé 3 millions d’Allemands des Sudètes après la seconde guerre mondiale. Inaugurant en 2009 la présidence de l’Union européenne par la République tchèque, il déclare encore marquant son scepticisme : « Un petit pays n’a d’influence sur rien ».

Commentant la crise économique, Václav Klaus s’en prend à l’idée d’une monnaie européenne unique et « à [la] centralisation anti-démocratique de l’Europe ".

 
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Publié par le avril 23, 2014 dans Uncategorized

 

Les États-Unis, la plus grande oligarchie du monde » , étude de l’Université de princeton

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Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Prompts à railler les « oligarques » russes, la « dictature » chinoise, nos médias occidentaux ne tarissent pas de poncifs tout faits pour la « première démocratie du monde » américaine. Une idée reçue balayée par une étude réalisée au sein de la vénérable université de Princeton révélant la réalité de l’oligarchie américaine.

Qui gouverne aux Etats-unis ? Quel type de régime connaît la première puissance mondiale ? Le discours de la Guerre froide nous imprègne tellement qu’il nous est difficile de ne pas répondre : une démocratie.

Le sens des mots étant dévoyé, il convient de rappeler qu’une démocratie est un régime où – si on reprend la définition classique du président américain Lincoln – il y a « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

Le contraire de démocratie n’est donc pas dictature (idéologie de Guerre froide oblige) mais bien oligarchie. Il peut donc très bien y avoir des « dictatures du peuple » et des « oligarchies constitutionnelles ».

La question prend une nouvelle tournure avec l’étude réalisée par un universitaire de Princeton Martin Gilens, assisté d’un autre professeur de Northwestern university Benjamin Page : « Testing theories of American politics : elites, interest groups and average citizens ».

Pour simplifier, ce travail vise à répondre à la question qui divise la science politique américaine depuis un demi-siècle :

Thèse 1 – les Etats-unis sont une démocratie caractérisée par le pluralisme, où les intérêts privés concordent avec l’intérêt général, le gouvernement de la majorité avec le respect des minorités – thèse dite de la « démocratie électorale majoritaire » ou du « pluralisme majoritaire ».

Thèse 2 – Les Etats-unis sont une oligarchie caractérisée par un « pluralisme biaisé » où certains groupes d’intérêts, les élites économiques, ont le pouvoir d’influencer la politique américaine dans le sens de leurs intérêts particuliers, au détriment de l’opinion de la majorité.

Si la première thèse a été majoritaire pendant toute la Guerre froide, synthétisée par Robert Dahl, la seconde résumée par C.Wright Mills pointant la « Power elite » américaine, reprise récemment par Michael Parenti dans sa « Democracy for the few » se révèle de plus en plus pertinente au vu de l’évolution de la politique américaine depuis trois décennies.

La méthode du professeur Gilens consiste concrètement à étudier 1 779 cas entre 1981 et 2002 où il est possible à la fois d’obtenir des sondages sur l’avis de la majorité des Américains, de l’élite économique et des groupes d’intérêts les puissants (avant tout économiques), et de mesurer combien l’adoption d’une loi sur ce sujet, ou son blocage, reflète les intérêts de tel ou tel groupe social.

Ces projets de loi, changements de politique ont avant tout trait aux questions économiques et sociales – principalement autour de nouveaux impôts, d’exonérations fiscales, ou de réformes des systèmes sociaux – mais aussi sociétales – port d’armes, peine de mort, avortement.

Impuissance du peuple américain, toute-puissance de l’élite économique

Tout d’abord, l’étude part de l’étude des motivations des trois acteurs étudiés (la majorité des Américains, l’élite économique, les groupes d’intérêts) et constate que les motivations des « groupes d’intérêts », avant tout liés au patronat américain, à l’élite économique, sont souvent opposées à celles de la majorité de la population américaine.

Qui l’emporte ?

Laissons parler les chercheurs : « l’impact estimé des préférences de l’Américain moyen tombe à un niveau insignifiant, proche de zéro. Ce n’est pas que les citoyens ordinaires n’ont pas seuls un pouvoir important sur les décisions politiques, ils n’ont en fait aucune influence du tout.

En revanche, les élites économiques ont un impact important, significatif, indépendant sur les politiques menées. De la même façon, les groupes d’intérêt organisés se révèlent avoir une influence substantielle sur les politiques poursuivies ».

Cette affirmation, les chercheurs américains le justifient par un calcul simple : si on neutralise les motivations de l’élite économique, l’impact de l’opinion populaire sur l’adoption d’un changement de politique est nul.

Que les citoyens approuvent massivement un projet de loi (à 90 %), ou qu’ils le rejettent tout aussi massivement (10 % d’adhésion), la probabilité que ce projet devienne une loi est de l’ordre de 30 %.

Dans l’autre sens, si les élites économiques sont massivement opposées (10 % d’adhésion) à un changement de politique (ex : de nouveaux impôts pénalisant les riches), celui-ci n’a que très peu de chances – pas plus de 5 % – d’être adopté.

Si les élites économiques apportent un soutien massif à un projet (plus de 90 %), comme par exemple ceux portant sur des exonérations fiscales, la probabilité que ce changement politique soit acté dépasse les 50 %.

Une démocratie pour les riches

Les chercheurs nuancent l’idée : « cela ne signifie pas que le citoyen moyen perd systématiquement dans ce système ». Et ils donnent deux exemples, illustrant bien le biais en faveur des plus riches :

1 – « quand les préférences des citoyens moyens sont conformes à celles des élites économiques, alors les citoyens moyens obtiennent ce qu’ils veulent, même si ils ne sont pas à l’origine de la victoire ».

Quand la bourgeoisie américaine est arrivée à imposer ses préoccupations à la majorité de la population (ex : la propagande sur les baisses d’impôt, sur les fraudeurs à la Sécurité sociale), le peuple peut gagner une victoire. Prime à l’idéologie ultra-libérale !

… Même si les chercheurs rappellent que « les questions sur lesquelles élites économiques et citoyens ordinaires sont en désaccord restent importantes : restrictions commerciales, politiques fiscales, réglementation sur les entreprises, avortement, religion – et les pertes politiques enregistrées par les citoyens sont loin d’être anodines ». Pour le moins !

2 – les chercheurs notent que le système politique américain basé sur le fédéralisme, la séparation des pouvoirs, le bi-caméralisme « introduit un certain biais au statu-quo ».

« Quand des majorités politiques sont en faveur du statu quo, s’opposent à un changement de politique, elles peuvent arriver à leurs fins. Mais quand ces mêmes majorités – même très largement – veulent le changement, elles risquent de ne pas l’obtenir ».

Ainsi, quand une majorité de la population veut un changement de politique concret, elle n’obtient gain de cause que 30 % des cas. Même quand il s’agit d’une majorité écrasante (plus de 80 % d’adhésion), le taux d’adoption d’un projet de loi ne dépasse pas 43 %. Prime au conservatisme !

Les limites de l’enquête, une sous-estimation … du pouvoir des 1 % !

Les chercheurs sont eux-mêmes lucides sur les limites de leur enquête.

En premier lieu, leur définition d’un côté peut-être trop extensive de la définition d’ « élites économiques » : 10 % les plus riches en termes de revenus un chiffre qui pourrait être réduit à 1 %, ou au 1 % des détenteurs de patrimoine.

Deuxièmement, la définition peut-être trop restrictive des « groupes d’intérêt » réduite ici à une trentaine de groupes de pression, là où des centaines influencent la vie politique américaine, locale ou nationale.

Paradoxalement, cette auto-critique irait plutôt dans le sens, dans cette enquête, d’une minimisation du pouvoir des plus riches, de l’élite économique sur les décisions politiques. Une analyse plus fine révélerait sans doute des corrélations plus directes entre certains acteurs et les décisions prises.

Ce qui est certain pour les responsables de l’enquête, c’est que la majorité de la population n’a et n’aurait de toute façon aucune influence sur le processus politique.

C’est la conclusion à laquelle arrivent les chercheurs sur l’avenir de la démocratie en Amérique : « d’une part, ce que nos chiffres révèlent, c’est que la majorité ne gouverne pas aux Etats-unis. Quand une majorité de citoyens est en désaccord avec les élites économiques, elle perd ».

Selon les auteurs, en guise de conclusion : « nous pensons que si le processus de décision politique est dominé par de puissantes organisations patronales et un petit nombre d’Américains très riches, alors les prétentions de l’Amérique à être une société démocratique sont sérieusement menacées ».

On se souvient des mots de Lénine, dans l’Etat et la Révolution : « La société capitaliste nous offre une démocratie plus ou moins complète. Mais cette démocratie est toujours confinée dans le cadre étroit de l’exploitation capitaliste et, de ce fait, elle reste toujours, quant au fond, une démocratie pour la minorité, uniquement pour les classes possédantes, uniquement pour les riches ».

On pourrait citer également l’avertissement de Thomas Jefferson à la fin de sa vie, en 1825, dans une lettre à William Branch Giles :

« il y a désormais des parvenus, qui n’ont que mépris pour les valeurs démocratiques de 1776, et qui ont acquis un pouvoir formidable : ils visent désormais à être une aristocratie, basée sur le pouvoir des institutions bancaires et des grandes entreprises, se drapant derrière leurs succès dans l’industrie et le commerce pour mieux dominer le travailleur spolié et le paysan paupérisé ».

Au vu de la situation de la démocratie en Amérique, combien les analyses de Lénine et les inquiétudes de Jefferson sont vérifiées aujourd’hui : dernière le vernis démocratique, la même domination étriquée et plus puissantes des plus riches, d’une infime minorité !

Voir le document d’origine sur le site de l’Université de Princeton : http://www.princeton.edu/~mgilens/Gilens%20homepage%20materials/Gilens%20and%20Page/Gilens%20and%20Page%202014-Testing%20Theories%203-7-14.pdf.

 
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Publié par le avril 23, 2014 dans Uncategorized

 

Ukraine : De la crise à la Catastrophe par PATRICK COCKURN

0 La taupe de l’histoire creuse sa galerie tandis que Superman se croit invincible.

J’ai toute une série d’article passionnant en général de la presse anglaise ou américaine qui dénoncent l’opération ukrainienne. Cet article paru dans Counterepunch se contente de décrire après l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie, la répétition dee "erreurs" des Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN en grois la surestimation de leurs "alliés", des factions égoïstes qu’ils installent au pouvoir en violation de ce que veut la population, ce qui engendre des guerres civiles. (note de danielle Bleitrach)

« Dans le peu de temps qui nous reste entre la crise et la catastrophe, nous pouvons aussi bien boire un verre de champagne, "a déclaré Paul Claudel, poète Français, auteur dramatique et ambassadeur aux États-Unis dans les années 1930. Il minimisait les espoirs d’éviter la catastrophe financière, mais ses paroles étaient parfaitement adaptées, par leur tonalité désespérée, aux conseils que l’on peut donner pour l’Ukraine ces derniers jours qui est en train de s’approcher de "l’instant du champagne ».

Catastrophe sous la forme d’une invasion russe, la guerre civile et la partition ne sont pas encore inévitable, mais ils sont juste probables. L’accord conclu entre la Russie, les États-Unis, l’Union européenne et Ukraine jeudi, selon laquelle les manifestants en Orient Ukraine aurait à libérer des bâtiments publics qu’ils occupaient et renoncer à leurs armes en échange d’une plus grande autonomie pour les districts de pro-russe, a ralenti seulement l’élan vers la guerre civile. Les manifestants insistent sur le fait qu’ils ont autant de légitimité que ceux qu’ils appellent « la junte de Kiev » depuis son arrivée au pouvoir par des manifestations de rue qui ont renversé un corrompu, incompétent, mais gouvernement élu.

Les médias occidentaux ont porté une attention obsessionnelle sur la question de savoir si les miliciens pro-russes en Ukraine obéissaient aux ordres du Kremlin, mais cette attention a aussi obscurci une caractéristique plus importante du paysage politique ukrainien. Toutes les élections en Ukraine, depuis la chute de l’Union soviétique en 1991, a montré que le pays est presque également réparti entre pro-russes et pro-occidentaux, dont chaque côté capable de l’emporter d’une manière étroite, a aussitôt combattu le résultat des élections. Prétendre que la révolte en Ukraine orientale est fausse et le résultat des seules manoeuvres de la Russie est une illusion dangereuse.

Différentes, bien que l’Ukraine l’Irak et d’Afghanistan ait certaines similitudes de mauvais augure dans la participation occidentale dans les trois pays. Le plus important de ces caractéristiques communes est que chaque pays est profondément divisé et prétendre le contraire est inviter à la catastrophes. En 2001, la plupart des Afghans ont été heureux de voir le départ des talibans, mais les Taliban et la communauté pachtoune – environ 42 pour cent de la population afghane – dans laquelle les talibans sont enracinées sont impossible à ignorer ou à marginaliser avec succèsavec succès. La Création d’un gouvernement dominé par les dirigeants de l’Alliance du Nord anti-Talibans a automatiquement déstabilisé le pays.

Cela s’est passé en Irak de la même manière. Sous Saddam Hussein et ses prédécesseurs, la communauté sunnite, environ 20 pour cent des Irakiens, tenait les leviers essentiels du pouvoir aux dépens des arabes chiites et des Kurdes, quatre cinquièmes de la population. La chute de Saddam signifiait qu’une révolution ethnique et religieuse était inévitable, mais la croyance américaine et britanniques que les seules personnes en colère et les plus déshérités en Irak en 2003 avaient été criminalisées par les vestiges de l’ancien régime, a totalement sous-estimé le danger d’une révolte sunnite.

Tony Blair a récemment affirmé que tout aurait été bien dans l’Irak occupé s’il n’y avait pas eu cette facétieuse interférence d’intervenants extérieurs tels que l’Iran et la Syrie. Mais les États souverains n’existent pas isolément. Si vous les occupez – comme c’est arrivé à Kaboul et Bagdad – ou représentez l’influence prédominante, comme l’ont fait les États-Unis et l’Union européenne à Kiev, vous transformez la géographie politique de toute une région. C’est ridiculement naïf de la part des responsables américains d’imaginer que le Pakistan, ou plus précisément, l’armée pakistanaise, accepterait philosophiquement l’effondrement de son effort de plusieurs décennies pour le contrôle de l’Afghanistan après 2001. De même, en Irak,les responsables de l’administration Bush, exaltées par la victoire sur Saddam, ont été claironner euphoriquement leur intention de ce qu’un changement de régime en Irak serait suivi par ceux de Téhéran et Damas. Sans surprise, les Iraniens et les Syriens en furent par conséquent déterminés à s’assurer que les Etats-Unis ne stabiliseraient jamais la situation en Irak.

De même obliger l’ Ukraine dans son ensemble à être de pro-russe à antirusse aurait été une défaite stratégique dévastatrice pour la Russie qu’il n’allait jamais l’accepter sans réaction. Une Ukraine hostile en permanence réduirait le statut de la Russie comme grande puissance et repousser son influence de l’Europe vers l’extrême-orient. Bien sûr, si l’Ukraine comptait tellement pour la Russie c’était imprudent pour ses dirigeants de s’appuyer sur le président Viktor Yanukovych et sa bande de racketteurs dont la puissance allait s’évaporer si rapidement. Mais c’était aussi aller vers une totale deception et se montrer irresponsable de la part les fonctionnaires de l’UE et les États-Unis ne pas voir ou ne pas se soucier des conséquences explosives de soutenir la prise de contrôle d’un gouvernement non élu de pro-occidentale à Kiev, propulsé partir de groupes, y compris des nationalistes extrêmes, puis de le traiter comme si celui-ci avait une légitimité absolue.

Mais ce n’est pas seulement les diplomates occidentaux et leurs politiciens qui font des erreurs. Les médias étrangers ont présenté une image aussi simpliste de ce qui se passe en Ukraine, qu’ils l’ont fait en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie. L’ancien régime dans tous les cas a été diabolisé et ses opposants glorifiés, donc le tableau des événements présentés au public était souvent proches de la fantaisie.

Tout ce qui passe en Ukraine. Focus Media, porte sur la crédibilité ou l’absence de crédibilité des séparatistes en Ukraine orientale et très peu de choses sur le nouveau gouvernement à Kiev. En fait, ce qui est plus frappant des deux côtés est leur inefficacité presque comique : il y a trois mois, m. Ianoukovitch a agi comme s’il avait la force politique et militaire de courcircuiter l’opposition pour se retrouver lui-même obligé de fuir presque seul à travers la frontière russe. La semaine dernière Kiev en était au sommet de l’auto-confiance à envoyer des troupes pour écraser les « terroristes » et rétablir son autorité dans l’est a du voir troupes docilement abandonner leurs véhicules et faire défection. Lorsque les forces de sécurité gouvernementales ont fait tuer des manifestants à Mariupol il s’avérait qu’ils appartenaient à des unités de la garde nationale récemment constituées recrutées parmi des manifestants ultranationalistes.

Le résultat de ce manque de soutien populaire, malgré de profonde et réelle divisions du peuple, est que ceux qui revendiquent le pouvoir sont débordés par des miliciens ténébreux. Sur le modèle des récentes guerres au Moyen-Orient. Par exemple, en Afghanistan ce qui est frappant n’est pas la force des talibans, mais la faiblesse et l’impopularité du gouvernement. En Irak, le gouvernement a des forces de sécurité forte de 900 000 et les recettes pétrolières de 100 milliards de dollars (60 milliards£) par an, mais pour les trois derniers mois l’Etat islamique d’Irak et du Levant, une organisation critiquée par al-Qaïda pour sa violence excessive, a pris le pouvoir à Falloujah à 40 km à l’ouest de Bagdad.

La Catastrophe en Ukraine peut encore être évitée s’il y a compromis et retenue, ce qui n’a pas été le cas de l’Afghanistan, l’Irak et la Syrie. Une raison pour laquelle ces pays ont été déchirés par des guerres était la croyance erronée dela part des puissances étrangères qu’elles pourraient l’emporter à peu de frais, et l’ échec de ne pas voir que leurs partenaires locaux n’était qu’une faction avide avec beaucoup d’ennemis. En Syrie, par exemple, les États-Unis et ses alliés ont réussi à ce qu’en trois ans que les vrais représentants du peuple syrien sont discrédités, mais exilés et bien financées ils n’osent pas contacter le gouvernement ou les zones rebelles.

Ce qui rend l’Ukraine si dangereuse, c’est que tous les côtés exagèrent leur poids, sous-estiment celui de leurs adversaires et ensuite exagérent leurs actions. En acceptant qu’un gouvernement à Kiev, installé par l’action directe soit légitime, les États-Unis et l’Union européenne ont déstabilisé d’une manière irresponsable l’Europe, quelque chose qui aurait dû être évident à l’époque. Pour citer Paul Claudel à nouveau: « Il est heureux que les diplomates aient un long nez puisqu’ils ne voient généralement pas au-delà du leur ».

PATRICK COCKBURN est l’auteur de Muqtada : Muqtada Al-Sadr, la Renaissance de Shia et la lutte pour l’Irak

 
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Publié par le avril 23, 2014 dans Uncategorized

 

C’est lui… un spectre hante l’Ukraine…

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Depuis décembre, chaque visite en Ukraine d’un dirigeant américain a été suivie par des effusions de sang. Certains y verront simple coïncidences, d’autres qui ont suivi depuis pas mal d’années les mœurs et coutumes de l’empire américain en seront alertés.
Aujourd’hui, c’est Joe Biden, il apporte un pactole et le soutien sans faille des Etats-UNis. En vertu de quoi, Turchinov a déclenché les opérations dites de"lutte contre le terrorisme" dans le sud-est du pays.

Nous ne reviendrons pas sur les différentes visites de John MacCain, de madame Nunland, contentons nous de noter que le 12 avril, le directeur de la CIA John Brennan a secrètement visité Kiev. Le lendemain l’autoproclamé « Président de l’Ukraine » Olexander Turchinov, a lancé l’opération antiterroriste avec les forces armées qui ont fort heureusement préféré échanger un casse-croute entre voisins.

Aujourd’hui, Turchinov a rencontré le vice-président américain Joe Biden et appelé à la "relance de la lutte contre le terrorisme". Sans doute Washington insiste sur le fait que "le problème" de ce gouvernement en train de se faire la peau entre eux et comprendre un nombre excessif de nationaux socialistes devrait être réglé avant le 25 mai par des « élections ». On pourrait avoir des doutes sur la crédibilité de telles élections et d’en faire le résultat d’ un « bulletin de vote représentatif et libre ». N’importe quel analyste au courant de la situation à l’intérieur de l’Ukraine sait que c’est un plaisanterie mais les Etats-Unis et leurs médias aux ordres, y compris les français, les pires de tous ont besoin de cette fiction…

Le gouvernement autoproclamé de de Kiev, dans lequel il y a des fractures profondeset des réglements de compte qui peuvent aller jusqu’à l’assassinat, est de plus en plus incapable d’agir sans l’intervention des marionnettistes à la bannière étoilée.

Turchinov a également répété le script de la« violation du cessez-le-feu » des accords de Genève-alors que les bandes armées sont non seulement entretenues mais qu’un système de chasseur de primes a été mis au point du côté des oligarques et autres néo-fascistes pro-européen (sic étant bien entendu la vassalité de l’Europe). …

Mais que l’on se rassure, l’occident a trouvé non seulement ses "armes de destruction massive avec les armées russes, mais même le coupable… Malgré la fin de l’UNion soviétique, le pépé criminel est toujours là… le barbu révolutionnaire dont le spectre hante l’Europe et l’Eurasie…

voici un article passionnant, je n’ai pas le courage pour le traduire, Est-ce que quelqu’un maîtrisant corresctement l’anglais et n’utilisant pas le traducteur automatique peut le traduire, reconnaissance éternelle …

http://www.counterpunch.org/2014/04/18/the-ukraine-imbroglio-and-the-decline-of-the-american-empire/#.U1dmSrAaME4.facebook

 
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Publié par le avril 23, 2014 dans Uncategorized

 

Malheur aux barbus… ou la preuve…

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Voir ici ‘la PREUVE’ FAUSSE présentée par le gouvernement américain et le "gouvernement de Kiev" sur la présence de soldats russes dans l’est… entre ça et les photos des troupes russes massées à la frontière, photos datant de l’été dernier, nous sommes en plein dans les preuves de Colin Powell sur les "armes de destruction massive" présentées pour envahir l’Irak. Quand à la photo de ces hommes on se demande si l’on doit en rire ou en pleurer, ce lot de barbus sexagénaires qui n’ont que l’abondance du système pileux comme point commun est censé prouver que le même a été vu en 2008 en géorgie et en 2014 en Ukraine…

comme le souligne un correspondant : Il est nécessaire de lire les légendes (en anglais) des photos pour bien comprendre en quoi il s’agit d’une fausse preuve, sinon l’on peut constater que les deux barbus du point 2 sont le même (il se nomme Khamzat Gairbekov), et les deux barbus du point 3 sont également le même…ce qui est le cas. En fait, la prétention de Colin Powell est de vouloir faire gober que le barbu 2 et le barbu 3 sont le même. Fraternellement, Roquet

Il me semblait effectivement que c’était assez parlant même sans être très angliciste…

clickez sur les clichés pour les agrandir…

 
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Publié par le avril 22, 2014 dans Uncategorized

 

La réflexion du jour: à quoi bon?

Ma volonté de rétablir les faits historiques s’émousse, quand je vois la manière dont une gourde réac, comme il n’est pas permis de l’être, est devenue une icone du féminisme, je veux parler d’Olympe de Gouges… Quand je vois un individu remarquable comme Marat en revanche avoir acquis une mauvaise réputation, je me dis que non seulement on a les gouvernants que l’on mérite mais la mémoire historique qui va avec…

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Pourtant David a fait ce qu’il a pu pour dire tout lebien qu’il pensait de celui dont la pensée sociale pourrait se résumer par sa phrase: « rien de superflu ne saurait appartenir légitimement, tandis que d’autres manquent du nécessaire » -

 
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Publié par le avril 22, 2014 dans Uncategorized

 
 
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